États-Unis - Les évêques américains opposés au compromis sur la contraception
Washington — La conférence des évêques catholiques américains a fait part hier de son opposition au compromis présenté vendredi par le président Barack Obama pour tenter de désamorcer une controverse sur le remboursement de la contraception.
«La seule solution à ce problème de liberté religieuse est que le ministère de la Santé abroge ces dispositions choquantes», affirme la conférence dans un communiqué.
La conférence des évêques, en pointe dans l'opposition à une disposition qui à ses yeux «va à l'encontre de la conscience» des organisations concernées, avait pourtant estimé vendredi, après l'annonce du compromis, qu'il représentait «un pas dans la bonne direction» mais avait «réservé [son] jugement sur les détails» du dispositif.
«Nous continuerons nos efforts, avec autant de vigueur et de sens de l'urgence, pour corriger ce problème» par la voie parlementaire et judiciaire, promettent les évêques.
Le conflit remonte au projet de réforme de l'assurance maladie, dont une disposition oblige désormais les assureurs à rembourser les dépenses de contraception, y compris pour les employeurs qui, sur la base de leurs croyances religieuses, ne fournissent actuellement pas de couverture pour la contraception.
Après une bronca des associations catholiques et de l'opposition républicaine, Barack Obama avait concédé vendredi un compromis: les entreprises gérées par des institutions religieuses, par exemple certains hôpitaux, censées offrir à partir du 1er août 2013 une couverture maladie à leurs employés, ne seront pas obligées d'y inclure le remboursement de la contraception si elles s'y opposent.
En revanche, cette responsabilité incombera aux sociétés d'assurance santé, qui devront fournir gratuitement l'accès à la contraception à leurs assurées dans ce cas. «Le résultat sera que les organisations religieuses n'auront pas à payer directement pour ces services», avait plaidé le président.
De nombreuses autres associations, y compris des organisations catholiques, ont cependant salué ce compromis.
«La seule solution à ce problème de liberté religieuse est que le ministère de la Santé abroge ces dispositions choquantes», affirme la conférence dans un communiqué.
La conférence des évêques, en pointe dans l'opposition à une disposition qui à ses yeux «va à l'encontre de la conscience» des organisations concernées, avait pourtant estimé vendredi, après l'annonce du compromis, qu'il représentait «un pas dans la bonne direction» mais avait «réservé [son] jugement sur les détails» du dispositif.
«Nous continuerons nos efforts, avec autant de vigueur et de sens de l'urgence, pour corriger ce problème» par la voie parlementaire et judiciaire, promettent les évêques.
Le conflit remonte au projet de réforme de l'assurance maladie, dont une disposition oblige désormais les assureurs à rembourser les dépenses de contraception, y compris pour les employeurs qui, sur la base de leurs croyances religieuses, ne fournissent actuellement pas de couverture pour la contraception.
Après une bronca des associations catholiques et de l'opposition républicaine, Barack Obama avait concédé vendredi un compromis: les entreprises gérées par des institutions religieuses, par exemple certains hôpitaux, censées offrir à partir du 1er août 2013 une couverture maladie à leurs employés, ne seront pas obligées d'y inclure le remboursement de la contraception si elles s'y opposent.
En revanche, cette responsabilité incombera aux sociétés d'assurance santé, qui devront fournir gratuitement l'accès à la contraception à leurs assurées dans ce cas. «Le résultat sera que les organisations religieuses n'auront pas à payer directement pour ces services», avait plaidé le président.
De nombreuses autres associations, y compris des organisations catholiques, ont cependant salué ce compromis.
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