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Éthique et culture religieuse - Ainsi va la vie

Preuve déficiente, a conclu la Cour suprême hier, déboutant des parents convaincus que le cours Éthique et culture religieuse (ECR) entravait leur droit à la liberté de conscience et de religion. Non, le fait de présenter aux enfants diverses religions ne correspond pas à un endoctrinement. C'est plutôt «un fait de la vie en société».

Triple défaite pour ces parents de Drummondville qui souhaitaient que la Cour suprême cautionne leur prétention selon laquelle le cours Éthique et culture religieuse enseigné à tous les élèves du Québec portait atteinte à leur capacité de transmettre la foi à leurs enfants. À l'unanimité, le pourvoi est rejeté faute de preuve convaincante. Où étaient les préjudices objectifs portés aux parents? Mauvaise défense ou arguments défaillants, les parents n'avaient cette fois pas la matière pour persuader.

Victoire, donc, pour cette commission scolaire qui refusait l'exemption du cours exigée par le couple de parents. Mais victoire sans grand éclat, il faut le noter, puisque deux juges au moins ont remarqué qu'il était impossible, avec la preuve disponible, de trancher une question non posée mais omniprésente en contexte: le contenu du programme ECR, lui, viole-t-il la liberté de religion? Le fond reste en soi intouché: le programme assure-t-il vraiment une meilleure connaissance de la diversité de la société? S'agit-il d'un instrument pédagogique «destiné à sortir la religion de la tête des enfants»? Est-il conforme à la conception de la laïcité présente dans la jurisprudence constitutionnelle? Cette cause n'a pas permis d'en juger, car telle ne fut pas la voie juridique adoptée par les appelants...

Il y a dans ce jugement plusieurs rappels tout à fait éclairants. La Cour soutient d'abord que l'évolution de la place des religions dans les sociétés civiles n'est pas affaire simple à juger. Elle évoque aussi le fait que le retrait de la religion de la sphère publique a donné à la laïcité une couleur partisane, et est donc perçu par des croyants comme une menace à leur foi.

Ensuite, la Cour ajoute que la diversité religieuse n'est pas évoquée seulement dans un cours comme ECR, mais fait partie de la vie. Les enfants y sont confrontés partout où ils passent. «Les parents qui le désirent sont libres de transmettre à leurs enfants leurs croyances personnelles. Cependant, l'exposition précoce des enfants à des réalités autres que celles qu'ils vivent dans leur environnement familial immédiat constitue un fait de vie en société», écrit l'honorable Marie Deschamps.

Enfin, on indique que l'atteinte à la liberté de religion que les parents invoquent est la leur propre plutôt que celle de leurs enfants... en effet! Notons au passage que cette cause s'est échafaudée uniquement sur des bases théoriques et hypothétiques, les enfants en question n'ayant pas suivi les cours visés par la poursuite...

C'est d'ailleurs davantage dans l'application du cours que dans ses prémisses que les risques de dérive sont plausibles, l'un des plus grands défis de ce cours de culture générale demeurant toujours son application, sans doute encore uniforme. Cette matière ne pourra jamais prétendre à l'objectivité des mathématiques. À chaque prof un cours d'ECR? Il est probable que ce soit ainsi. Parfois excellent, parfois médiocre.

Le bon jugement des enseignants restera le meilleur rempart contre les glissements. Du gros bon sens distribué chez chacun à doses inégales, comme l'a illustré magnifiquement cette semaine la décision bête de cet enseignant de tronquer L'hymne à l'amour d'Édith Piaf parce que sa finale évoquait Dieu...
 
 
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  • michel lebel - Inscrit
    18 février 2012 06 h 28
    Un mauvais jugement!
    Selon moi, ceci est un mauvais jugement. Pour la principale raison que l'État ne doit pas se mêler de l'enseignement de questions religieuses. Ceci doit relever principalement des parents et secondairement des différentes confessions religieuses. Papa-État n'a rien à faire dans ce domaine! Pense-t-on que pareil cours(ECR aurait pu être envisageable aux États-Unis? Non! Jamais!
    Aux États-Unis, les gens ont des convictions et on ne banalise pas les libertés de conscience et de religion. Au Québec, tout va, et on se pense les plus fins! Quant aux juges, ils ne font que suivre le courant, la plupart n'ayant aucune culture philosophique et religieuse. Ainsi vont les choses, dans le "plus meilleur pays au monde", pays de la Béotie orgueilleuse, simpliste et aveugle!


    Michel Lebel
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  • Yvon Bureau - Abonné
    18 février 2012 07 h 00
    Honneur à la Cour suprême
    Gratitude à celle-ci. Une décision porteuse de santé sociale.
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  • Georges Paquet - Abonné
    18 février 2012 07 h 01
    Le mauvais combat.
    Si on creuse le moindrement cette affaire on peut détecter le malaise des parents catholiques qui sont frustrés que l'école non seulement n'enseigne plus en exclusivité la religion catholique, mais n'entraîne plus les enfants dans la pratique, dans les rites et les sacrements de cette religion. L'école n'amène plus les enfants au confessionnal en rang d'onions. L'école n'enseigne plus que la religion catholique est la seule et unique qui promet le salut éternel. Les enseignants et prédicateurs n'invitent plus les fidèles à éviter la fréquentation des infidèles, protestants et autres.

    Un catholique, pense-t-on n'a ni le temps ni intérèt à connaître et à comprendre d'autres religions que la sienne. Puisqu'elle est la seule dont le fondateur est Dieu.

    Ce n'est donc pas de l'abolition du cours d'éthique et de culture religieuse dont il est question ici, mais du rétablissement de l'enseignement de la religion caholique dans les écoles. Une fois la question bien posée, on pourrait en débattre...
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  • Airdutemps - Inscrite
    18 février 2012 08 h 07
    Bravo !
    Nous avons un pays multiculturel, ainsi qu'une province. Nous aurons maintenant une religion multiculturelle.

    Dans quelques années, nous demanderons à nos enfants quelle est leur religion et ils répondront : Euh !... la religion multiculturelle.

    On leur demandera aussi quelle est leur nationalité et ils répondront : Euh!... la nationalité multiculturelle. Le Québec est devenu multiculturel, bilingue, donc sans identité.

    Lord Durham a atteint son but.
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    18 février 2012 08 h 31
    Attention!
    J'ai été un catholique engagé, professeur de "sciences" religieuses à l'époque où l'endoctrinement catholique des jeunes Québécois était cautionné par l'État. Trop engagé, j'ai rebuté certains élèves qui trouvaient que j'en mettais trop.

    Un jour, à l'inverse de saint Paul, je suis tombé de cheval: "Tout ça, c'est de la foutaise"...

    En fait, ce que les Catholiques conservateurs veulent, c'est de bien endoctriner leurs enfants et que rien n'y fasse obstacle. Je les interpelle ici: Voulez-vous bien laisser vos enfants tranquilles avec vos fantasmes "spirituels'?

    Et j'interpelle les profs de "culture" religieuse: laissez votre propre culture à la maison... Centrez-vous sur les objectifs.

    Mais je fais confiance à la majorité des profs, qui sont des passionnés de l'enseignement et des amoureux de la jeunesse. Ils font du bon boulot!

    J'interpelle les parents. Quand vous parlez de la vie, parlez-vous à vos enfants, ou parlez-vous avec vos enfants. Nos enfants ont besoin qu'on parle "avec" eux, et non pas "à" eux!
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  • Yvon Bureau - Abonné
    18 février 2012 09 h 32
    L'enfant a besoin de vent aux ailes, pas du plomb

    Un enfant

    Dans l'œil d'un enfant une vie chante
    soyez piano

    Par les mains d'un enfant des jours se dessinent
    soyez papier

    Dans un dessin d'enfant ses rêves naissent
    soyez sage-femme

    Sous les pieds d'un enfant le temps court
    soyez chemin

    Lorsque sur sa joue naît une larme
    soyez caresse

    et s'il devient oiseau
    soyez le vent

    Pierre L. Boucher
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    18 février 2012 11 h 07
    Il faudrait quand même citer les acteurs...
    « n. Non, le fait de présenter aux enfants diverses religions ne correspond pas à un endoctrinement.»

    JAMAIS les parents n'ont prétendu cela.

    CITEZ SVP Me Mark Phillips !
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    18 février 2012 11 h 08
    Les nationalistes québécois heureux d'un jugement multiculturaliste !
    C'est le monde à l'envers.
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  • chenay - Inscrit
    18 février 2012 11 h 18
    Perte de temps.
    Comme tout ce qu touche à la vie religieuse,cette saga en plus d'être totalement ennuyeuse, ne fait que confirmer que religion et ve privée sont difficilement conciliables.

    Toute forme d'endoctrinement devrait être banni des écoles.Si des parents désirent commniquer leurs croyances à leur progéniture ,ils devraient le faire dans le cadre de leur vie familliale.Toute autre forme de discussions sur le sujet ne créera que conflits et incompréhension.

    Jean Chenay
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  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit
    18 février 2012 11 h 30
    Les parents sont ouverts à toute les religions
    Comme l'ont mentionné les parents déboutés, ils sont ouverts à toutes les religions et l'enseignement historique et culturel de ces religions ne cause aucun problème. D'ailleurs ces connaissances étaient données déjà dans les cours d'enseignement religieux précédant les cours obligatoires ECR. Je me rappelle très bien d'avoir étudié l'Islam, l'Indouisme, le bouddhisme à l'école secondaire.

    Ce qui cause problème, c'est de présenter les mythes, légendes, et personnages historiques sur un pied d'égalité, un peu comme si, dans un cours d'histoire des grands personnages historiques, Napoléon côtoyait Goldorak!!!

    De plus, le fait de présenter toutes les religions et philosophies comme devant être tolérés et ayants même valeurs est illogique et est une attaque à la capacité de réfléchir de l'enfant. Les parents ont le droit reconnu par l'ONU de transmettre une vision de la vie, avec leur regard critique sur les autres philosophies de vie qui l'accompagne. L'enfant connaîtra cette vision que leur aura donné ses parents et pourra plus tard en connaître d'autres et comparer.

    Un athée a le droit de transmettre son athéisme à son enfant! De même pour un agnostique qui affirmera à son enfant qu'il ne sait pas où que l'on ne peut répondre à ces questions. De même pour un croyant.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    18 février 2012 11 h 36
    Oui, mais
    Un cours sur la culture religieuse dans le monde, rien contre, je n'ai rien non plus contre des cours sur les littératures ou les musiques du monde, ou l'art précolombien. Mais infliger ONZE ANS de ces cours à nos jeunes, ça ressemble à de l'endoctrinement religieux, comme si la religion avait été la seule production valable de l'esprit humain, un bonbon politiquement correct pour consoler les nostalgiques -- un bonbon que ces derniers ne semblent même pas apprécier. Ce cours pourrait être donné un an seulement au secondaire et le reste remplacé par des cours d'initiation aux cultures et à d'histoire du monde, à la géographie, à l'économie, aux scienes et aux technologie.
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    18 février 2012 16 h 32
    La Cour suprême : oui au droit de porter un poignard à l'école, non au droit de ne pas suivre un cours.
    Ainsi donc, la présence d'une arme blanche dans une cour de récréation serait moins dangereuse pour la société que l'absence de quelques élèves dans une salle de classe. Comment ça se fait?

    On dirait que les tribunaux, appuyés sur les chartes des droits, défendent la liberté d'expression pour motif religieux (autre exemple : le voile des femmes), mais se méfient de la liberté d'abstention pour motif religieux (être exempté du cours ECR, par exemple). Et, plus largement au niveau du climat social et politique dans un contexte de charte des droits, c'est comme si on aimait mieux la reconnaissance des différences, mais on a de la misère avec l'acceptation de la dissidence. Les droits des gais, par exemple, s'expriment désormais sur un registre festif tout au long de l'année, avec des célébrations saisonnières qui s'inscrivent parfaitement dans les valeurs de consommation marchande, qui sont celles de tout le monde. Il n'y a plus grand-chose de contestataire là-dedans par rapport à l'ordre établi, en tous cas économique (qui est tout, comme chacun sait). Mais on les "reconnaît". La dissidence de quelques centaines de parents dont on sent que leurs convictions désavouent quelques unes des valeurs de la société actuelle, ça, par contre, l'État estime de son devoir de la supprimer concrètement, alors même qu'ils ne perturbent vraiment pas grand-chose! Ce sont peut-être des hurluberlus aux yeux de plus grand nombre, pourtant ils ne vont pas haranguer les passants dans la rue ni se déguiser en costumes extravagants pour attirer l'attention! Bizarre, non?
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    18 février 2012 17 h 22
    Suite de mon commentaire précédent.
    Cette mise en valeur de la liberté d'expression et cette méfiance envers la liberté d'abstention, la célébration des "différences" et cette aversion pour des formes de dissidence authentique, à quoi cela revient-il, si ce n'est à dessiner les contours d'une société qui ne se veut pas pas si accueillante que ça envers toutes les options de vie? Pourtant, c'est ce qu'on a dit aux croyants (aux évêques québécois par exemple) pour les convaincre d'accepter le cours ECR. En fait, c'est comme si le Québec avait de la misère avec la désobéissance civile. Celle-ci est pourtant depuis Thoreau comme une soupape de sûreté qui permet à la société, en Amérique du Nord, d'accepter et de gérer en son sein la présence d'éléments qui refusent de rallier la vie commune, au lieu de les pourchasser ou de mettre de l'énergie à tâcher de les circonscrire, comme on a traditionnellement fait dans les sociétés européennes (avec des résultats dont elles n'ont pas toujours eu lieu d'être fières)... Et pourtant, non. Oui, les Québécois dits de souche ont du mal à accepter les dissidents (les Témoins de Jéhovah sous Duplessis, tous les croyants convaincus aujourd'hui), mais l'État québécois, lui, sait très bien qu'il doit être souple avec certains acteurs.
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    18 février 2012 17 h 23
    Suite et fin.
    Je l'ai compris un jour en lisant une intervention de Jean-Pierre Proulx au sujet de la question des écoles juives orthodoxes, par rapport au cours ECR (justement). Reconnaissant que c'était déjà tout un programme de vouloir les amener à se conformer aux grandes lignes du régime pédagogique, quel concept invoqua-t-il comme piste de solution en vue de ne pas faire trébucher ce projet sur l'écueil ECR? Eh oui, la vieille notion américaine de désobéissance civile. Soyez en certains: si la seule école privée religieuse à avoir officiellement demandé une dérogation au cours ECR est le collège catholique Loyola, ce n'est pas parce que les écoles juives (les illégales, mais aussi les légales) suivent le programme du ministère, c'est parce qu'elles ne se soucient pas de demander la permission de faire ce qu'elles font de toute façon, et parce que le gouvernement ne le leur imposera jamais. Si vous en doutez, allez voir les sites internet des écoles montréalaises Akiva, Maimonide, Bialik, et United Talmud Torah (toutes recconnues officiellement et parfaitement en règle), et demandez-vous si la conception de l'éducation qui en ressort peut cadrer avec une présentation "laique" du cours ECR. Demandez-vous si une telle présentation peut avoir cours à l'école privée musulmane Sogut du mouvement Gülen, qui n'est pas une secte, loin de là, mais une association de fidèles bien intégrés et très bien organisés, et aussi très fervents.

    Conclusion: oui, la désobéissance civile doit bien exister au Québec. Mais contrairement aux Américains, il semblerait que nous n'ayons pas envie de l'admettre. En tous cas, en matière religieuse, ce n'est pas une option socialement acceptable pour les chrétiens, on dirait.
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  • Alain Hebert - Inscrit
    18 février 2012 18 h 59
    11 ans de ECR ...
    11 ans de ECR. Est-à cela que doivent servir nos taxes et impôts? Si vous avez des enfants au primaire ou au secondaire, demandez-leur ce qu'ils pensent de ce cour. La réponse la plus probable: à rien! C'est une perte de temps pour nos enfants et une perte d'argent pour la société. Il vaudrait mieux consacrer ces ressources à l'enseignement des langues et des mathématiques. Les notions dogmatiques n'ont pas leur place à l'école.
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  • Nelson - Inscrit
    18 février 2012 19 h 49
    Les croyances de certains croyants doivent rester dans les cerveaux de ces croyants, et jamais sortir de là.

    Ces ''croyances'' selon le dit de mêmes croyants, sont juste des croyances en choses sur lesquelles n'existent la moindre preuve de leurs existence.

    Est-ce que les enfants ont besoin des ''croyances'' de certains, ou des faits réels, véridiques, scientifiquement vérifiables ?.

    Respectons les enfants, gardons les religions dans les maisons, et loin des espaces publiques...surtout les écoles d'enfants.

    Vivement une société laique intégrale, pour la paix et l'harmonie sociale.
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  • ysengrimus - Inscrit
    18 février 2012 21 h 29
    Satisfecit
    Mon fils a suivi ce cours obligatoire dans une école secondaire de Montréal en 2009-2010. Bilan: satisfecit. On y faisait une passable promotion de l'athéisme et la "moralité" religieuse en prenait pour son grade. Quand on pense que ces gens s'autoproclament exclusifs détenteurs de la "morale".

    http://ysengrimus.wordpress.com/2009/01/16/un-cri-

    Entrons dans le siècle, une bonne fois…
    Paul Laurendeau
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    18 février 2012 23 h 31
    Merci
    Bilan: satisfecit. On y faisait une passable promotion de l'athéisme et la "moralité" religieuse en prenait pour son grade. Quand on pense que ces gens s'autoproclament exclusifs détenteurs de la "morale".

    Merci de confirmer que la Cour suprême est hypocrite, sourde ou faussement naïve : le cour n'est pas neutre.
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  • Suzanne Chabot - Inscrite
    19 février 2012 02 h 09
    La contestation qui mais pas la dissidence

    J'aime bien le commentaire de M. Claude Gilbert et sa distinction entre la "contestation" et la "dissidence".

    On accepte la contestation tant et aussi longtemps que celle-ci sert bien les intérêts économiques et s'harmonise avec le consumérisme de la société. Les punks et les hippies sont un bel exemple. Ceux-ci se disent contestataire de l'ordre établi mais ils ne seraient rien sans cette société de consommation qui leur permet de vivre leur "trip" individualiste. Même s'ils portent de vêtements troués et qu'ils sont percés de partout, personne n'est dupe, ils ne vivent pas en dehors du système.

    Dans cette société, on accepte une forme de contestation, et même on l’encourage, on veut que les gens aient une "pensée critique' et soient "libres d'esprit" dans la mesure ou cela leur donne une plus grande "capacité de choix" très individualiste.

    Mais cette contestation devient de la dissidence au moment où elle remet plus profondément en cause le système de valeur consumériste. Et ces véritables dissidents, ils se retrouvent parmi les adeptes des religions révélés et parmi les écologistes (comme on l'a appris la semaine dernière lorsque le gouvernement Harpeur a classé les écologistes parmi les groupes terroristes). Un petit voile islamique, c'est acceptable, si cela permet aux femmes de sortir de leurs maison pour entrer dans le système, mais il ne faut pas toucher à ce sacro-saint droit de pouvoir choisir tout ce que l'on veut selon nos passions, quitte à passer par dessus la tête des parents et leur dénier le droit de transmettre leurs valeurs profondes à leurs enfants pour en faire de bons petits consommateurs.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    19 février 2012 07 h 06
    À M. Laffitte: quelle contradiction!
    Sous le titre LES PARENTS SONT OUVERTS À TOUTES LES RELIGIONS vous avez écrit "Un athée a le droit de transmettre son athéisme à son enfant! De même pour un agnostique qui affirmera à son enfant qu'il ne sait pas où que l'on ne peut répondre à ces questions."

    Le principal problème avec les ECR c'est justement qu'il fait abstractiom de l'athéisme et de l'agnosticisme. La religion est donc la seule option et apparaît alors comme essentielle, fondamentale. Ainsi on évite d'aborder la question de la laïcité, des raisons qui l'ont imposée dans plusieurs pays, même sous des versions différentes.

    Dit autrement, ce cours fait l'apologie du relgieux évitant soigneusement d'en évoquer les nombreuses dérives souvent meurtrières, ou favorisant la pédophilie, comme c'est le cas de la religion catholique, la seule qui impose le célibat, mis à part le boudhisme, peut-être, un autre bel exemple d'embrigadement des garçons à peine la couche aux fesses disparue.

    Mais il y a tout de même un côté étonnant à cette matière, c'est que les positifs se rabattent sur l'imagination des professeurs qui peuvent y parler de n'importe quoi: on en a vu de très beaux exemples lors de son introduction. Toute une matière!- et obligatoire en plus et pendant plus d'une décennie. Dans la vie publique, une décennie ce n'est rien, dans la vie d'un enfant...

    Conclusion? Finalement, quoi que certains en pense, la laïcité au Québec n'existe pas, même si certains affirment qu'on doit la respecter. Il s'agit d'une simple séparation du politque et du relieux encore que...
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  • Yvon Bureau - Abonné
    19 février 2012 07 h 56
    L'occasion est trop bonne
    pour ne pas vous raconter ceci.

    Dernièrement, à TV5, un écrivain âgé nous fit cette sage invitation : éloignons nous le plus tôt possible des grands mythes religieux et approchons nous ensemble des grandes valeurs humanistes.
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    19 février 2012 12 h 02
    Alors pour EcR ou pas ?
    Yvon,

    À la lumière de vos préférences (préjugés) pour les « grandes valeurs humanistes » êtes-vous pour ou contre l'imposition ECR.

    Car je signale que ce n'est pas du tout ce que fait ECR.
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  • Moteur - Inscrit
    19 février 2012 13 h 43
    Je pense qu'on avance!
    J'étais contre au début mais avec du recul, je pense que c'est positif dans le sens d'un enseignement neutre sur l'implication des religions dans l'évolution des sociétés. Je voie ça comme un cours d'histoire.

    En donnant de multiples visages au même Dieu, on confronte l'exclusivité et stimule le questionnement sur les limites et les contradictions que peuvent représenter les religions.

    Ajoutez à cela une tolérance 0 sur les signes religieux dans les services publics et on complète le tableau!
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  • Alain Rioux - Inscrit
    19 février 2012 13 h 49
    Vice...de forme!
    Memorandum

    Jugment cour suprême du Canada
    2012 CSC7

    Vice de forme
    par
    Alain Rioux
    M.A. philosophie
    (U.N.E.S.C.O/U.Q.A.M.)



    En substance, ce jugement fait fond, implicitement, sur la présomption d’innocence, en faveur du gouvernement du Québec, en ce qui concerne le cours d’éthique et de culture religieuse. De sorte que, c’est au requérant à démontrer la violation de son droit. Or, selon la cour, ledit cours incriminé ne viole pas nécessairement le droit. Donc, le recours de l’appelant, contre le gouvernement du Québec, est débouté.

    Cependant, compte tenu du préambule de la Charte, la primauté du droit est affirmée, donc celle de la Charte, sur toute autre loi. Cela implique qu’il revient au législateur, non au justiciable, de justifier toute coercition (loi), lorsque le justiciable en fait appel, conformément à l’article premier de la loi constitutionnelle de 1982. Or, en l’espèce, le cours d’éthique et de culture religieuse ne respecte pas nécessairement le droit, comme le reconnaît la cour. De sorte que, l’intimé n’a pas fait la preuve que son cours constitue une contrainte raisonnable, au droit à la liberté religieuse de l’appelant.

    C’est pourquoi, il est impératif que le gouvernement fédéral décrète ce jugement nul et non avenu en la matière, en vertu de la Charte. Car, le jugement a inversé les catégories de la procédure, en faisant fi de la notion de primauté du droit. Le législateur fédéral doit, par conséquent, désavouer l’obligation québécoise, au sujet dudit cours.




    Fait à Québec,
    19-2-2012
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  •  
  • Nelson - Inscrit
    19 février 2012 14 h 41
    Fait partue du Cours parler des Croissades, du 11 Septembre, des crimes d'honneur, de l'arrachage de clitoris et des morceaux de penis pour des raisons religieuses ?????????

    Est-ce qu'ils vont dire aux enfants le 4 vérités, oui ou non ??

    Est-ce qu'ils vont les dire que la grand majorité des crimes de l'histoire de l'humanité ont été commis dans le nom de dieu ???

    Est-ce qu'ils vont expliquer aux enfants que la ''toute-puissance divine'' pousse les malades tout puissants à commettre les massacres que nous lisons dans les journaux à chaque jour ???

    Est-ce qu'ils vont dire aux enfants que les 3 monothéismes ont des bombes atomiques et qui menacent de faire disparaître des pays entiers de la carte. ???

    L'école doit être un endroit de vérité.

    Les enfants ont le droit à la vérité et être en contacte avec la réalité.
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  •  
  • Claude Gilbert - Inscrit
    19 février 2012 17 h 26
    madame Chouinard, Nelson vous fournit une sorte de réponse à une de vos questions.
    Vous vous demandiez en effet, en écho à l'absence de conclusion du jugement de la Cour suprême sur le fin fond de l'affaire (faute de preuve suffisante): "Le CONTENU du programme E.C.R., lui, viole-t-il la liberté de religion?" (majuscules ajoutées par moi). Et plus précisément, vous demandez: "Le fond reste en soi intouché: le programme assure-t-il vraiment une meilleure connaissance de la diversité de la société? S'agit-il d'un instrument pédagogique «destiné à sortir la religion de la tête des enfants»? (et vous citez ici le juge Lebel de la Cour suprême, justement).

    Eh bien, Nelson vous confirme ce qu'il en pense (et plusieurs avec lui sur ce fil): oui, le cours ECR est «destiné à sortir la religion de la tête des enfants», et c'est une bonne chose.

    Comprenez-vous alors qu'en effet, ce type de "neutralité" puisse être (pour vous citer à nouveau) "perçu par des croyants comme une menace à leur foi"?

    Il s'agit donc avec ce cours, pour reprendre cette fois les termes du juge Lebel, d'inviter "à la folklorisation d’une expérience et d’une tradition assimilées à de simples contes sur des souris ou des voisins surprenants", et cela "à partir d’une approche essentiellement agnostique ou athée, qui dénie toute validité de principe aux valeurs et à l’expérience religieuses". Dommage que la Cour suprême en soit restée à se poser ces questions pour conclure qu'elle n'était pas capable d'y répondre, alors que tout le monde est capable de juger que c'est très exactement ce genre d'intolérance qui est à l'oeuvre dans l'application du cours ECR, au-delà des belles intentions formulées qui aboutissent toujours quand même à jeter le masque après quelques minutes de discussion. D'ailleurs, les Jean-Pierre Proulx et Georges Leroux ne sont jamais là pour remettre à leur place les intervenants qui formulent ce genre de grossièretés qui devraient pourtant gêner des esprits aussi cultivés qu'eux; faut croire que ça
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    19 février 2012 17 h 33
    (compléter mon commentaire)
    (faut croire que ça) ne les dérange pas tant que ça, en fin de compte.
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  • Roland Berger - Abonné
    19 février 2012 17 h 33
    La seule neutralité
    Le passé l'illustre bien, la seule neutralité recherchée par les cathos du Québec est un chèque en blanc à l'imposition de leurs croyances, non seulement à leurs enfants, mais à tous les enfants qui, selon eux, attendent dans leur coeur et leur esprit que leur soit prêchée la bonne nouvelle.
    Roland Berger
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  • Claude Gilbert - Inscrit
    19 février 2012 19 h 24
    La seule neutralité pour vous, M. Berger...
    ... c'est de "sortir la religion de la tête des enfants". Toute une neutralité.

    La cause qui vient de connaître son aboutissement en Cour suprême (sans que cela signifie pour autant la fin du débat sur ECR, puisque le jugement lui-même laisse voir que l'affaire pourrait rebondir sous une autre forme, ce que reconnaît madame Chouinard elle-même) n'a jamais porté sur le rétablissement des cours de religion à l'école, mais uniquement sur le droit d'être exempté d'un cours bien différent, dont la légitimité de l'existence n'était pas remise en cause pour ceux qui veulent le suivre. Si vous ne le saviez pas, ça veut dire que vous commentez à tort et à travers des dossiers dont vous ne vous êtes même pas donné la peine de maîtriser les premiers éléments factuels. Pas très fort pour un défenseur de la raison.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    19 février 2012 20 h 22
    Dangereux relativisme religieux
    Le gouvernement se moque des convictions chrétiennes des parents plaignants.

    Cela ne m'intéresse aucunement que ma fille à l,école soit soumise à cette poutine du relativisme religieux.
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  • Michel Gaudette - Inscrit
    19 février 2012 20 h 35
    De parents évangéliques
    A R. Berger

    Je crois que vous êtes dans les patates.

    Cette requête provient de parents évangéliques.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    19 février 2012 20 h 51
    La laicité doit commencer à l’école. Tout l'avenir commence à l'école.

    Il y a lieu de réévaluer la pertinence du cours d'éthique et de culture religieuse pendant les six ans de primaire et les cinq ans de secondaire.
    Combien d'heures d'enseignement seront dispensées (gaspillées?) aux élèves du primaire et du secondaire pour le cours d'éthique et culture religieuse?

    Imaginez, on va raconter des sornettes pendant ONZE (11) ANS aux enfants, en rapport avec les idiosyncrasies de quelques-unes des 40 000 religions qui sévissent sur la terre!

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre, leur jugement ni leur sens critique.

    L'école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas). Par exemple, l’école doit enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (c’est différent de la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. On pourrait aussi en profiter alors pour aborder d'autres croyances comme l'astrologie, la chiromancie, l'ésotérisme, et autres béquilles utilisées par ceux qui ont peine à assumer leur condition humaine.

    Il est incroyable de constater que l’on accorde une telle valeur aux croyances le plus souvent farfelues des quelques 40 000 religions. L’humanité n’est pas sortie du bois.


    Le programme d'Éthique et culture religieuse (ECR), cet autre avatar du multiculturalisme à la Trudeau, ne vise qu’à confirmer les différences de ce qu’on appelle les communautés culturelles.

    Il faut éliminer ce programme et le remplacer par un cours d’éthique humaniste.
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  • Danielle D - Inscrite
    22 février 2012 00 h 35
    «Un passé garant d'avenir» Fondé en 1639 et toujours à l'avant-garde...
    J'ai étudié dans la première école de filles qui existe depuis 1639 et toujours en fonction«Les Ursulines de Québec».

    J'y ai reçue,de première main,les cours de religion,d’histoire et autres par des sœurs ainsi que des laïques.

    Je me souviens très bien avoir entendu les sœurs démentir certains faits mal interprété de l'Histoire où de la religion.C'était fait sans complaisance les concernant et elles mettaient en contexte d'époque avec un souci de rectitude des faits.

    Elles avaient établie des liens avec les Hurons Wendate en respectant leur langue et certains aspects de leur vie.Des petites huronnes fréquentent l'institution depuis 1639 à nos jours sans exeption.

    Bien que nous avions le signale clair que notre religions était"La vrai"
    Elles nous informaient que plusieurs religions existaient et nous enseignaient les différences,en soulignant que pour les fidèles,leur religion étaient,à leur yeux,la meilleur et donc nous devions respecter leur choix sans mauvais jugement.

    Elles nous ont amené dans une synagogue,la seule à Québec dans les années 60-70,pour mieux comprendre leur culte.Nous avons échangé avec la communauté.(très d'avant-garde pour l'époque)

    Si il y a une place au Québec et par le fait même au Canada où l'on ne discuterait jamais la pertinence d'enseignement catholique et d'histoire c'est bien dans ce lieu ou est né la première institution fondatrice de l'enseignement des jeunes filles et dont une partie significative de notre genèse identitaire est tributaire.

    Vraiment j'ai été choyé de recevoir ce qui semble manquer ailleurs les connaissances d'une institution vouée à l'enseignement qui a dans ses valeurs d'évoluer avec sa société.

    Il m'est impossible d'observer la société sans être navré de constaté les incohérences,la pauvreté de connaissance «dans certains cas».Navrant certes,mais perfectible.

    La pérennité d'un peuple est orienté par ses valeurs d'origine.

    Danielle Drolet
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