Lettres - Indésirable Dieu
Le sujet des accommodements dits raisonnables tourne souvent au ridicule. La dernière ânerie parmi de très nombreuses autres nous vient de quelques illuminés d'une école de Sorel qui ont décidé de retirer la dernière phrase de la très belle chanson d'Édith Piaf L'hymne à l'amour parce qu'elle fait référence à Dieu («Dieu réunit ceux qui s'aiment»).
À ce titre, il faudrait rebaptiser le Messie de Haendel, interdire l'école à tous les enfants dont le nom de famille est Noël ou Chrétien, ceux dont le nom commence par Saint, comme moi (Saint-Louis). Il faudrait aussi bannir les mots «roi», car Jésus était le Roi des Juifs, et «seigneur», nom d'une équipe de hockey pee-wee.
Pour satisfaire aux exigences de cette laïcité, il faudrait faire le recensement de tout ce qui vient à son encontre pour les enlever de notre vocabulaire, une tâche complexe. Il serait plus aisé de retirer le droit de pratique à ces illuminés de la pensée unique. Et dire que les enfants sont entre les mains de quelques enseignants sans jugement.
Nous, au Québec, sommes issus d'une éducation judéochrétienne, et même si la pratique religieuse est en baisse constante, nous ne sommes pas prêts à balayer toutes nos racines du revers de la main.
***
Yves Saint-Louis - Québec, le 16 février 2012
À ce titre, il faudrait rebaptiser le Messie de Haendel, interdire l'école à tous les enfants dont le nom de famille est Noël ou Chrétien, ceux dont le nom commence par Saint, comme moi (Saint-Louis). Il faudrait aussi bannir les mots «roi», car Jésus était le Roi des Juifs, et «seigneur», nom d'une équipe de hockey pee-wee.
Pour satisfaire aux exigences de cette laïcité, il faudrait faire le recensement de tout ce qui vient à son encontre pour les enlever de notre vocabulaire, une tâche complexe. Il serait plus aisé de retirer le droit de pratique à ces illuminés de la pensée unique. Et dire que les enfants sont entre les mains de quelques enseignants sans jugement.
Nous, au Québec, sommes issus d'une éducation judéochrétienne, et même si la pratique religieuse est en baisse constante, nous ne sommes pas prêts à balayer toutes nos racines du revers de la main.
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Yves Saint-Louis - Québec, le 16 février 2012
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