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Vie privée bafouée - Un défenseur acharné des droits des vétérans a gain de cause

La Presse canadienne   13 février 2012  Justice
Ottawa — Le droit à la vie privée d'un membre éminent du Tribunal des anciens combattants (révision et appel) a été bafoué à deux reprises au cours d'une présumée campagne menée contre lui pour tenter de le discréditer.

La Presse Canadienne a obtenu copie de plusieurs documents et courriels, totalisant des centaines de pages, démontrant que le conflit impliquant Harold Leduc a été si brutal que la Commission canadienne des droits de la personne a ordonné au Tribunal de lui verser 4000 $. Il s'agit de la plus récente, et peut-être de la plus importante, violation de la vie privée d'un citoyen.

En 2009 et en 2011, le gouvernement a reconnu que le droit à la vie privée de M. Leduc avait été bafoué. Dans un cas, plus de 40 fonctionnaires du ministère des Anciens Combattants ont eu accès à des renseignements médicaux concernant le défenseur des droits des vétérans.

M. Leduc soutient que, souffrant du syndrome de stress post-traumatique, il a été la cible de rumeurs, de sous-entendus et d'intimidation parce qu'il a souvent pris position en faveur de vétérans dans ces décisions.

Le président du Tribunal, John Larlee, a refusé de donner une entrevue, mais des porte-parole de l'organisme ont souligné que la protection de la vie privée était la principale préoccupation du Tribunal. «Lorsque le droit à la vie privée est bafoué, nous posons immédiatement des gestes pour rétablir la situation, y compris des gestes correctifs et des mesures disciplinaires lorsque nécessaire», a écrit Danielle Gauthier dans un courriel envoyé à La Presse Canadienne vendredi.

M. Leduc a éventuellement écrit une lettre au premier ministre Harper, lui demandant de déclencher une enquête judiciaire sur le Tribunal des anciens combattants, affirmant qu'il ne voulait pas intenter des actions en justice ou s'adresser aux médias.

Il a plus tard indiqué qu'il s'était tu pendant des années parce qu'il croyait que s'exprimer publiquement sur le sujet nuirait aux anciens combattants.

La poursuite des querelles intestines et l'absence de réaction du gouvernement l'ont toutefois convaincu d'agir. «Le tout doit faire l'objet d'une enquête le plus rapidement possible, si le gouvernement et les citoyens canadiens ont véritablement à coeur le bien-être des vétérans, tel qu'il l'est écrit dans la loi», a-t-il dit.
 
 
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