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Le Devoir de philo - Une enquête publique?

Même Machiavel aurait été d'accord!

Benoît Dubreuil   28 novembre 2009  Le Devoir de philo
Benoît Dubreuil explique que pour Machiavel, «une bonne république en est une où il existe une magistrature permettant aux gens ordinaires de mettre à jour, sans crainte, la dynamique corruptrice qui mène à l’apparition des factions. L’enquête publique est précisément une telle institution puisqu’elle s’attache à déceler non seulement les fautes individuelles, mais aussi les vices du système».
Photo : - Le Devoir
Benoît Dubreuil explique que pour Machiavel, «une bonne république en est une où il existe une magistrature permettant aux gens ordinaires de mettre à jour, sans crainte, la dynamique corruptrice qui mène à l’apparition des factions. L’enquête publique est précisément une telle institution puisqu’elle s’attache à déceler non seulement les fautes individuelles, mais aussi les vices du système».
Depuis février 2006, deux fois par mois, Le Devoir propose à des professeurs de philosophie et d'histoire, mais aussi à d'autres auteurs passionnés d'idées, d'histoire des idées, de relever le défi de décrypter une question d'actualité à partir des thèses d'un penseur marquant. Cette semaine, autre preuve que Jean Charest est profondément isolé dans son refus d'une enquête publique sur la collusion dans la construction: Benoît Dubreuil nous explique que même Machiavel y aurait été favorable!
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  • France Marcotte - Abonnée
    29 novembre 2009 10 h 35
    Un grand singe avec des armes
    Dans la rutilante modernité sans mémoire, toute centrée sur le présent, on a eu la folle envie de croire que les humains avaient transmué avec les machines, qu'ils n'étaient plus ces dangereuses bêtes imprévisibles qu'on ne peut laisser à elles-mêmes avec le joujou du pouvoir entre les mains. C'est une leçon d'humilité: les révolutions technologiques n'y ont rien changé, on ne peut tourner le dos à ceux qui tiennent des armes.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    29 novembre 2009 12 h 46
    Le corrupteur
    Benoit Dubreuil écrit :
    ''Pour Machiavel, Jules César est l'exemple par excellence de l'entrepreneur politique qui, en multipliant les loyautés particulières grâce à ses richesses infinies, a subverti la république romaine à son profit. À Florence, Machiavel disait la même chose du richissime Cosme de Médicis, fondateur de l'influente dynastie politique. Aujourd'hui, il songerait sans doute à des entrepreneurs, à des consultants ou même à des financiers reconnus pour leur proximité avec certains hommes et partis politiques. (...) La question des loyautés particulières est indissociable chez Machiavel du problème des factions. Les membres d'une faction partagent en général une commune allégeance à un individu ou à une famille, qui les conduit à aller à l'encontre du bien public. Lorsqu'une faction acquiert une trop grande puissance, elle devient incontrôlable. Suffisamment riche pour corrompre les politiciens les plus importants, en finançant leur parti, leurs compagnies, en leur faisant conférer des honneurs, en leur offrant des emplois, en finançant des médias complaisants, en mariant leurs filles, ou même en leur offrant un pont d'or pour les convaincre de jouer le rôle qu'elle entend leur faire jouer. La formation de telles factions est sans contredit le plus grand risque qui pèse sur une république. ''

    Une commune allégeance à un individu ou à une famille...Bravo ! La démonstration est éblouissante. Voilà un texte qui colle à l'actualité. La liberté de penser à son meilleur, vraiment. Que rajouter de plus ? Il ne nous reste qu'à mettre des noms de familles sur les cas de figures évoqués ici. Corrupteur et corrompus, vous êtes débusqués !
    Marc O. Rainville
    La liberté de mettre les points sur les i
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  • Francois - Inscrit
    15 décembre 2009 09 h 12
    Jean Charest serait aussi victime de corruption
    Je sentais que Jean Charest était responsable de la corruption qu'il n'est pas tout propre dans les démêlés de la construction qui s'étand même dans les financement des garderies. Le premier ministre du Québec arrive tout simplement à faire régner l'ordre. Victime et responsable de la corruption. Et ci une commission était lancé ce serait sont parti qui serait en jeu à mon avis. Autrement Charest ne vient pas faire respecter et régner l'intégrité, l'honnêteté de l' état et envoie un mauvais message à la société. Soit la corruption ce n'est pas si mal aisé.
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