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Le Devoir de philo - Jean-Jacques Rousseau aurait campé avec les indignés

Le philosophe genevois jugerait le salaire de Monique Leroux trop élevé

Renée Joyal   4 février 2012  Le Devoir de philo
Renée Joyal, professeure honoraire à l’UQAM.<br />
Photo : Jocelyn Riendeau Le Devoir
Renée Joyal, professeure honoraire à l’UQAM.
Deux fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés de philosophie, d'histoire et d'histoire des idées, le défi de décrypter une question d'actualité à partir des thèses d'un penseur marquant.

Jean-Jacques Rousseau aurait-il «campé» avec les indignés de Madrid, de New York ou de Montréal? Il y a fort à parier que oui. Ces campeurs et leurs sympathisants se sont avant tout indignés des méfaits du monde de la finance et des inégalités sociales extrêmes qui empoisonnent nos sociétés, les unes n'étant d'ailleurs pas sans rapport avec les autres.

Or, si on relit Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes ou Du contrat social (Oeuvres complètes, t. 2, Paris, Seuil, 1971), publiés respectivement en 1755 et en 1762, on en déduit que Rousseau aurait fustigé avec vigueur le fossé abyssal qui sépare les plus riches (1 %) du reste de la population, et en particulier des plus pauvres.

Selon lui, tout système politique peut se réduire à deux objectifs principaux: la liberté et l'égalité, «parce que la liberté ne peut exister sans elle». Parlant d'égalité, Rousseau avait sûrement en tête les privilèges de la naissance ou du rang qui caractérisaient la France d'Ancien Régime où il a vécu la majeure partie de sa vie. Mais il pensait aussi, sans l'ombre d'un doute, aux inégalités sociales.

À propos d'égalité, précise-t-il, il ne faut pas entendre par là «que les degrés de richesse soient absolument les mêmes, mais que nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre... Voulez-vous donc donner à l'État de la consistance, rapprochez les degrés extrêmes autant qu'il est possible; ne souffrez ni des gens opulents, ni des gueux. Ces deux états, naturellement inséparables, sont également funestes au bien commun...»

Bonis des courtiers de Wall Street et autres places d'affaires, salaires et autres avantages exorbitants des hauts dirigeants de banques ou de grandes entreprises franchissent allègrement les limites de la décence.

Une contradiction flagrante

Que penserait Rousseau des revenus annuels de plus de deux millions de dollars versés à Monique Leroux, présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins — qu'on se réjouit par ailleurs de voir occuper ce poste? Comment Mme Leroux peut-elle, d'un côté, se faire le porte-étendard du mouvement coopératif (voir Le Devoir du 13 janvier), et de l'autre, accepter un tel revenu, sans doute appelé à s'accroître avec les années?

Il y a là une contradiction flagrante, une atteinte à l'esprit même du mouvement qu'elle prétend défendre. On fera valoir que les hauts dirigeants des grandes banques touchent des revenus encore plus élevés. Mais justement, ils sont scandaleux, ces revenus, et ils ne trouveraient certainement pas grâce aux yeux de Rousseau.

Faut-il qu'un mouvement coopératif s'inspire de critères de rémunération aussi douteux? Tous ces abus nourrissent l'indignation bien légitime du «monde ordinaire».

C'est d'abord aux gouvernements et aux instances internationales de régulation économique et financière que les indignés adressent leur message.

Rousseau, qui vit à une époque où les relations internationales, si elles existent, sont beaucoup moins intenses que de nos jours, compte essentiellement sur le corps politique (objet du contrat social) de chaque pays, et en particulier sur le législateur, pour instituer des lois justes. Cela suppose, selon lui, que le législateur soit totalement désintéressé et qu'il ne se laisse guider que par la recherche du bien commun.

«Quand Lycurgue donna des lois à sa patrie (Sparte), il commença par abdiquer la royauté», rappelle-t-il. Il cite encore le cas de plusieurs cités grecques de l'Antiquité et de quelques républiques romaines de l'ère moderne, ainsi que de la Rébublique de Genève où il est né. Soucieuses d'adopter des lois orientées vers le bien commun, ces entités avaient coutume d'en confier la rédaction à des étrangers, bien au fait par ailleurs des réalités de chacune d'elles.

Qu'en est-il de nos législateurs actuels? Selon les indignés, il sont souvent manipulés par les puissances d'argent ou carrément à leur solde. Sous couvert de réalisme ou de pragmatisme, des lois favorables aux intérêts des plus riches ou des plus puissants (en matière fiscale, par exemple) sont maintenues.

Pire, on n'adopte pas de lois susceptibles de rétablir un certain équilibre (en matière de chômage ou de sécurité du revenu, notamment), ou celles-ci sont trop timides. Comment expliquer, par exemple, que les pays riches aient tant de difficulté à s'entendre pour imposer une taxe sur les transactions financières ou une mesure analogue?

Selon Jean-Jacques Rousseau, «rien n'est plus dangereux que l'influence des intérêts privés dans les affaires publiques». Et plus ces intérêts sont puissants, plus ils ont de chances d'influencer les nominations et les élections, et plus les élus seront tentés de donner suite à leurs volontés.

Rousseau pose que tous les régimes politiques (monarchie, aristocratie, démocratie) exigent, pour atteindre leurs fins, la pratique par les élus et les magistrats des vertus civiques — désintéressement, intégrité, recherche du bien commun — , mais il est d'avis que la démocratie est le plus exigeant à cet égard; c'est pourtant le régime qui lui semble le meilleur. Or, nos indignés n'ont de cesse de réclamer un assainissement de nos moeurs politiques, trop souvent dévoyées par la corruption, l'ignorance ou la veulerie.

Les indignés s'adressent aussi à l'ensemble des citoyens, appelant chacun et chacune à mieux s'informer et à joindre le mouvement. Comment un corps politique peut-il résister à une masse de citoyens éclairés et politiquement engagés?

Dans son récent discours sur l'état de l'Union, le président Obama a clairement exprimé ses intentions de promouvoir l'adoption de lois susceptibles de faire payer aux riches leur juste part — 30 % d'impôts sur des revenus dépassant le million sont-ils suffisants?— des recettes de l'État et d'assurer ainsi un partage plus équitable des richesses.

Bien que, dès l'origine, son programme ait préconisé plus de justice sociale dans un pays qui en a grandement besoin, on peut voir dans la fermeté de ce discours une réponse aux protestations et aux demandes des indignés.

Rousseau se réjouirait certes de cette ardeur citoyenne, car, écrit-il, «sitôt que quelqu'un dit des affaires de l'État "Que m'importe?", on doit compter que l'État est perdu». Pour que les citoyens influencent l'État, il ne faut pas, à son avis, se contenter d'élections périodiques, il faut encore leur garantir la liberté d'expression et leur donner l'assurance que leurs opinions seront prises en considération par le corps politique.

L'État se doit d'être attentif aux citoyens, et ceux-ci doivent demeurer bien informés et vigilants. Jean-Jacques Rousseau cite en exemple le cas de son père, horloger de métier, citoyen de la République de Genève. «Je le vois encore, vivant du travail de ses mains, et nourrissant son âme des vérités les plus sublimes. Je vois Tacite, Plutarque et Grotius, mêlés devant lui avec les instruments de son métier...

«Mon père, je l'avoue avec joie, n'était point distingué parmi ses concitoyens: il n'était que ce qu'ils sont tous; et, tel qu'il était, il n'y a point de pays où sa société n'eût été recherchée, cultivée, et même avec fruit, par les plus honnêtes gens. Il ne m'appartient pas, et, grâce au ciel, il n'est pas nécessaire de vous parler des égards que peuvent attendre de vous des hommes de cette trempe, vos égaux par l'éducation ainsi que par les droits de la nature et de la naissance.»

L'apathie à l'égard de la chose publique

Rousseau aurait certes déploré la relative apathie de plusieurs citoyens à l'égard de la chose publique, dont témoignent entre autres les faibles taux de participation aux élections. Si certains groupes d'intérêts expriment avec vigueur leurs revendications sur la place publique, relativement rares sont les manifestations représentatives de l'ensemble des citoyens.

Le mouvement des indignés constitue à cet égard une heureuse exception. Si Rousseau avait prévu la multiplicité des intérêts et des partis, il ne pouvait sans doute pas prévoir à son époque l'ampleur que prendrait le phénomène, couplé à celui de l'individualisme effréné qui marque aujourd'hui nos sociétés. Toutes choses qui contribuent à miner la recherche constante du bien commun, tant par les citoyens que par le corps politique.

Un siècle plus tard, après avoir observé la société américaine, Alexis de Tocqueville avait signalé cette hyperconsommation — alimentée de nos jours par l'apparition incessante de nouveaux gadgets — comme l'une des dérives possibles de la démocratie — l'autre étant le totalitarisme. «Je vois, écrit-il dans La démocratie en Amérique, une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme...»

Rousseau aurait très certainement espéré que le mouvement des indignés persiste, trouve un nouvel élan, de nouveaux modes d'expression, et qu'un nombre croissant de citoyens y participe activement. Amorcé à la suite du printemps arabe, ce mouvement n'est pas sans lien avec celui-ci.

L'idéal ou l'indifférence?

Si Tunisiens, Égyptiens, Lybiens... sont descendus dans la rue, à leurs risques et périls, d'abord pour réclamer la fin de régimes tyranniques, ils avaient aussi en vue une plus grande justice sociale qui ne pouvait advenir sous la férule de gouvernements violents et corrompus.

Les indignés de l'Occident, eux, se battent, à moindre risque, pour la fin de la dictature du monde de la finance, qui, elle aussi, fait obstacle à une meilleure répartition des richesses.

Il est vrai que Rousseau, dont on célèbre cette année le 300e anniversaire de naissance, vivait dans un monde bien différent du nôtre et qu'il avait, de son propre aveu, une vision idéaliste des citoyens et du corps politique. Mais n'est-il pas préférable de tendre vers cet idéal plutôt que de laisser l'indifférence et la cupidité envahir toutes les sphères de nos sociétés? Laissons-lui le mot de la fin: «Un peu d'agitation donne du ressort aux âmes, et ce qui fait vraiment prospérer l'espèce est moins la paix que la liberté.»

***

Des suggestions, des commentaires? Écrivez à Antoine Robitaille: arobitaille@ledevoir.com. Pour lire ou relire les anciens textes du Devoir de philo ou du Devoir d'histoire: www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo.

***

Renée Joyal - Juriste de formation, professeure honoraire à l'UQAM, l'auteure a dirigé George Sand toujours présente (PUQ, 2011).
Renée Joyal, professeure honoraire à l’UQAM.<br />
Des indignés d’Occupons Montréal, au square Victoria en novembre dernier. Si on relit Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755) ou Du contrat social (1762), on en déduit que Rousseau aurait fustigé avec vigueur le fossé abyssal qui sépare les plus riches (1 %) du reste de la population.<br />
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) aurait certainement espéré que le mouvement des indignés persiste et qu’un nombre croissant de citoyens y participe activement. Comment la présidente du Mouvement Desjardins, Monique Leroux, peut-elle accepter des revenus annuels de plus de deux millions et se faire le porte-étendard du mouvement coopératif?
 
 
 
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  • Richard Evoy Richard Evoy - Abonné
    4 février 2012 08 h 37
    Les 99% ont besoins de ces nouvelles Lumières.
    Pendant que le Devoir nous offre une réflexion utile, les feuilles de choux de Québécor nous saturent des commentaires, des opinions et des états d'âme insignifiants des grandes gueules narcissiques à la Duhaime, Martineau et Elgraby qui rivalisent de veulerie pour garder leur misérable job en disant "comme le boss"...Or, sachez- le, le "boss" veut rester "boss" et la dernière chose qu'il veut c'est d'une population éclairée qui remette son autorité en question.

    C'est clair, le "boss" ne veut pas votre bien, il veut vous vendre ses bébelles cheap, par le biais de publications bon marché, d'émissions de télé facile à produire, de simple véhicules promotionnels de ses marques de commerce et de sa propre image. Son argent il la fait avec les annonces de "vendeurs de char", de promoteur immobiliers, de piscine hors-terre, et autre profuits toxiques. Entre les pubs, il meuble avec des billets de chroniqueurs pigistes à qui il sous-traite la promotion de son idéal social et politique: "Donner moi votre cash, fermez vos gueules et laisser moi faire". Le reste il s'en fout.

    Apologistes néo-libéraux des marchés , monétarisant de tout et réduisant la valeur d'un humain à ce qu'il peut rapporter comme consommateur, dénigrant tout ce qui essaient d'élever le niveau de réflexion et glorifiant la bêtise sous le qualificatif de "gros bon sens du monde ordinaire" voilà la méthode choisie par cette machine à fric égoïste pour se maintenir au top... Sombre agenda, l'ignorance est son alliée.

    En contrepartie de ces ténèbres Le Devoir nous offre ici un autre de ses superbes devoir de philo sur un penseur des Lumières.

    N'oublions donc jamais que les ténèbres n'existe qu'en l'absence de lumière!

    Merci encore au Devoir qui a compris que son avenir n'est pas de faire "plus de pareil" que le JdM et ses "vociférants" asservis. Les 99% vous en serons reconnaissant un jour...
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  • Socrate - Inscrit
    4 février 2012 08 h 37
    bucolisme
    La société idéale de Rousseau était une société bucolique et calviniste qui n'a survécu ni au positivisme de Comte ni au monétarisme des Anglos mais seulement au prêchi-prêcha de Locke et Cie.

    Et cela étant, ce sont aujourd'hui des médias comme Fox et Sun TV beaucoup plus que les politiciens qui contribuent aux inégalités; même si des sociétés de petites brebis Dolly d'Ailleurs ou d'ICI resteraient sans doute tout aussi ennuyantes que le jour où toute la terre était plate ou sans chameaux empiriques.

    C'est seulement la technique qui a vraiment libéré les Sapiens en résumé, et étant donné qu'il ne leur servirait de rien de devenir tous également cons ou gagas tout comme en notre ciné-cul-tûre postmoderne super égotique, le simple fait de leur donner la même ration de moulée chaque matin ne contribuerait en rien ni à l'avancement des tailles égales ni à celui de la liberté des pieds plats dans le cosmos des idées selon toutes probabilités. Alors que faire?
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  • Claude Letarte - Inscrit
    4 février 2012 10 h 23
    Le capitalisme a trouvé sa loi de la pérennité
    Le mouvement des indignés s'est essoufflé, sa réputation entachée par l'afflux de divers "laissés-pour-compte". La majorité n'a guère bougé au-delà de la sympathie. Et la majorité n'est pas près de bouger., encore moins se révolter vraiment, car il ne suffit pas de s'indigner.

    Le capitalisme s'est adapté et trouvé sa loi. Il suffit d'en donner un peu plus à ses esclaves, et les super-riches pourront continuer sans être menacés. Tant qu'on aura son écran-plat géant au salon, son SUV et ses vacances "troupeau" à Cuba, tout ira bien!

    Le seul espoir, c'est que les excès finiront par emporter le malade. Mais si l'éclatement est une possibilité réelle, on doit se préparer au pire car ça ne se fera pas sans immenses souffrances et un net recul de la "civilisation". Et l'humain a toujours eu une peur bleue de souffrir....

    Quant au soi-disant printemps arabe, ce n'est, comme "Les indignés", qu'un redoux dans l'enfer hivernal.

    Claude Letarte,
    Québec
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  • Christian Methot - Abonné
    4 février 2012 10 h 36
    Réduction des inégalités et bucolisme
    Je ne crois pas que le devoir de philo de cette semaine appelle à un retour à une société pastorale, contrairement à ce que laisse entendre "Socrate". Je ne crois pas non plus que l'auteure soutienne que la réduction des inégalités passe par un aplanissement social où tous seraient égaux sur tous les plans.

    De plus, il n'est mentionné nulle par dans le texte de Mme Joyal que la réduction des inégalités passe par la décroissance ou encore la mise au rencart de la technologie et de la production industrielle. Cela avait plutôt été discuté dans l'avant-dernier devoir de philo.

    Je crois que Mme Joyal a parfaitement raison de souligner que les inégalités sociales trop prononcées sont non seulement odieuses sur le plan éthique, mais aussi dangereuses pour l'ordre social. Qu'y a-t-il de mal à vouloir que les grandes fortunes soient davantage imposées ?
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    4 février 2012 12 h 41
    Cap sur la survie ou sur l'acquisition de la vision globale

    Si le porte-étendard du Mouvement Desjardins, Madame Monique Leroux, gagne deux millions par année, c'est qu'elle les vaut sans doute sur le marché des compétences de hauts calibres. Au lieu de s'indigner, il faudrait plutôt se demander honnêtement ce qu'il adviendrait si la source de tels cerveaux se tarissait. Sur qui les jeunes s'identifieraient-ils ou qu'est-ce qui pourrait motiver chez eux autant d'efforts, de sacrifices ou d'acharnement?

    Les fondements de la culture religieuse ont littéralement faussé les perceptions de la plupart des intellectuels d’ici et ont mis en péril notre survie. L'intelligence est certes importante, mais ce qu'il y a encore de plus déterminant, c'est ce que certains réussissent à remettre en question grâce à cette faculté là.

    Personne ne convaincra les sages que les Anglais (qui jouissent d'une supériorité généralisée) nous laisseraient briser leur Canada, les bras croisés (lors d'un référendum gagnant). Ceux qui le croient sont enfermés dans une névrose et ne sont donc plus aptes à gouverner. Comme le mal se trouve rendu à l'état des métastases, il convient dès à présent de réfléchir à ce qui pourrait constituer une tutelle nationale.
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  • ClimateCrisis - Inscrit
    4 février 2012 13 h 29
    je m agenouille !
    excellent texte et esperons que ce la amene a plus de relexion de mes comparses citoyens !
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  • Jean Plante - Inscrit
    4 février 2012 13 h 39
    La cupidé

    "Il est vrai que Rousseau, dont on célèbre cette année le 300e anniversaire de naissance, vivait dans un monde bien différent du nôtre et qu'il avait, de son propre aveu, une vision idéaliste des citoyens et du corps politique. Mais n'est-il pas préférable de tendre vers cet idéal plutôt que de laisser l'indifférence et la cupidité envahir toutes les sphères de nos sociétés? Laissons-lui le mot de la fin: «Un peu d'agitation donne du ressort aux âmes, et ce qui fait vraiment prospérer l'espèce est moins la paix que la liberté.»"

    Ne vous y tromper pas, la cupidité, l'avidité et l'insatiabilité ont toujours été depuis que l'homme existe... La noblesse à été remplacé par les bourgeois et les bourgeois par les financiers et le pouvoir et les moyens demeurent toujours dans les mains d'un petit groupe.

    Dans les 100 dernières années, la violence engendré par le désir d'émancipation de prise de contrôle par la population de sa destiné
    étaient réprimés par la police. La police est toujours omniprésentes, mais maintenant c'est beaucoup plus subtile. On nous monte les uns contre les autres, région contre région tout en détachant le pouvoir financier du contrôle des pays et de toutes les populations.

    L'argent va là ou les financier veulent qu'il aille et les frontière n'existe plus pour eux. Toutes nos avancés sociales (syndicats, soins médicaux et avantages et sociaux etc.) sont en perte de vitesse. Les prix montent et les salaires baissent. On s'arrange pour que les gens soient le plus endetté possible pour leur enlever toute possibilité de rébellion. Comment voulez-vous descendre dans la rue et faire des grèves générales si vous n'en n,avez plus les moyens.
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  • Delphine Noreau - Inscrit
    4 février 2012 13 h 56
    Lumières
    Face à certaines questions Rousseau était une 100 watt
    Par contre pour ce qui à trait aux relations de l'homme et de la femme nous avions affaire plutôt à une 20 peut être 25 watt,que voulez vous il est difficiles de se défaire du chauvinisme.

    Bon Super Bowl,NY par dix point.
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  • France Marcotte - Abonnée
    4 février 2012 15 h 00
    Mission possible
    "Les indignés s'adressent aussi à l'ensemble des citoyens, appelant chacun et chacune à mieux s'informer et à joindre le mouvement. Comment un corps politique peut-il résister à une masse de citoyens éclairés et politiquement engagés?", demande madame Joyal?

    Une masse de citoyens éclairés et politiquement engagés.

    Cela n'est pas impossible à réaliser. Cette perspective pourrait pourtant bien être la plus grande terreur des cupides.
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  • Lagace Jean - Inscrit
    4 février 2012 15 h 10
    Rousseau recupere
    Rousseau... aurait-il ete du cote des indignes ? Mais en voila une question interessante. Du genre de celle que le humoristes utiliseraient pour ridiculiser les philosophes ou la philososophie. Demandons nous plutot si Rousseau eut fait parti des foules hurlantes et dechainees qui ont deferlees sur Paris en 1789 ? S'il se serait amuse a voir tomber les tetes sous le couperet de la guillottine. Non. Pour ma part, j'aime a penser que Rousseau se serait tenu loin des indignes parce que les indignes avec leurs slogans populistes, leurs cliches a cinq cennes et leurs idees mal digerees l'eussent fait mourir d'ennui. Non pas que Rousseau n'aurait pas trouve quelque chose d'intelligent et d'utile a dire sur la crise financiere mais il n'aurait pas frequente les indignes pour s'inspirer. Les indignes, rien de plus que les trotskistes des annees 70 recycles en altermondialistes et anti capitalistes d'aujourd'hui, en realite, les anti n'importe quoi. Vous voulez insulter Rousseau. Vous le mettez avec cette bande.
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  • Socrate - Inscrit
    4 février 2012 15 h 15
    La matière pensante -1
    Tous ces grands courants de pensée qui agitèrent ce merveilleux petit monde de la philo à l'Époque dite moderne sont probablement nés de l'impossibilité pourtant très réelle de pouvoir décrire des réalités en tant que telles plutôt que d'après leurs seules apparences.

    Et les Sapiens ayant trop souvent tendance à ne se fier qu'à leurs Sens pour y parvenir n'en sont cependant pas à une incohérence près quant à l'interprétation à donner à tous ces phénomènes émergents plutôt que vraiment transcendants qui semblent être devenus la norme générale de toute recherche un tant soit peu pointue sur la quiddité réelle plutôt que virtuelle du whisful thinking à leur égard.

    La preuve en étant par ailleurs que le seul fait de penser peut-être pouvoir arriver un jour à un peu plus de justice en ce bas monde passerait nécessairement par la solution globale de vouloir ramener le salaire de tous les joueurs de la LNH au salaire minimum comme tout le monde contribuerait certes à beaucoup trop de gloses futuristes sans fondement aucun tout comme en certains milieux. Mais encore?
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  • Socrate - Inscrit
    4 février 2012 15 h 41
    Une matière pensante -2
    Tous ces grand trous noirs de l'Espace qui sont venus bouleverser bien des théories sur la Lumière ne font d'ailleurs que confirmer l'opinion de Diderot en la matière dans sa célèbre Lettre sur les Aveugles et qui, se servant du seul bâton des sciences so-so-pseudo- sociologiques pour pouvoir avancer dans la vie, se retrouveraient parfois dans la situation très étrange de cet astrologue du Fabuliste tombé par une belle nuit étoilée dans une autre très grand trou noir de l'Entendement après trop observé de Luminaires.

    Les très nombreuses contradictions des petites écoles de la Pensée dite postmoderne qui ne tiennnent pas l'eau à ce sujet viennent sans doute du fait qu'incapables d'exliquer elles aussi ce qu'est réellement une Réalité en tant que telle, pour ne pas parler du Soi en lui-même, toutes ces petites relations réelles ou imaginaires entre une essence ou ses substances demeurent donc comme dans une sorte de flou artistique elles aussi à défaut de matière pensante mieux songée c'est presque évident.
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  • martin-lecteur - Abonné
    4 février 2012 15 h 55
    Admirable, et nécessaire...
    Article admirable, et combien nécessaire pour donner «du ressort au âmes»...
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  • Socrate - Inscrit
    4 février 2012 16 h 21
    Une matière pensante -3
    Le fait que A B C soient toujours égaux à 50 ne prouve rien du tout, comme le fait très bien remarquer Diderot dans cette même lettre; et même si le fait de vouloir attribuer par abstraction une qualité X à une quantité Y de belles vaches ne rendra sans doute pas les autres plus spirituelles pour autant, pas selon ce brave Anaxagore à tout le moins, la prétention un peu saugrenue de vouloir par contre faire de l'Indéterminé le moteur même du déterminisme mental ou social des postmodernes selon Anaximandre, d'une autre petite école de Pensée présocratique presque de son temps, resterait toujours égale à zéro en termes strictement coginitifs ou évolutifs, c'est plus-que-probable.

    Si tant est que ce genre de déterminisme à peine aveugle puisse encore signifer quelque chose de vraiment probant chez des cannibles parisiens à comparer à de fines bouches disons plus cul-tûrelles d'Arcadie ou de Cro-Magnon, il est bien évident que l'Unité Pure ne saurait non plus rendre plus identitaires à elle-seule tant lesdites Belles Vaches de Diderot que les très gentilles et redites petites Brebis Dolly qu'une certaine candicité dans les mentalités tendrait encore remettre à la mode par-dessus tout.

    Mais seraient-elles vraiment plus heureuses pour autant de ne pas pouvoir ressembler à tout le monde ou presque en même temps? Les Belles Vaches et non pas les Petites Brebis Dolly, bien sûr.
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    4 février 2012 17 h 41
    souffle coupé en chemin.... Madame Joyal? Mais... "ça ira ça ira" ...!
    Très bon développement en effet mais je reste sur ma faim à mon goût et certainement au goût des acteurs de la Révolution française, tous disciples de Rousseau.
    Dommage en effet que vous ayez évité les choses qui fâchent en ne développant pas le plus important qui suivit Rousseau.
    Dommage, je suis sur que la citoyenne Leroux n'envisage pas ce que risque sa belle élégance entretenue à $2M par an. Un jour trop tard encore, Pompadour relèvera sa chevelure "un instant monsieur le bourreau" pour que la lame du Peuple remette de son tranchant le niveau de ces têtes un peu trop hautes.
    D'accord c'est crû, certes, ni au goût du jour ni à celui de journaux qui doivent vendre ce goût du jour certes. Pourtant ne faut-il le dire plus crûment pour faciliter la digestion de gens qui s'empiffrent devant les peuples exaspérés. Dites aussi que beaucoup de "charretées" d'autres privilégiés, n'avaient pas pris le soin de lire Rousseau non plus en son temps! Advienne que pourra!
    Alors, nous en dire plus loin, sans eau de roses cette fois? Faites le vous car sans bromure modérateur. Philosopher au parfum d'accord mais informer que parfois la réalité dépasse la fiction, ça peut avoir son odeur d'actualité aussi, non?
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  • Socrate - Inscrit
    4 février 2012 19 h 34
    Une matière pensée -4
    La connaissance étant définie comme la représentation d'une réalité par la pensée, l'ensemble de ces processus mentaux tels que la perception, la mémorisation et le raisonnement que l'on nomme cognition pourront quand même transformer un apport sensoriel donné en le traduisant en code abstrait de représentation qui deviendra du connu.

    Cette cognition constitue avec l'affect, l'instinct et l'éthique un des quatre facteurs fondamentaux du comportement des êtres conscients, et même si différentes théories de la connaissance telles que l'empirisme, l'idéalisme, le rationalisme ou le réalisme tendent encore à interpréter le Monde à leur façon plutôt qu'une autre, les différents paradigmes ou modèles de pensée qui les conditionnent aboutissent pourtant très souvent à des pratiques cultûrelles ou scientifiques fort disparates qui font parfois douter de son petit monde ambiant tout autant que de ses réalités propres, en termes stricts de Sports libidinaux ou de bonnes Broues perceptuelles telles qu'une grosse Coupe Stanley anglofun pour peut-être sauver une société donnée, par exemple. Mais encore?
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  • Chantal_Mino - Abonnée
    5 février 2012 06 h 19
    À M. Jean Lagacé. Merci au Devoir de permettre des commentaires de points de vue différents contrairement à d’autres médias! C’est un des derniers phares de la démocratie qu’il nous reste ...
    Étant donné que je faisais partie du groupe des Indignés au Square Victoria, comme bien d'autres, et ce, dès que je le pouvais, je me permets de vous dire que je ne me reconnais aucunement dans votre description plutôt dénigrante et gratuite des Indignés qui n'est le reflet que de la désinformation médiatique qui prenait en photo ceux qu'elle voulait bien prendre pour laissez croire ce qu'elle voulait bien faire croire. Vous comprendrez qu'on évitait de prendre des gens comme moi plus âgés avec leur famille et qu'on préférait prendre des jeunes qui suivent tout simplement une mode vestimentaire des années 70, (comme vous en avez sûrement suivi une proche de leur âge), ainsi que certains itinérants pour donner une image négative au mouvement des Indignés.

    Vos jugements téméraires sont basés sur des médias à potins ou biaisés à la solde du 1% tels que ceux de Quebecor (PKP), Power Corporation (Desmarais) et Radio-Canada qui manipulent les nouvelles, les images et les commentaires sur internet comme ils le veulent pour abonder dans leur sens et bien influencer les citoyens non impliqués et mal informés. Merci au Devoir de ne pas être comme eux et de préserver son intégrité et de maintenir un peu de démocratie dans notre société.

    Vous manquez quelque chose de ne pas les côtoyer, car je trouve que ces jeunes ont beaucoup plus de sagesse, de respect et d'amour pour leurs concitoyens que vous en avez pour eux et qu'ils représentent une source d'espoir pour le bien commun dans ce monde où l'égocentrisme, le dénigrement de ceux qui pensent différemment, l'intimidation et l'enrichissement personnel à n'importe quel prix est rendu la normalité à véhiculer par le 1%.

    Je peux affirmer heureusement qu'eux, ils ne seront pas des larbins de notre société québécoise ( http://www.youtube.com/watch?v=HH5fVD-1_I4 ) ... et c'est tant mieux !
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    5 février 2012 08 h 56
    Hé DELPHINE SVP !
    ".... que voulez vous il est difficile de se défaire du chauvinisme..."
    Bien dit! Bravissimo! Oui mais nos siècles passés de mâles attendent encore une idée femelle lumineuse pour bâtir les siècles à venir.
    Or pour l'instant vous nous refilez que les belles Leroux ici en peinture contemporaine et tant d'autres copiées-collées peinturlurées à l'envi de "machisme féminin", non?
    Moi je vous aime bien savez-vous mais cela fait un bail que j'attends les Roussettes, les Montesquiettes, les Niestchettes, pas ces coq..ettes là. J'attends encore impatiemment celles qui pensent femmes donc qui sont femmes! Peut-être mieux encore pour un changement fortissimo: les Saintes Justettes, Robespierrettes et la grande Napoléonnette pour faire le grand ménage -sic-(pardon)du monde?
    Comme vous le voyez, par amour, je me suis abstenu de parler des Mirabêtes -resic- (repardon)!
    Avouez que vous l'avez cherché! Cordialement surtout, ce n'est seulement que pour vous dire qu'il serait temps que les femmes s'énervent un peu et nous lâchent enfin nos baskets!
    ".... que voulez vous il est difficile de se défaire du chauvinisme..."
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  • André Pelchat - Inscrit
    5 février 2012 09 h 22
    Parlant de Lycurgue...
    Puisque Rousseau donnait Lycurgue en exemple, il faudrait aussi se rappeler ce que cet autre grand législateur athénien, solon, a entendu lorsqu'il a exposé la constitution qu'il avait rédigée pour Athènes, à Anacharsis le Scythe, philosophe immigré, ou "barbare" comme on disait à l'époque.

    «Tu penses pouvoir réprimer l’injustice et la cupidité de tes concitoyens par des lois écrites. Mais celles-ci ne diffèrent en rien des toiles d’araignée : elles garderont captifs les plus faibles et les plus petits de ceux qui se feront prendre ; mais les puissants et les riches les déchireront»
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  • Christiane Lavallée - Abonnée
    5 février 2012 09 h 28
    Les indignés: ne pas le oublier, ne pas NOUS oublier
    Les indignés, c'est beaucoup d'entre nous, beaucoup de gens que je connais et dont je fais partie. Il ne faut pas que ce mouvement soit passager, pour divertir quelques personnes qui, en général, ne savent pas le pourquoi du comment de ce mouvement, qui ne savent pas que ces gens qui osent s'indigner publiquement le font pour 99% de la population, qui endure en silence et dont ils font partie.

    Ce n'est pas normal que pour utiliser les guichets de la banque où j'ai un compte (compte courant, compte d'épargne, carte de crédit, marge de crédit, hypothèque, etc.), il y ait toujours des frais. Avons-nous déjà oublié que ces mêmes banques nous ont "vendu" les services automatisés parce qu'ils était gratuits parce qu'ainsi il y avait moins de personnel à rémunérer. Maintenant que nous avons pris l'habitude, pour que ce soit gratuit, il suffit "simplement" d'avoir, dans le compte courant, une somme minimale de 5000$. "Ben oui. Si j'ai 5000$, je ne le laisserai pas dans le compte courant, c'est vous, les banquiers, qui m'avez enseigné cela."

    Je suis triste pour nos enfants à qui nous voudrions montrer l'épargne, mais même les caisses dites populaires, ont adhérées au système bancaire des profits sur le dos des petits épargnants, des salariés de la classe moyenne. Triste évolution.

    Supportons le mouvement des Indignés. Ils sont notre planche de salut.
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  • gilbert troutet - Inscrit
    5 février 2012 09 h 55
    Bravo!
    Bravo, Madame Joyal, pour cet excellent article et merci au Devoir de publier ce genre de réflexion.
    Nous avons perdu de vue, en effet, les idéaux que nous avaient légués le «Siècle des Lumières». Entre-temps, il y a eu la Révolution française et ses excès. Il me semble qu'il y a toujours une phase violente au début des grands changements, et parfois une période de «reprise en main» par le pouvoir, comme on l'a vu en France avec Napoléon. C'est peut-être ce qu'on observe dans le monde arabe aujourd'hui.
    Je suis indigné, moi aussi, de voir les émoluments versés à Mme Leroux par les Caisses dites populaires. Comme disait Coluche : «Les riches prennent l'argent des pauvres. D'accord, ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais il y a beaucoup de pauvres.» Si j'étais Mme Leroux, j'aurais honte.
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  • Socrate - Inscrit
    5 février 2012 12 h 46
    Une matière repensée -5
    Ainsi vont cependant ces merveilleux petits mondes de la pensée, que faute d'opinions plus éclairées pour en juger, l'esprit va rester comme en suspens avec une toute petite inquiétude dans le Cogito; et pour rependre le fil de celle de Charles Taylor dans ses Sources du MOI après quelques annotations plus particulières sur la Phynance, la figure de Locke dans son Essai sur L'Entendement qu'il va nous présenter par après celle de Descartes ne manquera certes pas de laisser fort songeur plus d'un sujet pensant qui aurait peut-être eu le malheur de croire peut-être à tort que ce sont réellement les Idées plutôt que l'Argent ou le Vote ethnique qui menaient le monde.

    Et c'est justement avec ce nouveau MOI ponctuel et dit objectif qui allait tranquillement se construire sur les vieilles ruines du scolasticisme, du péripatétisme, du formalisme, du dogmatisme, de l'illuminisme, du sensualisme, du byzantinisme, de l'impressionnisme, du symbolisme, de l'académisme, de l'obscurantisme tout autant que de l'éthylisme, du tabagisme, des aphorismes, des rhumatismes ou de l'esprit de bottines que le bon Dr Locke ne trouvera rien de mieux à faire que de fonder une nouvelle petite école de pensée basée sur l'empirisme pour mieux permettre aux Sapiens de raisonner plus librement; étant entendu selon lui ''que ces abus de langage et certaines façons de parler vagues et de nul sens passent bien inutilement pour des mystères de science; et que de grands mots ou des termes mal appliqués qui passent faussement pour le savoir le plus abstrus ne conviendront toujours qu'à des ignorants.'' Fin de la citation pour les économistes.
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  • armand guindon - Inscrit
    5 février 2012 12 h 55
    Femelle Lumineuse
    @M Christian PHILIPPE,je vous cite "Oui mais nos siècles passés de mâles attendent encore une idée femelle lumineuse pour bâtir les siècles à venir"

    Que faite vous des Rosa Luxembourg assassiné pour ces idées ,Bénazir Buttho
    assassiné par ce qu'elle était une femme,Golda Meir qui à diriger Israel de 1969 à 1974,Hannah Arendt qui à décrit les dérives du totalitarisme pour mieux nous en mettre en gardes et plus près de nous Lise Payette qui à instaurer ce régime d'assurance automobile qui est toujours en place après plus d'une génération,
    alors je m'arrête ou je continue.Bonne Journée MONSIEUR PHILIPPE.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    5 février 2012 15 h 54
    Dans la catégorie pu capab
    J'avoue que je trouve déprimante la noirceur dynamique du dénommé Socrate, qui loin de stimuler mon esprit le garroche sans ménagements sous le parapluie de son discours en forme d'abat-jour.

    Et dans mon esprit, je l'avoue humblement, le verbiage loghorrique de ce penseur le fait entrer de plein pied dans la catégorie dite trivialement des, pu capab.

    Chu pu capab. Sapristi, pitié je vous en prie. De grâce, taisez-vous un peu. Au nom de tous, merci.
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 février 2012 16 h 05
    De grâce!
    Pourquoi voudriez-vous, messieurs,que les femmes se comportent sur le même modèle que vous?
    "J'attends une idée lumineuse"...

    C'est ça, attendez des idées lumineuses, pendant ce temps-là nous créeront des liens durables entre les êtres.
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  • Socrate - Inscrit
    5 février 2012 17 h 58
    La Du Barry
    M. le Bourreau! Encore un instant de plaisir s.v.p.....

    À noter que Mme de Staël n'a pas réussi à sauver la France de la Banqueroute, et les indignés de Grèce devront quand même rembourser
    leurs dettes jusqu'au dernier centime si la tendance à l'indignation des politiciens se maintient....

    À vous Corinne et Delphine.... XXX
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    6 février 2012 06 h 39
    HOMME FEMME ON N EN FINIRA JAMAIS DONC?
    " Pourquoi voudriez vous que les femmes se comportent sur le même modèle que vous"
    Ah diable alors! C'est exactement ce que je dis!
    Il est terrifiant FRANCE, qu'emportée par je ne sais quel instinct belliqueux, vous êtes d'accord mais préfériez "rentrer dedans bec et ongles" car c'est un mâle qui le dit!
    Ma mère fut d'un énorme esprit féminin. Certains vrais "mâles" ont donc été instruits par le féminisme, ce n'est pas privilège de femmes! Vous n'avez donc pas voulu me comprendre, comprenez au moins que parfois nous en ayons un peu assez de ces attitudes contre toutes bonnes volontés masculines!
    Vous dites donc justement ce que j'essaie de dire avec humour pour fantaisie. Pourquoi?
    - "mâle", je suis pour un esprit de femmes à condition qu'il soit nouveau, ouvert aux hommes et surtout reste féminin
    - "mâle" j'ai en horreur nos dérives masculines et je me suis battu pour changer le monde ensemble. Or aujourd'hui tant de femmes "s'hommassent" pour reprendre simplement les places machistes pour faire exactement la même chose sans rien changer.
    Ce que démontre ici, une femme JOYAL d'une autre femme LEROUX. Vous n'allez pas encore nous mettre cela sur le dos!
    Vous êtes majoritaires sur terre donc vous devriez avoir aujourd'hui tous les pouvoirs démocratiques en mains, pour le moins dans nos pays occidentaux.
    Les avez-vous?
    Vous êtes justement "les liens durables" pour les générations créées, vous avez donc une force naturelle sur l'avenir.
    L'avez vous?
    tant et tant d'autres paramètres, c'est vous l'avenir, on vous le dit et répète et cela ne vous va encore pas?
    Le chemin a été montré, oui Armand et c'est d'autant plus désolant! Chemins culs de sac aujourd'hui, y grouillent les Leroux et consoeurs en mal d'ambitions mâles.
    Aux femmes entre-elles déjà et les hommes suivront! Cette révolution là, qui d'autres voulez vous qui la fasse? Plus d'humour ici mais amour d'autrui pour les enfants que nous ferons ensemb
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    6 février 2012 08 h 30
    " ENCORE UN MOMENT MONSIEUR LE BOURREAU!"
    Il s'agit en effet de la Du BARRY et non de la POMPADOUR.
    Merci Socrate! Je comprends enfin pourquoi il m'est difficile de m'en sortir avec les femmes d'aujourd'hui si déjà je me paume sur les millésimes des maîtresses de Louis XV?
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  • Christian PHILIPPE - Inscrit
    6 février 2012 17 h 06
    SOCRATE SE PAUME A SON TOUR AVEC LES FEMMES!
    Désolé mais Madame de Staël avait 23 ans en 1789 et la finance n'était pas sa tasse de thé. Vous parlez de son Père Jacques Necker Ministre d'Etat aux finances du Roi Louis XVI.
    Profitons alors car autant lui que sa fille tombent à propos.
    Necker, aristocrate fortuné, s'opposa au Roi et aux abus des privilégiés de la Reine! Comme quoi en ces temps là, riche ne signifiait pas reléguer les autres aux bas fonds. Banquier il a néanmoins eu l’estime du Peuple, comme quoi le Peuple ne signifiait pas non plus imbécillité collective. Nanti, il a tout fait pour éviter la Révolution aux nantis, comme quoi aujourd'hui…...on ne peut vraiment pas en dire autant!
    La faute n'en revient qu'au Roi et ces 1% de Leroux dépassant les bornes d'alors. Jugeant cette monarchie bornée incompatible avec les indignés de 1789 eux-mêmes forts têtus des aspirations de Rousseau, Necker ne s’est pas présenté à une convocation du Roi, banqueroute donc et déferlement révolutionnaire.
    Sa fille était de la même trempe, fort caractère féminin elle a écrit sur Rousseau et elle s'est opposée à Napoléon ensuite lorsqu'il dériva sur l'absolutisme. Accroché de pamphlets à ses culottes, ses colères, sa Police, son armée il n'a jamais réussi à la faire taire. " la volonté du Peuple ou la force des baïonnettes" faut bien faire un jour dans la dentelle qu'on a choisie.
    A partir de Rousseau (et autres), notre civilisation occidentale se secoua donc les puces. Ah, pas assez disent certains qui découvrent que persistent encore aujourd'hui quelques bestioles dans les matelas de la Démocratie. Oh, ils s’en indignent ? Savent-ils que d'autres en ont déjà des boutons depuis longtemps.
    Rousseau c'est l'élan de 89 impossible de parler de lui sans finir par la Carmagnole en coeur dans chaque faubourg. Que ses idées étincellent aujourd'hui, pour allumer seulement un feu de paille d’indignés? Des Droits de l'Homme de cette époque, se serait indigne
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    8 février 2012 09 h 26
    L'élève n'enseigne pas le maître
    Je ne pense pas que Monsieur Rousseau aurait campé avec les indignés. Je crois qu'il avait horreur de la précarité c'est pourquoi il se cherchait souvent des protecteurs. Il n'aurait pas pénétré dans l camp et les aurait observés comme il observait le monde. Il était un théoricien, pas un homme de terrain. Ce sont ses lumières qui légitiment les indignés de camper.

    Le mouvement des indignés, il ne faut pas le prendre pour plus sérieux qu'il ne l'est. Quand 10,000$ de dons publics disparaissent, ça n'a rien de très très sérieux. Une chose que ne pourrait tolérer Monsieur Rousseau, c'est l'irresponsabilité.
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