Le grand bazar de la pop
Popenstock.ca, un nouveau magazine en ligne consacré à la culture populaire
Des publications notables, dont un nouveau livre en anglais sur la philosophie dans l'univers de Bob l'éponge. Un dossier sur le Slender Man, ce «croque-mitaine du Web 2.0», avatar de la terreur à l'ère numérique. Un autre sur l'érotique du vampire, cette «pornographie de l'abstinence» si populaire dans les téléséries, les romans et les films.
Voilà quelques exemples de ce que l'on trouve déjà dans le nouveau magazine en ligne popenstock.ca, une production universitaire francophone entièrement consacrée à la culture populaire sous toutes ses formes, du cinéma à la bédé ou à la télé. Le «bazar de la culture pop» était officiellement lancé hier soir à Montréal.
«C'est une revue d'un nouveau genre qui propose un laboratoire d'observation de la culture contemporaine populaire en temps réel et francophone, explique Antonio Dominguez Leiva, professeur au Département d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). C'est donc une production numérique qui nous permet de réagir en universitaires sur des phénomènes culturels, mais avec une vitesse beaucoup plus rapide. On veut réfléchir aux phénomènes au fur et à mesure de leur apparition alors que les productions universitaires sont habituellement beaucoup plus lentes.»
Le professeur Dominguez Leiva dirige le projet Pop en stock avec son collègue le professeur Samuel Archibald. Lui-même est un savant aux passions hétéroclites. Il a notamment publié Décapitations. Du culte des crânes au cinéma gore (PUF, 2004), Sexe, opium et charleston (2007-2011) et une cinquantaine d'articles sur les mangas, les orgies ou les zombies.
Sa nouvelle revue diffuse un blogue pour réagir à chaud et des dossiers plus mûris. L'équipe prépare par exemple un dossier sur la saga des Batman, en prévision de la sortie prochaine du film Chevalier noir. Pop en stock fait appel à des collaborateurs de l'UQAM et d'autres centres intellectuels. Le cofondateur parle de «fédérer» la production savante sur la culture populaire, sans tabous ni interdits, pour parler aussi bien de Céline Dion que de Star Académie.
«Il y a déjà une quantité de réactions sur la culture populaire, les sorties de films par exemple. Notre idée, c'est de joindre des efforts réflexifs pour trouver un sens à tout ça. Nous voudrions aussi devenir un site de référence en langue française sur la culture populaire contemporaine.»
Le ton se veut respectueux du sujet, histoire de ne pas plaquer du jargon sur du populaire. «On va essayer de travailler dans la lignée d'Umberto Eco ou de Roland Barthes en tenant un discours satisfaisant d'un point de vue réflexif mais qui soit abordable, dit finalement le professeur. De toute façon, il y aura toujours une tension entre les universitaires et ceux qui n'en sont pas.»
Voilà quelques exemples de ce que l'on trouve déjà dans le nouveau magazine en ligne popenstock.ca, une production universitaire francophone entièrement consacrée à la culture populaire sous toutes ses formes, du cinéma à la bédé ou à la télé. Le «bazar de la culture pop» était officiellement lancé hier soir à Montréal.
«C'est une revue d'un nouveau genre qui propose un laboratoire d'observation de la culture contemporaine populaire en temps réel et francophone, explique Antonio Dominguez Leiva, professeur au Département d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). C'est donc une production numérique qui nous permet de réagir en universitaires sur des phénomènes culturels, mais avec une vitesse beaucoup plus rapide. On veut réfléchir aux phénomènes au fur et à mesure de leur apparition alors que les productions universitaires sont habituellement beaucoup plus lentes.»
Le professeur Dominguez Leiva dirige le projet Pop en stock avec son collègue le professeur Samuel Archibald. Lui-même est un savant aux passions hétéroclites. Il a notamment publié Décapitations. Du culte des crânes au cinéma gore (PUF, 2004), Sexe, opium et charleston (2007-2011) et une cinquantaine d'articles sur les mangas, les orgies ou les zombies.
Sa nouvelle revue diffuse un blogue pour réagir à chaud et des dossiers plus mûris. L'équipe prépare par exemple un dossier sur la saga des Batman, en prévision de la sortie prochaine du film Chevalier noir. Pop en stock fait appel à des collaborateurs de l'UQAM et d'autres centres intellectuels. Le cofondateur parle de «fédérer» la production savante sur la culture populaire, sans tabous ni interdits, pour parler aussi bien de Céline Dion que de Star Académie.
«Il y a déjà une quantité de réactions sur la culture populaire, les sorties de films par exemple. Notre idée, c'est de joindre des efforts réflexifs pour trouver un sens à tout ça. Nous voudrions aussi devenir un site de référence en langue française sur la culture populaire contemporaine.»
Le ton se veut respectueux du sujet, histoire de ne pas plaquer du jargon sur du populaire. «On va essayer de travailler dans la lignée d'Umberto Eco ou de Roland Barthes en tenant un discours satisfaisant d'un point de vue réflexif mais qui soit abordable, dit finalement le professeur. De toute façon, il y aura toujours une tension entre les universitaires et ceux qui n'en sont pas.»
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