Le président du syndicat de TVA suspendu trois mois pour sa «sortie publique d'envergure»
Le président du syndicat des employés de TVA, Réjean Beaudet, a été suspendu par la direction à la suite de sa sortie publique au sujet du retrait des ondes de la lectrice de nouvelles Mélissa François.
Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), auquel est affilié le Syndicat des employés de TVA, a indiqué hier que M. Beaudet avait été suspendu pendant trois mois pour avoir fait une «sortie publique d'envergure» dans le dossier de Mme François, une de ses membres.
Le syndicat de TVA et la direction de TVA-Quebecor s'étaient affrontés par voie de communiqué, plus tôt en janvier, concernant le contexte et les causes du retrait des ondes de la lectrice de LCN, Mélissa François, à la suite de son lapsus «Kim Jong deux» plutôt que «Kim Jong-il».
Dans son communiqué d'alors, le président du Syndicat des employés de TVA, M. Beaudet, s'était porté à la défense de Mme François, laissant entendre qu'elle avait été traitée trop durement en étant retirée des ondes pour avoir fait un lapsus.
La direction de TVA affirmait dans son communiqué qu'elle avait été retirée des ondes puisqu'elle ne faisait que remplacer un autre lecteur pendant un congé et qu'elle avait été depuis affectée à d'autres tâches de rédaction afin de parfaire sa formation.
La direction de TVA a vu dans le communiqué syndical une «sortie publique d'envergure» de M. Beaudet et l'a donc suspendu pendant trois mois, selon le SCFP.
Selon Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP, M. Beaudet n'avait guère le choix d'agir comme il l'a fait. «M. Beaudet est face à une situation, comme président de syndicat, où il croit qu'une des membres du syndicat, Mélissa François dans ce cas-ci, est lésée dans ses droits. Il a un devoir de représentation auprès de ce membre-là. Il fait les représentations qu'il faut; il dénonce la situation; il demande que Mme François retourne en ondes à LCN. Et aujourd'hui, TVA lui reproche de l'avoir fait. Il ne l'aurait pas fait et c'est Mme François qui aurait été en droit de dire à son syndicat: "Vous ne m'avez pas représentée correctement." M. Beaudet a fait son travail et là, TVA lui reproche de l'avoir fait», a commenté M. Bolduc
Le SCFP compte déposer une plainte pour «pratiques déloyales» auprès du Conseil canadien des relations industrielles.
TVA dénonce des allégations de «racisme»
Dans un communiqué transmis en début de soirée, la direction de TVA a pour sa part affirmé que les allégations publiques de M. Beaudet, notamment celles de «racisme», l'ont placée dans l'obligation de suspendre M. Beaudet.
«M. Beaudet a lancé nombre d'affirmations fausses et malhonnêtes au sujet du dossier en cause, en plus de laisser planer d'injustifiables allégations de racisme à l'égard de Groupe TVA, s'attaquant ainsi à la réputation irréprochable de l'entreprise en matière de relations avec les communautés culturelles du Québec», a dit Pierre Dion, président et chef de la direction de Groupe TVA.
«C'est de notre devoir, au nom de tous les bâtisseurs et artisans de TVA, de ne jamais laisser personne toucher à la crédibilité et à l'intégrité que TVA a bâties depuis 50 ans», a-t-il ajouté.
La direction de TVA estime donc que M. Beaudet «a clairement dépassé l'exercice normal d'activités syndicales et a fait fi de son devoir de loyauté à l'employeur».
Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), auquel est affilié le Syndicat des employés de TVA, a indiqué hier que M. Beaudet avait été suspendu pendant trois mois pour avoir fait une «sortie publique d'envergure» dans le dossier de Mme François, une de ses membres.
Le syndicat de TVA et la direction de TVA-Quebecor s'étaient affrontés par voie de communiqué, plus tôt en janvier, concernant le contexte et les causes du retrait des ondes de la lectrice de LCN, Mélissa François, à la suite de son lapsus «Kim Jong deux» plutôt que «Kim Jong-il».
Dans son communiqué d'alors, le président du Syndicat des employés de TVA, M. Beaudet, s'était porté à la défense de Mme François, laissant entendre qu'elle avait été traitée trop durement en étant retirée des ondes pour avoir fait un lapsus.
La direction de TVA affirmait dans son communiqué qu'elle avait été retirée des ondes puisqu'elle ne faisait que remplacer un autre lecteur pendant un congé et qu'elle avait été depuis affectée à d'autres tâches de rédaction afin de parfaire sa formation.
La direction de TVA a vu dans le communiqué syndical une «sortie publique d'envergure» de M. Beaudet et l'a donc suspendu pendant trois mois, selon le SCFP.
Selon Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP, M. Beaudet n'avait guère le choix d'agir comme il l'a fait. «M. Beaudet est face à une situation, comme président de syndicat, où il croit qu'une des membres du syndicat, Mélissa François dans ce cas-ci, est lésée dans ses droits. Il a un devoir de représentation auprès de ce membre-là. Il fait les représentations qu'il faut; il dénonce la situation; il demande que Mme François retourne en ondes à LCN. Et aujourd'hui, TVA lui reproche de l'avoir fait. Il ne l'aurait pas fait et c'est Mme François qui aurait été en droit de dire à son syndicat: "Vous ne m'avez pas représentée correctement." M. Beaudet a fait son travail et là, TVA lui reproche de l'avoir fait», a commenté M. Bolduc
Le SCFP compte déposer une plainte pour «pratiques déloyales» auprès du Conseil canadien des relations industrielles.
TVA dénonce des allégations de «racisme»
Dans un communiqué transmis en début de soirée, la direction de TVA a pour sa part affirmé que les allégations publiques de M. Beaudet, notamment celles de «racisme», l'ont placée dans l'obligation de suspendre M. Beaudet.
«M. Beaudet a lancé nombre d'affirmations fausses et malhonnêtes au sujet du dossier en cause, en plus de laisser planer d'injustifiables allégations de racisme à l'égard de Groupe TVA, s'attaquant ainsi à la réputation irréprochable de l'entreprise en matière de relations avec les communautés culturelles du Québec», a dit Pierre Dion, président et chef de la direction de Groupe TVA.
«C'est de notre devoir, au nom de tous les bâtisseurs et artisans de TVA, de ne jamais laisser personne toucher à la crédibilité et à l'intégrité que TVA a bâties depuis 50 ans», a-t-il ajouté.
La direction de TVA estime donc que M. Beaudet «a clairement dépassé l'exercice normal d'activités syndicales et a fait fi de son devoir de loyauté à l'employeur».
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