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Suspension du président du syndicat des employés de TVA - «Il ne faut pas bâillonner les syndicats», estime la ministre du travail

Kathleen Lévesque   4 février 2012  Médias
Sans faire de reproche direct à Quebecor, la ministre du Travail, Lise Thériault, estime tout de même qu'il ne faut pas réduire au silence les représentants syndicaux qui défendent leurs membres.

Invitée à commenter la suspension du président du syndicat des employés de TVA, Réjean Beaudet, qui s'est porté à la défense de la journaliste Mélissa François, retirée des ondes après avoir annoncé le décès de «Kim Jong deux» plutôt que «Kim Jong-il», Mme Thériault a souligné qu'il y a des recours possibles pour le président syndical.

«Il me semble que chaque syndicat a un devoir de juste représentation de ses membres. [...] Je pense qu'il ne faut pas bâillonner les syndicats. Il y a une certaine paix sociale au Québec qui repose sur les relations du travail», a affirmé au Devoir Mme Thériault, qui s'est dite soucieuse de maintenir cet équilibre.

Le Syndicat de la fonction publique (SCFP-FTQ) compte déposer une plainte auprès du Conseil canadien des relations industrielles pour «pratiques déloyales». Selon TVA, Réjean Beaudet a «fait fi de son devoir de loyauté à l'employeur».

D'aucuns voient dans ces tensions un avant-goût de ce pourraient être les prochaines négociations. La convention collective des employés de TVA sera échue à la fin de l'année.

«Comme ministre du Travail, je m'interroge. Il y a une réflexion qui se fait actuellement au ministère, parce que pour nous, il est important de faire respecter les droits des syndiqués et de tous les travailleurs», a soutenu Lise Thériault.

Cette dernière a rappelé qu'à la suite des travaux en commission parlementaire sur l'épineuse question de l'utilisation de briseurs de grève, comme l'a fait Quebecor lors des lockouts du Journal de Québec puis du Journal de Montréal, son ministère a été mandaté pour «revoir la notion d'établissement dans les relations de travail». Le Code du travail prévoit depuis 1977 des mesures antibriseurs de grève afin d'empêcher des travailleurs de substitution sur les lieux du travail. Or, avec le développement technologique (ordinateurs et Internet), les briseurs de grève font du télétravail.

«Cette réflexion-là est amorcée, mais il reste du travail à faire», a indiqué la ministre, qui a toutefois ajouté que d'ici quelques mois, «il va y avoir des choses qui vont se pointer à l'horizon pour qu'on puisse regarder l'avenir des relations de travail».
 
 
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  • Luc Boyer - Abonné
    4 février 2012 04 h 24
    Le mépris
    Qui disait que la mauvaise foi induit le mépris? Québécor est méprisable. La raison futile donnée par Québécor pour suspendre Mme Mélissa François laisse à penser que seules des raisons racistes peuvent être en cause. Et puis quoi !! Québécor peut bien faire l'oie blanche et se draper dans un manteau de vierge offensée, personne n'est dupe de l'idéologie charriée par ''tévéya'' et son journal de ''montrial''. Pitoyable et méprisable, ''indeed by Jove''.
    Que Mme Arseneault aille de l'avant avec la révision de la notion d'établissement. On se rend bien compte maintenant de la mauvaise foi et du cynisme des dirigeants de ce bon vieux ''canal dix''. Québécor fait un mésusage de sa puissance et n'est rien pour soutenir la fierté du secteur privé au Québec.
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  • Jacques Anar - Inscrit
    4 février 2012 13 h 05
    Pas de danger avec Thériault...
    Ministre du Gouvernement Charest, aucun danger qu'elle n'égratigne le gourou de Québécor. Il pèse trop lourd dans la balance $$$ du Parti Misérable. Rien de neuf mais toujours instructif de constater comment il peut être difficile de donner une petite tape, même minime, aux gros de ce monde.
    Manque d'envergure et de courage de la Ministre qui a tellement pourfendu la FTQ mais tremble de tous ses membres devant Péladeau.
    Peu édifiant et pas du tout inspirant.
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  • meme40 - Inscrit
    5 février 2012 09 h 45
    T.V.A... une histoire qui date..
    Il y a belle lurette qu'à T.V.A. on limoge du monde.pour un oui pour un non... je me souviens d'un certain L'Herbier qui avait droit de vie et de mort sur tout et tous. censure, boycut, liste noire ,( langue de bois à l'ordre ) de tout ce qui était à gauche... vive le show-buziness et les quizzzes.. Vive Julie.. et ses pinup à valises...
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