Suspension du président du syndicat des employés de TVA - «Il ne faut pas bâillonner les syndicats», estime la ministre du travail
Sans faire de reproche direct à Quebecor, la ministre du Travail, Lise Thériault, estime tout de même qu'il ne faut pas réduire au silence les représentants syndicaux qui défendent leurs membres.
Invitée à commenter la suspension du président du syndicat des employés de TVA, Réjean Beaudet, qui s'est porté à la défense de la journaliste Mélissa François, retirée des ondes après avoir annoncé le décès de «Kim Jong deux» plutôt que «Kim Jong-il», Mme Thériault a souligné qu'il y a des recours possibles pour le président syndical.
«Il me semble que chaque syndicat a un devoir de juste représentation de ses membres. [...] Je pense qu'il ne faut pas bâillonner les syndicats. Il y a une certaine paix sociale au Québec qui repose sur les relations du travail», a affirmé au Devoir Mme Thériault, qui s'est dite soucieuse de maintenir cet équilibre.
Le Syndicat de la fonction publique (SCFP-FTQ) compte déposer une plainte auprès du Conseil canadien des relations industrielles pour «pratiques déloyales». Selon TVA, Réjean Beaudet a «fait fi de son devoir de loyauté à l'employeur».
D'aucuns voient dans ces tensions un avant-goût de ce pourraient être les prochaines négociations. La convention collective des employés de TVA sera échue à la fin de l'année.
«Comme ministre du Travail, je m'interroge. Il y a une réflexion qui se fait actuellement au ministère, parce que pour nous, il est important de faire respecter les droits des syndiqués et de tous les travailleurs», a soutenu Lise Thériault.
Cette dernière a rappelé qu'à la suite des travaux en commission parlementaire sur l'épineuse question de l'utilisation de briseurs de grève, comme l'a fait Quebecor lors des lockouts du Journal de Québec puis du Journal de Montréal, son ministère a été mandaté pour «revoir la notion d'établissement dans les relations de travail». Le Code du travail prévoit depuis 1977 des mesures antibriseurs de grève afin d'empêcher des travailleurs de substitution sur les lieux du travail. Or, avec le développement technologique (ordinateurs et Internet), les briseurs de grève font du télétravail.
«Cette réflexion-là est amorcée, mais il reste du travail à faire», a indiqué la ministre, qui a toutefois ajouté que d'ici quelques mois, «il va y avoir des choses qui vont se pointer à l'horizon pour qu'on puisse regarder l'avenir des relations de travail».
Invitée à commenter la suspension du président du syndicat des employés de TVA, Réjean Beaudet, qui s'est porté à la défense de la journaliste Mélissa François, retirée des ondes après avoir annoncé le décès de «Kim Jong deux» plutôt que «Kim Jong-il», Mme Thériault a souligné qu'il y a des recours possibles pour le président syndical.
«Il me semble que chaque syndicat a un devoir de juste représentation de ses membres. [...] Je pense qu'il ne faut pas bâillonner les syndicats. Il y a une certaine paix sociale au Québec qui repose sur les relations du travail», a affirmé au Devoir Mme Thériault, qui s'est dite soucieuse de maintenir cet équilibre.
Le Syndicat de la fonction publique (SCFP-FTQ) compte déposer une plainte auprès du Conseil canadien des relations industrielles pour «pratiques déloyales». Selon TVA, Réjean Beaudet a «fait fi de son devoir de loyauté à l'employeur».
D'aucuns voient dans ces tensions un avant-goût de ce pourraient être les prochaines négociations. La convention collective des employés de TVA sera échue à la fin de l'année.
«Comme ministre du Travail, je m'interroge. Il y a une réflexion qui se fait actuellement au ministère, parce que pour nous, il est important de faire respecter les droits des syndiqués et de tous les travailleurs», a soutenu Lise Thériault.
Cette dernière a rappelé qu'à la suite des travaux en commission parlementaire sur l'épineuse question de l'utilisation de briseurs de grève, comme l'a fait Quebecor lors des lockouts du Journal de Québec puis du Journal de Montréal, son ministère a été mandaté pour «revoir la notion d'établissement dans les relations de travail». Le Code du travail prévoit depuis 1977 des mesures antibriseurs de grève afin d'empêcher des travailleurs de substitution sur les lieux du travail. Or, avec le développement technologique (ordinateurs et Internet), les briseurs de grève font du télétravail.
«Cette réflexion-là est amorcée, mais il reste du travail à faire», a indiqué la ministre, qui a toutefois ajouté que d'ici quelques mois, «il va y avoir des choses qui vont se pointer à l'horizon pour qu'on puisse regarder l'avenir des relations de travail».
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