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La réplique › Médias - Des propos indignes d'un p.-d.g. de Radio-Canada

Pierre Karl Péladeau - Président et chef de la direction de Quebecor, Quebecor Média et Corporation Sun Media  16 février 2012  Médias

À retenir

    Le déclencheur › Défendre les intérêts de Radio-Canada
    Hubert T. Lacroix, p.-d.g. de CBC/Radio-Canada, a longuement débattu du «combat extrême» mené contre Quebecor dans une allocution prononcée le 10 février 2012 devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. «Personnellement, je n'ai jamais peur de m'engager dans un débat intelligent sur les enjeux de la radiodiffusion publique ou sur notre mandat. Mais ce débat doit reposer sur des faits et ainsi, chaque fois que Quebecor s'attaquera à notre marque ou à nos personnes sans le faire en se référant à des faits ou que leurs attaques s'avéreront inappropriées, je me lèverai, le dirai tout fort, défendrai les intérêts du radiodiffuseur public et nous rétablirons les faits.»
Le rôle et les responsabilités, mais surtout la place qu'occupe le président de CBC/Radio-Canada, prestigieux organisme gouvernemental, auraient pu nous laisser croire que le titulaire de pareille charge aurait eu la grandeur d'éviter de s'humilier au point d'utiliser une tribune qui lui était offerte pour satisfaire ses rancunes personnelles. Malheureusement, ce ne fut pas le cas vendredi dernier lors de l'allocution qu'a prononcée Hubert T. Lacroix devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Pis encore, le leader de cette organisation, dont une partie importante de la subvention de plus de 1,1 milliard de dollars que lui attribue le gouvernement fédéral est destinée à l'information des Canadiens, a encore une fois manqué de respect à la vérité pour mieux servir son opération de sape de notre entreprise démarrée il y a maintenant plus de quatre ans.

Probablement trop accaparé par son rôle de président du conseil de la société Fibrek qui fait l'objet d'une offre non sollicitée, et forcé de reprendre le travail fait par la direction des communications de CBC/Radio-Canada, il aura répété le message que ses spin doctors avaient pondu il y a peu de temps pour discréditer le témoignage que j'ai été appelé à rendre, en raison d'une convocation en bonne et due forme, devant le Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique de la Chambre des communes, pour démontrer que CBC/Radio-Canada se défile par tous les moyens de ses obligations de transparence en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, privant ainsi les Canadiens du droit de savoir comment sont dépensées leurs contributions citoyennes.

Opération de dénigrement

Cette stratégie est d'autant plus méprisante à l'endroit des Canadiens qu'elle provient d'une société de la Couronne qui prétend divertir et informer la population avec toute la transparence et la rigueur qui devraient accompagner cet exercice. Quebecor a déjà eu l'occasion de répondre au tissu de faussetés propagées par la direction de CBC/Radio-Canada. Mais il apparaît incroyable qu'elles soient à nouveau relayées directement par son p.-d.g. devant public. C'est à proprement parler inimaginable, sinon dans des pays où la démocratie est à géométrie variable, qu'un haut fonctionnaire se fasse le complice d'une opération de dénigrement de cette envergure.

Dans la foulée du procès récemment effectué par le reportage sans fondement sur Quebecor de la généralement très bonne émission Enquête, Hubert T. Lacroix, digne d'un Vychinsky, a choisi d'instruire lui aussi uniquement à charge, compromettant ainsi la dignité de sa fonction.

Comment peut-on en effet soutenir sans rire des énormités comme celle qui voudrait que Quebecor ait bénéficié d'aides publiques de l'ordre de 333 millions de dollars pour l'acquisition de spectre AWS en vue d'exploiter un réseau de communications sans fil? Tous les experts, et même les opérateurs historiques qui se plaignent encore du prix trop élevé qu'ils prétendent avoir payé, reconnaissent que les enchères de 2008 ont été les plus généreuses pour le Trésor canadien qui a encaissé plus de 4,3 milliards de dollars plutôt que le 1,5 milliard prévu initialement.

Un propos démagogique en accompagnant un autre, comment peut-on aussi soutenir uniquement que Quebecor reçoit des subventions pour le financement de la programmation télévisuelle alors qu'elle verse des contributions encore plus élevées que ce qu'elle reçoit au Fonds des médias du Canada, le principal organisme subventionneur?

Punition publicitaire

Quant au regard méprisant accompagnant l'affirmation du p.-d.g. de la télévision d'État — «et, en toile de fond, toujours ces lettres de Pierre Karl qui m'accusent de ne pas annoncer dans Le Journal de Montréal ou dans les journaux de Sun Media», il n'a servi qu'à dénaturer encore plus les propos que je tenais dans cette correspondance. Ce que je dénonce dans ces lettres, ce sont les mesures discriminatoires prises contre nos médias par CBC/Radio-Canada parce qu'ils exercent un droit fondamental protégé par les chartes des droits et libertés, soit la liberté de presse, en critiquant, comme c'est leur devoir de le faire, les actions d'une société d'État.

Il n'y a que les médias de Corporation Sun Media, comme Le Journal de Montréal, Le Journal de Québec et les quotidiens Sun, qui portent les principes journalistiques assez haut et qui ont les reins assez solides pour souffrir la punition de millions de dollars d'annonces publicitaires dont les prive un annonceur de la taille de CBC/Radio-Canada, dollars qui se retrouvent bien sûr chez nos concurrents pour que notre punition soit bien sentie deux fois plutôt qu'une. Habituellement si prompte à dénoncer, à juste titre d'ailleurs, quelque forme de discrimination que ce soit, la direction de CBC/Radio-Canada fait preuve ici d'une hypocrisie intenable. En vertu d'une telle logique, son p.-d.g. nous invite à choisir entre la bonne et la mauvaise discrimination. En véritable démocratie, il n'existe aucun principe de cette nature.

Les accusations proférées à notre égard par monsieur Lacroix démontrent qu'il a tout faux et qu'il est grand temps qu'il laisse son siège de p.-d.g. de CBC/Radio-Canada à une personne qui saura redonner à la fonction ses lettres de noblesse.

***

Pierre Karl Péladeau - Président et chef de la direction de Quebecor, Quebecor Média et Corporation Sun Media

 
 
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  • josephflavius - Inscrit
    16 février 2012 08 h 04
    C'est la querre
    Dans le coin gauche TVA-Quebécor et dans le coin droit Radio-Gesca-Power..

    À vrai dire ce sont deux coins extrême droite et c'est nous,le peuple qui en sortira encore perdant.

    Évidemment je ne lis aucune des publications de ces deux groupes.
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  • MICHEL RAYMOND - Abonné
    16 février 2012 08 h 42
    Quebecor une victime??????????
    Pauvre Quebecor, toujours victime d'injustices surtout de la part de Radio-Canada. Pauvre Quebecor toujours en première ligne pour discréditer des compétiteurs mais qui se plaint lorsque ces mêmes compétiteurs usent des mêmes tactiques immondes d'intimidation et de démagogie de faire des affaires. Toujours deux poids deux mesures de Quebecor depuis que PKP en est le président, ils se permettent jour après jours de frapper avec l'aide du gouvernement conservateur sur Radio-Canada et se plaignent lorsque RC réagit à la campagne démagogique orchestrée par Québecor et son allié le gouvernement réformiste d'Ottawa, qui vise à affaiblir Radio-Canada à l'avantage bien-sûr de Quebecor et aussi de la part des réformistes à s'assurer que Radio-Canada devienne comme certains médias de Quebecor un organe médiatique qui propagera le message idéologique réformiste. Désolé m. Péladeau ce n'est personne d'autre que vous et vos façons de faire des affaires qui discréditent de plus en plus votre entreprise. De plus en plus de Québécois en ont marre de ce que devient Quebecor depuis que vous en êtes le dirigeant.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    16 février 2012 09 h 30
    Foire d'empoigne
    Notre village néo-gaulois est trop petit. Comme Evenko, Radio-Canada, Gesca, Québecor se disputent sur un terrain restreint pour nous faire la fête, ils en viennent aux poings. Et nous payons, sans cesse, les amphithéâtres, les téléthéâtres, les téléréalités, les émissions de variété, les parlotes des mêmes trente-six vedettes, les films ou les livres numériques à prix fort, sans compter les poursuites et les coups bas.

    Vivement l'enseignement obligatoire de la langue anglaise, que tous puissent regarder ailleurs et respirer l'air frais. Sans traduction plate et incolore, en plus.
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  • Élisabeth Melançon - Abonnée
    16 février 2012 09 h 34
    Les principes journalistiques et PKP
    «Il n'y a que les médias de Corporation Sun Media, comme Le Journal de Montréal, Le Journal de Québec et les quotidiens Sun, qui portent les principes journalistiques assez haut...»
    Mais de quels principes parle-t-il?
    Comment peut-on s'ériger en arbitre de l'éthique, donner des leçons de noblesse et accuser de dénigrement quand on dirige Sun Media?
    A-t-il déjà lu une de ses feuilles de choux?
    Et, en apothéose, la comparaison entre Hubert T. Lacroix, et Vychinsky... Sidérant
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  • topastro - Inscrit
    16 février 2012 11 h 20
    L'anglais, une solution?
    M. Saint-Cyr, la guerre CBC-Quebecor fait rage en anglais également. Allez voir sur le site de Sun TV, ils parlent plus de la CBC que de n'importe quel sujet ce matin.

    Personne ne sort grandi de cette foire d'empoigne, comme vous dites.

    Tout le monde est très las de lire à propos de ces querelles, comme s'il ne se passait rien de plus important dans le monde, et, dans l'intérêt de la paix, je suggère que Jimmy Carter soit nommé médiateur...
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  • Cypriote - Inscrit
    16 février 2012 11 h 33
    Pleurs de crocodile
    Les pleurs de crocodile n'ont qu'un seul effet : ils font rire.

    Le fils Péladeau par exemple, ne fait pas rire : il inquiète.
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  • camelot - Inscrit
    16 février 2012 11 h 41
    Non mais...
    "Look who's talking"
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  • Leys - Inscrit
    16 février 2012 12 h 03
    Leçons de démocratie, de probité et de liberté ?
    Vous qui prônez le moins d'État à longueur de journée à travers la bouche de vos plumitifs dans l'espoir de récupérer les parts de marché de Radio-Canada et d'affermir votre monopole ne devriez jamais parler de "démocratie". Vous, propriétaire du pitoyable Sun News TV qui crache son fiel démagogique sans la moindre pudeur, devriez avoir un peu de retenue avant de parler de "principes journalistiques". Vous qui cherchez à étouffer toutes les critiques à votre égard à coups de poursuites et de pressions politiques ne devriez pas vous draper dans l'étendard de la liberté d'expression. Ces beaux principes, sortis de votre bouche, Monsieur, ne sentent pas bon...
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    16 février 2012 12 h 25
    @topastro: du côté anglais...
    Je sais, la bêtise est universelle. Mais au moins, le Canada anglais dispose théoriquement d'un choix plus grand, d'ailleurs Sun dispose d'une part de marché insignifiante et CBC n'est pas beaucoup mieux. Le Québec est trop tissé serré, alors que le ROC se disperse aux quatre vents. Le vrai débat démocratique ne sort pas gagnant ni d'un côté ni de l'autre, je vous l'accorde.
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  • Leys - Inscrit
    16 février 2012 16 h 02
    @Jacques Saint-Cyr
    Le Canada anglais dispose d'un choix plus grand pour la simple raison que le marché anglophone est plus vaste que le marché francophone. De surcroît, les Canadiens anglais sont collés sur le plus grand marché anglophone de la planète, contrairement à nous qui sommes loins de la France et de l'Afrique. Par ailleurs, avec la concentration des médias qui sévit autant aux USA qu'ici, ce plus grand choix reste assez limité en fonction de ses potentialités.

    Ceci dit, votre rhétorique sur l'universalité de l'anglais et de la culture anglo-saxonne vs. le particularisme (voire le provincialisme) du français et de la culture québécoise est assez lassant. Cela n'a rien à voir avec une question d'ouverture sur le monde (le Québéc est l'endroit qui comporte le plus d'individus trilingues en Amérique du Nord et Montréal est une ville aussi cosmopolite que Toronto) mais bien d'un réflexe de colonisé : ce que vous qualifiez d'ouverture sur l'Autre (l'Autre étant essentiellement l'anglo-saxon) n'est que l'envers d'un mépris pour votre propre culture et votre propre peuple. Si vous étiez anglophone, je qualifierais cette attitude de raciste ; comme vous vous appelez Saint-Cyr, je parlerais plutôt de haine de soi.

    Dans mon cas, je suis content de parler plusieurs langues pour avoir accès à une plus grande variété de produits culturels, mais je ne réserve pas mon esprit critique à la seule culture québécoise. À ce que je sache, les télé-réalité et les émissions de variété (la culture Québécor, pour rester dans le sujet) ne sont pas l'apanage du Québec et le cinéma québécois n'a rien à envier en termes de qualité aux dernières productions hollywoodiennes ou françaises.

    Cordialement
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  • ulrich1961 - Inscrit
    16 février 2012 17 h 22
    notre argent


    On se calme

    Jai pas à prendre parti pour l'un ou pour l'autre. Les deux profitent de mes taxes et impôts par divers financement. De plus via la caisse de dépôt j’ai financé largement Quebecor.

    Ce que je veux d'une chaine privée et publique de la qualité et de l'intelligence dans ce débat c'est la culture de langue française qui reçoit les plus mauvais coups.

    J’aimerais être informé dans ma langue et ne pas avoir le besoin d’aller sur une chaine anglaise pour savoir si ce qui est dit dans ma langue est vrai.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    16 février 2012 19 h 47
    @Leys: Détestation des monopoles et des clientèles captives
    Je suis très fier de la culture franco-québécoise. Ce que je tente de dire, peut-être maladroitement, c'est que nous constituons hélas la clientèle captive d'une oligarchie des médias désormais engagée dans une bataille de ruelle pour conserver leurs quelques parts d'un marché limité.

    Devant ce fait démographique incontestable, je ne me lasserai pas de répéter que le consommateur québécois trouverait avantage à regarder et écouter ailleurs ce qui se fait. Il appert que l'anglais nous permet de communiquer bien au-delà de l'Amérique anglo-saxonne. Tout le monde n'a pas le même talent que vous pour les langues étrangères.

    Cordialement,
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  • grace - Inscrit
    16 février 2012 20 h 12
    Bien faire et laisser braire
    Monsieur Péladeau,

    Dirigez vos entreprises vers l'excellence. Cherchez à faire de l'amélioration continue dans vos entreprises. Densifiez vos contenus journalistiques, Faites des artisans que vous avez dans vos entreprises de grands professionnels de l'information de tout acabit. Innovez sur les plate-formes d'avenir technologiques. Cela sera votre succès. Je vous souhaite à vous et vos entreprises, car vous êtes un employeur au Québec un grand succès en toutes sincérité.
    Cessez ces échanges épistolaires en utilisant parfois des médias internédiaires comme Le Devoir. Cela n'en vaut pas la peine. Prendre des noms de familles comme Vychinsk ne devraient pas être utilisés

    Sur la rue René-Levesque est et sur St-Jacques, ils ne font pas toujours de la qualité. Ils ont quelques journalistes de qualité, mais pas tous sont stellaires. Ils vous répondent ou vous écrivent. Cette semaine un parmi ceux la, un soit-disant éditorialiste, qui est très souvent un homme faisant les petites besognes. Ce soit-disant éditorialiste devrait tenir un blog dans Huffington Post et pas plus que cela ! Vous a demandé d'arrêter ...la saga Sagard, qui en passant était un bon scoop de vos journalistes.

    Cessez Monsieur Peladeau cette guerre. Votre motto devrait être: Bien faire et laisser braire !
    En tant qu'en accro. de médias, je suis lasse de ces guerres et j'aimerais voir des médias et des professionnels de l'information de qualité. J'aimerais voir ces medias travailler en toute liberté. Cela devient fatiguant d'être témoin de guerres Québecor vs. La Presse/RadCan/Bell/Evenko. Aucuns ne sont à l'écoute des clients.

    P.S. Monsieur Saint-Cyr c'est à Montréal que résident une des plus grande concentration de personnes trilingues. Étant trilingue, je peux vous dire que je consulte les médias anglophone à tous jours. Je compare les nouvelles. Ett parfois cela fait très dur ! Ce n'est pas parce que c'est anglophone que c'est le nec plus ultra de
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    17 février 2012 09 h 42
    Les deux ont perdu la guerre : c'est internet qui a gagné !
    Ces deux empires médiatiques ont perdu la guerre de l'information : pour savoir ce qui se passe vraiment, il faut aller sur l'internet. Les grands médias ne font que relayer la propagande de l'ordre établi.

    Serge Grenier
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  • Lislandais - Inscrit
    19 février 2012 07 h 14
    Indignez-vous, ça occupe !
    “L’indignation serait-elle la bonne conscience de la velléité ?”
    http://www.contrepoints.org/?p=68757
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