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Quelle urgence?

Denise Bombardier   11 septembre 2010  Santé
N'y a-t-il pas matière à s'étonner devant cette nouvelle commission sur le droit de mourir dans la dignité? Qu'est-ce donc que cette urgence, créée en partie par la Fédération des médecins spécialistes du Québec, dont la majorité des membres (20 % des adhérents seulement se sont exprimés) seraient pour l'euthanasie? Pourquoi cette commission québécoise qui peut-être proposera de légiférer en faveur de l'euthanasie ou du suicide assisté, alors que la compétence en ces matières relève du gouvernement fédéral, qui n'a pas l'intention de modifier la loi?

Pourquoi débattre de la mort, des moyens de mettre un terme à la vie à ce moment-ci, dans un Québec dont on ne peut pas affirmer qu'il transpire d'enthousiasme, de dynamisme et de vitalité? Que recouvre cette urgence d'un débat national sur la mort, alors que l'on sent intuitivement un affaissement du moral des citoyens, qu'on serait tenté de qualifier de dépression collective? Et quand on apprend que le suicide chez nous est en baisse, sauf dans la catégorie des baby-boomers, ceux-là mêmes qui ont défini puis servi l'État, mais qui se sont aussi servis à même la structure étatique, on a des raisons supplémentaires d'être troublé.

Entre les débats sur la détérioration de Montréal, grand corps malade anémique, la corruption réelle ou virtuelle de syndicats de la construction, d'entrepreneurs véreux ou mafieux, de fonctionnaires cupides et d'édiles angéliques ou machiavéliques, l'espace pour discuter de la vie, de l'espoir, du dépassement est réduit à une peau de chagrin. C'est peu dire qu'il est difficile d'avoir le moral, lorsqu'on voit que la morale est mise à rude épreuve par ceux qui nous gouvernent, voire ceux qui pourraient nous gouverner et par tous ceux qui savent contourner la légalité. À quand les débats publics sur la vie, sur le sens de la vie en société, sur les moyens de retrouver la combativité nécessaire au progrès social? Qui s'inquiète de la régression sociale des jeunes par rapport à leurs parents baby-boomers, l'incarnation même de l'ascension sociale? Qui s'inquiète de la posture négative qui prend systématiquement le dessus dès qu'il s'agit de mettre de l'avant des projets tendus vers l'avenir? Ce défaitisme ne serait-il pas aussi l'expression d'une altération du goût de vivre collectif, compensée par l'obsession de rire à tout prix?

L'acharnement thérapeutique est-il la norme chez nous? On en doute. Le scandale réside plutôt dans le sous-financement d'unités de soins palliatifs dont on ne dira jamais assez qu'ils assurent la dignité du passage de vie à trépas. Y avait-il urgence de mettre sur pied une commission financée encore une fois à hauteur de millions pour découvrir cette évidence?

Depuis les années soixante, période faste en rêves, en révoltes vivantes, toniques, le Québec est passé sans transition à des crises existentielles dont les référendums demeurent des marqueurs indélébiles. Les conséquences se font sentir avec une lourdeur et une opacité de ce qu'on pourrait appeler le caractère québécois. Nous ne sommes ni joyeux, ni légers malgré ce que l'on affiche et ce que l'on crie bien haut. La noirceur dont on affublait la société passée est réapparue amplifiée par les tourments réels de l'Occident en crise. Notre cinéma, notre théâtre, nos feuilletons télévisés véhiculent cette démoralisation, non sans talent d'ailleurs. Mais lorsqu'on établit des comparaisons avec d'autres sociétés développées, le Canada anglais avant tout, l'on constate des variantes distinctives, dont l'adhésion à l'euthanasie et le suicide assisté en sont des preuves évidentes. En effet, à travers le Canada, c'est au Québec que ces mesures sont les plus populaires.

Devant le sentiment d'urgence qui préside à ce nouveau débat, l'on n'ose imaginer certaines arrière-pensées de lobbys divers. Les médecins spécialistes veulent bien sûr se protéger de poursuites judiciaires, ce qui est compréhensible, mais à voir le nombre de médecins réticents ou opposés à ces actes extrêmes, l'on peut douter que la protection juridique du médecin ne passerait que par la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. Plus dérangeants sont les tenants de la diminution des coûts dans les soins de santé au nom de l'efficacité et de la rationalisation. Le dérapage s'installe là où ces deux concepts s'imposent en lieu et place d'une vision morale de l'être humain. Cette semaine, devant la commission, une députée a cru bon de préciser que «l'euthanasie n'était pas un prétexte pour libérer des lits.» Nous voilà rassurés. Décidément, le Québec aurait pu faire l'économie d'un débat où, chaque soir durant un an, les médias diffuseront des témoignages de personnes qui souhaitent mourir ou aider des proches à mettre fin à leur vie. Non pas que ce sujet devrait être tabou ou qu'on doive l'écarter. La mort est au coeur de l'obsession de la vie. Mais, dans le contexte actuel fait de désillusion politique, d'engourdissement intellectuel, de fatalité planétaire et de frustration sociale, cette commission assombrit de son contenu les possibles éclaircies.

Autre chose gêne dans ce débat. C'est le ton de plusieurs qui se portent à la défense de l'euthanasie comme s'il s'agissait d'espaces verts ou de pistes cyclables. On pourrait parler d'une insoutenable légèreté ou d'une assurance autoritaire, alors qu'il faudrait user d'un vocabulaire de toutes les nuances d'une compassion marquée au sceau de l'empathie. Commentant les débats cette semaine, l'ex-ministre Jean-Pierre Charbonneau, à qui l'on faisait remarquer que le Québec est la seule province à discuter de la mort, s'est exclamé: «C'est la preuve que le Québec est distinct.» Qui eût pensé que la mort servirait d'argument final pour accéder à l'indépendance?

***

denbombardier@videotron.ca
 
 
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  • Nasboum - Abonné
    11 septembre 2010 05 h 57
    'on n'est pas prêt'
    Un de vos meilleurs textes! Je ne comprends pas l'utilité de ce débat alors qu'une commission sur la corruption serait bien plus pertinente. Si cette dernière ne suffisait pas, je pourrais en proposer d'autres sur les énergies propres, la politique agricole, l'embonpoint chez les enfants (et les adultes), l'intégration des immigrants au marché du travail et j'en passe. Comment l'euthanasie a-t-elle fait pour avoir sa commission me sidère. La thématique est importante mais je n'ai jamais senti, au Québec, le besoin d'en faire une telle priorité.
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  • Georges Paquet - Abonné
    11 septembre 2010 07 h 04
    La nouvelle "Grande Noirceur" ... (Georges Paquet)
    Madame Bombardier nous décrit un Québec s'enfonçant dans une nous velle "Grande Noirceure" qui cette fois ne serait pas politique mais intellectuelle. Si c'est le cas, cette noirceure est bien plus grave que la précédente, car, comme pour le Siècle des Lumières en Europe, il faudrait un réveil intellectuel important pour en sortir. Mais si c'est justement là, l'absenmce de révei intellectuel, qu'est le problème, comment éclairera-t-on cette nouvelle noirceure ?

    Relisons ce qu'en dit Mme Bombardier: "...le Québec est passé sans transition à des crises existentielles dont les référendums demeurent des marqueurs indélébiles. Les conséquences se font sentir avec une lourdeur et une opacité de ce qu'on pourrait appeler le caractère québécois. Nous ne sommes ni joyeux, ni légers malgré ce que l'on affiche et ce que l'on crie bien haut. La noirceur dont on affublait la société passée est réapparue amplifiée par les tourments réels de l'Occident en crise."

    Bonne réflexion.

    Georges Paquet
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  • France Marcotte - Abonnée
    11 septembre 2010 09 h 08
    Le grand bûcher
    Ouf! merci madame Bombardier, au moins quelqu'un d'encore vivant dans le décor! Nous sommes deux en fait car je n'ai pas du tout envie de vivre ma mort avant d'avoir bien fait crever ma vie, comme dit à peu près la chanson. Mais y'a pire encore que cet agacement. Les baby-boomers représentent une partie importante de la population québécoise, ils "sont" pour une large part le peuple québécois. Cette obsession de vouloir les mettre prématurément à mort (n'ayons pas peur des mots) dans un climat de déprime collective, n'est-ce pas aussi de vouloir accélérer la mort plus ou moins consciemment espérée d'un Québec distinct par la disparition de ceux qui ont construit le Québec tel qu'il est? Et voilà que ceux-ci participent dans la résignation, sinon un certain soulagement de ne pas devenir un fardeau, à cette fin anticipée. Allons, qu'on en finisse, semblent-t-ils dire, et les impatients d'un Québec nouveau, sans même plus de réelle velléité de souveraineté, tout entier abandonné aux valeurs néolibérales, ces impatients soupirent en tenant ouvertes les portes des fours crématoire.
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  • Rironie - Inscrit
    11 septembre 2010 09 h 48
    Peut-on s’immiscer dans la vie des autres?
    Mme Bombardier, votre vie n’appartient qu’à vous. Personne ne peut, légitimement, vous l’enlever, ni vous l’imposer. Présentement, vous avez, à chaque jours, la possibilité et la liberté d’aller vous jeter devant une rame de métro, mais vous ne le faite pas, parce que vous préférez la vie. Mais si vous perdiez cette liberté, parce que vous seriez clouée au lit par une maladie incurable, se pourrait-il que vous regretteriez d’avoir perdu cette liberté de vos beaux jours? Si vous n’aviez désormais aucune possibilité de jouir du peu de vie qui vous reste dans le corps, et que vous n’auriez qu’à endurer souffrance et dépression en attendant la mort, vous ne trouveriez pas injuste de ne plus pouvoir mettre fin à vos jours par vous-même, comme c’est le cas pour la plupart des gens? Et si on refusait de vous aider en ce sens, vous ne trouvez pas qu’on vous refuserait la même liberté que celle de la très grande majorité gens? Et vous êtes vraiment pour cette injustice!
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  • Vernier Pierre - Inscrit
    11 septembre 2010 10 h 05
    Enfin la voix de la raison.
    Nous n'avons pas d'argent mais on finance un commission publique sur la mort...Le suicide est causé par le désespoir. Redonnez confiance et espoir aux gens et leur moral remontera, pour ceux qui pensent au suicide. Nommons des hommes de courage aux différents paliers de Gouvernement et que les gens s'éduquent pour ne pas se fier aux ragots de tout un chacun, comme ce fameux débat. Autrefois, le suicide et l'euthanasie n'étaient pas discutable parce que les gens croyaient en Dieu et CRAIGNAIENT de TUER. Et les valeurs morales qui faisaient les grands hommes les faisaient prospérer eux et la société.Tout cela a disparu et regardez les effets.Depuis quand le plus fort ne prend plus soin du plus faible?...
    Quand a l'euthanasie, pourquoi tenter de garder les gens en vie, même d'en faire des cyborgs de style Terminator pour ensuite ''terminer'' ceux qui ne sont pas suffisamment forts pour être de cette nouvelle race? N'est ce pas aussi la pensée d'Hitler?Personne ne veut mourir en général, si certains disent qu'on devrait autoriser l'euthanasie comme ils l'ont fait avec l'avortement, je suggère de commencer par eux...de facon publique, genre éxécution sommaire. Les autres pourraient observer...
    Tout ceci n'a qu'un but en fait: réduire la population mondiale .Ceux qui craignent la destruction de l'environnement à cause de la surpopulation ne vous disent pas que dans trente ans, la plupart des Baby boomers seront MORTS. Naturellement. C'est assez de la désinformation. Les systèmes de cette planète sont en équilibre pour supporter la vie. C'est à l'homme de s'ôter du chemin et de lire le mode d'emploi de la planète, pas de se prendre pour Dieu et décider qui D'AUTRE va mourir...
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  • jeanclro - Abonné
    11 septembre 2010 10 h 14
    Rep: a Denise Bonbardier
    J'aimerais juste avoir le choix! C'est ma vie , c'est mon corps. Ça ne regarde personne d'autre!
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  • armand belivo - Inscrit
    11 septembre 2010 10 h 15
    Prémonitoire?
    J'habite une petite ville au coeur de la fleur de lys et ce matin en allant chercher un pain au dépanneur j'apprends que la Chine vient de débarquée au coin de la rue.Nouveaux propriétaires du commerce.Insignifiant?Peut-être.Mais,n'y aurait-il pas quelque chose comme une prémonition dans la conclusion interrogative de Mme Bombardier?
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  • Pierre François Gagnon - Inscrit
    11 septembre 2010 10 h 29
    Les vivants et les mourants
    A quand donc une Commission d'enquête sur le droit de vivre d'abord dans la dignité?
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  • ARKA777 - Abonné
    11 septembre 2010 10 h 45
    De quoi ont peur les médecins ?
    Et si c'était les médecins qui ont des problèmes, dont celui de ne pouvoir accepter le processus de la mort physique? Ils transfèrent leuirs propres problèmes sur l'autre, le patient et sa famille.

    Qui a poussé ce débat ? Une minorité des médecins.

    Remarque : à observer et à écouter les choix du Ministre de la santé, lui-même un médecin, on commence à comprendre l'ingérence des médecins dans la Vie humaine.

    Merci Mme Bonbarider pour votre texte brillant de réflexion intelligente.
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    11 septembre 2010 10 h 55
    Le Québec n'est pas seul...
    Loin de là. Vous écrivez: « Mais lorsqu'on établit des comparaisons avec d'autres sociétés développées, le Canada anglais avant tout, l'on constate des variantes distinctives, dont l'adhésion à l'euthanasie et le suicide assisté en sont des preuves évidentes. En effet, à travers le Canada, c'est au Québec que ces mesures sont les plus populaires. » Or, cela n'est pas exact. La Colombie-Britannique a eu ces discussions dans les années 90 avec le cas de Sue Rodriguez de Victoria (qui a été assistée dans son suicide en 1994). Depuis ce temps, le Procureur général de la province ne poursuit plus ce genre de cas (la discrétion de poursuivre ces cas au criminel sont de la compétence des provinces) et la question du suicide assisté demeure importante. Il y a aussi les deux états du nord-ouest des États-Unis, l'Oregon et l'état de Washington, qui ont des lois sur le suicide assisté.

    Au moins sur ce point, le Québec n'est pas si distinct des autres sociétés nord-américaines qui ont déjà vécu ou vivent encore ce débat.
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  • Geoffroi - Abonné
    11 septembre 2010 11 h 02
    Noirceur désespérante
    « Rien n'est si insupportable à l'homme que d'être dans un plein repos ... incontinent il sortira du fond de son âme l'ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir. »

    PASCAL Pensées, XXV, 26
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  • cpoulin - Inscrit
    11 septembre 2010 12 h 45
    Une réfexion stimulante
    Après avoir lu les propos de Madame Payette hier sur le même sujet, reconnaissons que ceux-ci contribuent à donner un peu plus de profondeur à la réflexion sur cette question essentielle. Le rentrée de Madame Bombardier et cette contribution de ce matin sont un stimulant pour l'intelligence. Claude Poulin Québec
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  • Democrite101 - Inscrit
    11 septembre 2010 13 h 38
    Vive les vivants, et surtout les plus-que-vivants !


    À madame Bombardier

    Ne confondons pas tout. À tout brasser dans le même bol, on ne reconnaît plus les légumes de sa soupe.

    L'euthanasie baissera les coûts de la santé. Seul un hypocrite ou un ronge-balustre d'église s'en offusqueront. L'économie, c'est pour les vivants, pas pour les cadavres de demain matin. La brutalité de mon propos n'enlève rien à sa pertinence.

    Je préfère mourir un an plus tôt et donner cet argent à la jeunesse qui entreprend une belle vie. Trop d'ados mal élevés et d'enfants en maltraitance par des parents incultes en pédagogie élémentaires ont besoin de cet argent que j'irais stupidement donner à un système de santé pour me faire vivre une année de plus, et dans la souffrance.

    L'euthanasie, c'est partir vite au profit de ceux qui méritent de vivre mieux. C'est dit crûment, mais penser droitement.

    J.Légaré
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  • Nichol N - Inscrite
    11 septembre 2010 14 h 09
    DÉBAT PRÉMATURÉ !
    Je suis d'accord avec vous en partie,cependant ce débat est prématuré surtout sur le fond. Trop émotif! pas assez de matière.
    D'ailleurs ayant une formation en la matière, mes études m'ont révélé que les tributs ont hérité d'une meilleure éducation en ce qui concerne la mort. Disons civilisé !
    Tout ce que vous argumentez est en partie vraie ,mais il y a un mais.... pour ce qui est de la raison dite sociale je suis en désaccord.
    Petit peuple nous sommes a même de constater les effets pervers du socialisme , remettre a L'État notre droit de mourir ?? la médecines repose sur l'ÉTAT et n'est pas arbritaire.
    Laissez les fous diriger l'asile et vous verrez ce que cela aura pour effet.
    Les grands SEIGNEURS de la médecine n'est AUCUNEMENT une référence dans ma réflexion sur l'Euthanasie. Ma référence ici, est basé sur la plus grande supercherie de la vaccination de masse au printemps dernier du H1N1, cautionné par les médecins et les médias, pour matter l'opinion public et anesthésier le libre arbitre de chaque individu. Souvenez vous que vous aviez été pas mal complice (média) en disant que; ''ce faire vacciner était une question de civisme???'' en thérorie vous aviez raison mais pas sur le fond. Quel manquement de votre part sur les conséquences des mots .C'est ce qui est inquiétant, ''la PAUVRETÉ de l'esprit''
    Tant et aussi longtemps que nous ne remettrons nos valeurs et droit individuel (baffoués) dans le droit naturel l'argument du débat du droit commun est farfelu pour solution, même IMPOSSIBLE !
    La maturité commence lorsque les droits des individus sont dans le respect commun.
    Remettre à l'ÉTAT la décision de mourir relève de l'absurdité. Je vais controler ma mort si possible, médecin ou pas et ce sans dérappage. C'est mon DROIT et j'ai l'éducation pour cela.
    Nous sommes tous nées égaux (droit) la démocratie est la cause fondamentale de l'inégalité et a pour but de légitimer l'existance des gouvernants avec
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  • Jean Pierre Daviau - Inscrit
    11 septembre 2010 15 h 28
    Dents
    J'écouterai, ceux-qui sont contre l'euthanasie le jour ou il pourront me faire une argumentation d'une heure et plus avec une mâchoire brisée, des dents cassés, et qu'ils seront prêts èa ne pas se faire soigner ou soulager au nom de leur cause.

    Je leur accorderai cependant, la prière, le vaudoux, les récits bibliques et la tisane de menthe.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    11 septembre 2010 16 h 09
    Le Québec a l’espace qu’il lui faut…
    L'urgence pour chacun de pouvoir mourir en cohérence avec ses valeurs profondes, ses croyances, SA dignité et SA liberté.

    Notre Code civil est extraordinaire, spécialement ce qui touche «De l'intégrité de la personne». Agir dans le seul intérêt de celle-ci et de SON intention. Une règle d'or, dit le Dr François Desbiens.

    Une information : la Belgique a décriminalisé l’euthanasie SOUS CONDITIONS, SANS toucher à son Code pénal.

    Avec son Code civil, avec sa loi de la Santé et avec son ministère de la Justice, le Québec a l’espace qu’il lui faut pour augmenter pour tous les niveaux de la dignité et de la sérénité entourant la fin de la vie.

    Heureux de faire partie de cette culture de vie.

    http://www.collectifmourirdigneetlibre.org/blog.ph
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    11 septembre 2010 20 h 28
    l'euthanasie
    À Démocrite... vous dites : "L'euthanasie baissera les coûts de la santé." Pour diminuer lesdits coûts on pourrait également ne pas payer pour la FIV, les
    avortements, la ligature et déligature des trompes, la vasectiomie et la déva-
    sectomie, vous pourriez quand même partir vite au profit de ceux qui méritent de vivre mieux. L'argent ainsi économisé servirait à donner un repas aux enfants le matin avant d'aller à l'école, à investir dans les soins palliatifs pour que tout le Québec ait de telles unités, dans les soins à domicile, installer la climatisation dans les CHSLD, en somme donner aux aînés les meilieurs soins qui existent...ainsi vous mourrez tranquille sachant que l'argent économisé sera bien utilisé, une partie pourrait être donnée au Dr Julien.
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  • 54lili - Inscrit
    11 septembre 2010 23 h 52
    choix libre ou orienté


    Je me suis tjrs dit que je ne voulais pas m'éterniser advenant que je n'aurais plus ma liberté d'action et disons-le le contrôle de ma vie.
    Comme Mme Marcotte le dit dans son commentaire, je crois aussi que cette commission mise sur pied de façon urgente vise à éliminer une partie importante du peuple québécois francophone. En effet, il y a très peu de nouveaux québécois dans les générations d'avant 1955.

    Je ne peux m'empêcher de faire un rapprochement avec l'annonce au début juillet de Jean Charest afin de rendre la procréation assistée gratuite et cette commission sur l'euthanasie créée 2 mois plus tard. Comme par hasard, cette annonce est faite dans la même semaine que le décès de M.Béchard, décédé d'un cancer du pancréas, reconnu pour être très douloureux. Avec tous les témoignages qui seront entendus et répétés par les médias, quel bon timing, comme on dit, pour faire pencher la balance lorsque les gens sont dans l'émotion et non dans la raison.
    Quel manque de dignité et d'humanisme !

    Eliminons les vieux-nés, improductifs et onéreux, pour faire place aux nouveaux-nés, futurs payeurs de taxe et impôt et assimilés du côté anglophone.

    Je compte bien demeurer sur cette terre pour encore très longtemps, n'en déplaise à ceux qui gouvernent.

    P.S. C'était donc ça les nouvelles mesures de Marguerite Blais pour aider les aînés.
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  • Ciceron Derome - Abonné
    12 septembre 2010 00 h 11
    Entre urgence et momentum
    L’urgence semble être un argument fort dans votre chronique madame Bombardier. Mais qui parle d’urgence? Qui vous a inspiré cette urgence? Je ne pense pas qu’il y ait urgence, mais, par contre, le momentum semble intéressant, ce qui est fort différent. Ce n’est pas la première fois que ce débat de société apparaît. Chez les Grecs anciens, pour ne nommer que ceux-là, le sujet de la « mort heureuse » n’était pas plus urgent qu’aujourd’hui et pourtant on en parlait, comme on parlait de la « bonne vie ». L’un n’exclut pas l’autre.
    Espérer avoir une « bonne vie », chercher à mieux vivre ensemble peut parfois affecter le moral, la nature humaine étant ce qu’elle est, mais certainement pas au point de perdre le sens de la morale, c'est-à-dire de cette morale civile dont nous sommes les héritiers. Et, je dirais qu’elle est « mise à rude épreuve » par des allégués qui, sans suivre le processus rigoureux de la preuve, deviennent des accusations et finalement, particulièrement en matière politique, des condamnations sans autre forme de procès, tout cela sur un filigrane très bien concocté et orchestré. La vraie question morale se situe là, dans cette façon irresponsable d’agir, dans l’objectif de créer le maximum de dommages à des individus et non dans celui d’un mieux-vivre ensemble.
    Si l’espace pour discuter de la vie, de la mort, j’y ajoute la mort, de l’espoir et du dépassement est « réduit à une peau de chagrin », c’est que nous l’avons nous-mêmes réduit à cette dimension, braquant les projecteurs sur ce qui est plus « payant ».
    L’urgence, madame Bombardier, ne se situe pas dans la réflexion éthique sur la question d’une mort digne à réglementer, mais plutôt sur la question de l’espace que nous accordons à cette et ces réflexions auxquelles vous faites allusion, celles réduites « à une peau de chagrin ».
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  • Ciceron Derome - Abonné
    12 septembre 2010 00 h 48
    Insoutenable légèreté
    Je ne crois pas, madame Bombardier, que cette Commission « assombrit de son contenu les possibles éclaircies ». Justement, l’exercice en est un intellectuel où des gens, notamment ceux qui se portent à la défense de l’euthanasie, n’en discutent pas comme s’il « s’agissait d’espaces verts ou de pistes cyclables ». L’allusion est méprisante. Des Grecs anciens à aujourd’hui, des philosophes notamment ont indiqué que la réflexion éthique n’était pas seulement une affaire d’experts mais un lieu de réflexion qui nous concerne tous. Celle-ci suscite notamment de l’espoir chez certains grands malades qui sont certainement plus « experts » que vous en la matière, sur le terrain.
    Ce sont aussi les horizons sur lesquels cette réflexion éthique s’articule qu’il faut aussi regarder. La « révélation » religieuse, hautement questionnable mais qui ne doit pas être questionnée selon les « autorités » religieuses, limite sérieusement, notamment dans le dogmatisme et une morale stricte, cette liberté de pensée qui nous appartient. Il y a aussi un autre horizon, celui d’une autre cause externaliste, celle de la Nature, de l’Univers, plus souple celle-là mais qui peut se rigidifier, jusqu’à un certain point, à la Zarathoustra. Enfin il y a « l’absurde » loin d’être un terme péjoratif à lire Sartre. Ces horizons s’entrechoquent et créent, à mon humble avis, des débats forts sérieux, nuances et compassions comprises. Je ne crois pas que vous ayez à pontifier qu’il « faudrait » que ces débats soient somme toute sérieux. Ils le sont déjà, et les gens concernés aussi.
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  • Georges Paquet - Abonné
    12 septembre 2010 07 h 29
    On pourraît peut-être se libérer... (Georges Paquet)
    Après s'être libéré des pressions et des interdictions de l'Église dans le domaine de la natalité, on pourrait peut-être se libérer des diktats des corps médicaux et autres croyances religieuses sur les questions de fin de vie.

    Georges Paquet
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 septembre 2010 08 h 15
    Problème comptable
    Non, en effet, ne mélangeons pas tout, M.Légaré. C'est vrai que l'euthanasie est une noble et grande question à se poser dans toute société avancée mais le problème est de la poser maintenant au Québec dans un climat de morosité, où le moral n'est pas très bon, alors que l'on déplore le cynisme et le dégoût de la population envers la classe politique, que des décisions décourageantes se prennent sur notre avenir collectif, qu'on appréhende avec douleur le vieillissement d'une grand partie de la population, que les soins médicaux sont difficilement accessibles, qu'on éprouve un manque dramatique de médecins généralistes. Dans un tel contexte, comment ne pas se dire combien il serait commode d'abréger la vie des plus vieux et quel drôle de moment pour justement parler de légaliser l'euthanasie alors que la question aurait pu, pourrait se poser en de tout autres moments? D'ailleurs pourquoi, si c'est ainsi, ne pas poser le question en ces termes: dans un contexte de pénurie de personnel et de manque de ressources en santé, seriez-vous d'accord pour qu'on abrège la vie des moins bien portants au profit des plus jeunes? Ce serait déjà moins hypocrite.
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  • Ciceron Derome - Abonné
    12 septembre 2010 11 h 03
    fausse question
    Votre question, madame Marcotte, est, à mon avis, déconnectée de la réalité du débat et laisse croire à un argumentaire principalement mercantile. Je vous cite:
    "dans un contexte de pénurie de personnel et de manque de ressources en santé, seriez-vous d'accord pour qu'on abrège la vie des moins bien portants au profit des plus jeunes?
    Ce débat est sérieux et se pose depuis des lustres. Et, ce débat, éthique, pose en premier lieu le respect de la dignité humaine, c'est à dire le respect de l'autre dans ce qu'il est en tant que personne capable de prendre ses propres décisions d'une façon éclairée. Cette liberté des personnes est tout à fait essentielle dans ce débat. C'est une liberté dont la source se situe dans les règles fondatrices, la grammaire d'une société dont l'armature est le souci de l'autre, une grammaire qui pose des paramètres, la forme, permettant ces libertés de vie et d'expression, particulièrement en démocratie, qui autrement serait écrasée dans le chaos de la loi du plus fort et de toutes les manipulations qui s'y rattachent. C'est en ce sens que je me permet de critiquer cette question qui, à mon humble avis, expose, soit, une facette à regarder, mais certainement pas l'univers même de ce sujet fort complexe. Ce sont des questions de ce type, notamment dans certains sondages, qui faussent ou limitent drastiquement la réalité et, dans le présent contexte, la complexité de ce débat, pour en arriver à des conclusions que certains veulent triviales dans une sauce où l'émotivité prime sur la ratio, cette dernière, notamment étant une entrave à la "pérénité" des "révélations". Il y a parfois des "interdits de penser" plutôt choquants.
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 septembre 2010 12 h 01
    blablabla...
    Je ne dis pas qu'il est acceptable de poser la question de l'euthanasie en ces termes, je me demande si, dans le contexte actuel, ce n'est pas finalement celle-là qui est posée. Et croyez-moi, je n'ai aucun intérêt à souhaiter que ce soit le cas puisque j'y passerai moi aussi. Et je m'inquiète d'une société déprimée dont le principal débat porte sur la mort.
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  • France Marcotte - Abonnée
    12 septembre 2010 12 h 25
    La mort mais pas que la mort
    J'aurais dû dire: je m'inquiète d'une société menacée d'assimilation, d'extinction, où actuellement le principal débat porte sur la mort.
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  • Jean Rousseau - Inscrit
    12 septembre 2010 15 h 31
    UNE QUESTION DE COÛTS ET DE CONSCIENCE

    Ma mère que j'adorais est morte après avoir passé environ deux mois à souffrir, même sur la morphine, (et à partager une chambre avec une autre), car ses médecins ne le trouvaient pas suffisamment atteinte, (avec son cancer généralisé), pour bénéficier des soins palliatifs.

    Si lors de la sélection dans les facultés (et dans la fonction publique), les experts tiendraient vraiment compte du jugement du candidat, l'on n'assisterait pas à ces aberrations: l'acharnement thérapeutique et à la corruption généralisée...

    Mais révolutionner le système présupposerait des facultés hors du commun. Rares sont ceux qui peuvent à la fois s’extirper assez du contexte et posséder l’envergure pour aligner les autres vers quelque chose de mieux. Le compositeur et animateur François Dompierre de la chaîne; Espace Musique de Radio Canada, expliquait cet après-midi que Bach se trouvait plus qu'un musicien. Un médium disait-il qui avait pu vaincre son égo, afin de laisser place à plus. Notre puéril idéal d’individualisme demeure la source de bien des maux. Demandez l’avis du communicateur et psychologue Pierre Légaré. Il serait énormément plus judicieux de rémunérer tel individu convenablement, (pour aider à s’orienter), que d’aller se faire envoûter ailleurs; casinos, sectes...

    Jean Rousseau, B. Ps
    consultant et organisateur social
    courriel : jeanrousseau1956@live.ca
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  • Raymonde Chouinard - Inscrit
    12 septembre 2010 15 h 35
    Quelle urgence en effet....!
    Merci Mme Bombardier d'être de retour et de remettre le pendule à l'heure.

    L'acharnement thérapeutique n'existe pas au Québec sauf celui exigé par la famille du mourant qui désire faire modifier un testament avant sa mort. Je peux parler du triste sort d'un homme intubé, suite à une tentative de suicide, pour échapper à ses souffrances, que les enfants d'un premier mariage ont fait réanimer trois fois, sans le consentement de sa deuxième épouse légitime, pour le forcer à modifier le testament qu'il avait rédigé en sa faveur. Ils l'ont même obligé à signer un refus de soins au service des soins palliatifs où ses médecins l'avait fait admettre pour le traîner chez le notaire.

    Connaissant la fourberie de certains, je suis contre l'euthanasie mais pour le soulagement de la douleur en fin de vie. C'est la peur de la souffrance et autres considérations du genre qui font opter nombre de personnes pour l'euthanasie; qu'on élimine cette peur et le problème sera réglé. Pas besoin d'une commission, ni de loi spécifique sur le sujet.

    Les baby-boomers auront à faire face de plus en plus à cette manifestion de cupidité de la part de leurs enfants qui souhaitent que la mort survienne avant que les parents n'aient le temps de tout dilapider en caprices de toutes sortes.... !Cette guerre entre les enfants d'un premier mariage et ceux du second, comme c'est de plus en plus le cas de nos jours, pour s'accaparer tous les bénéfices du testament, est loin de se terminer et semble devoir constituer le pactole de nombre d'avocats qui ont vite fait de se spécialiser en la matière...
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  • Raymonde Chouinard - Inscrit
    12 septembre 2010 15 h 54
    Pire que la mort.....
    J'aurais dû dire: je m'inquiète d'une société menacée d'assimilation, d'extinction, où actuellement le principal débat porte sur la mort (France Marcotte)
    ---------------------------------------

    Moi, ce n'est pas la menace d'assimiliation, ni d'extinction qui me tourmente mais la menace bien réelle de perdre ma liberté et de devoir sacrifier les acquis de toute une vie au bénéfice d'une go-gauche nationaliste assoiffée de pouvoir qui inonde la population crédule de faux prémisses; le paradis sur terre, ça n'existe pas.
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  • Ciceron Derome - Abonné
    12 septembre 2010 17 h 21
    Et la solution est...
    Disant "je m'inquiète d'une société menacée d'assimilation, d'extinction (...)", madame Marcotte, il ne manque plus, donc, que le sempiternel slogan séparatiste, répété ad nauséam, clamant que seule l'indépendance règlera tous les problèmes. Encore une histoire de messie promettant un pays où coule le lait et le miel alors que nous avons déjà un pays où nous pouvons prendre toute notre place comme le disait justement P.E. Trudeau.
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  • DiBu - Inscrit
    12 septembre 2010 18 h 34
    Facile de se cacher!
    Il aurait été plus facile de me mettre la tête dans le sable il y a 8 ans, moins douloureux que de partager ces années dans sa souffrance, sa descente graduelle et lente. Prisonnière d'un corps qui ne répond qu'avec un regard inconnu, qui s'épuise à manger. Pourtant, je sens sa peur de mourir, elle veut vivre comme la plante cherche sa lumière, son eau. Si un humain en arrive à ce stade, que devons-nous faire ?

    Même si elle l'aurait sans doute souhaité, l'euthanasie, même si je ne suis pas contre, je n'arriverais jamais à la priver de ses derniers efforts pour vivre. En apparence, ceux qui souffrent, ce sont ceux qui l'entourent, sa garde rapprochée réduite par les années.

    Donner du temps, donner de l'amour, des soins, voilà, ce dont ils ont besoin en phase terminale. La vie veut se vivre jusqu'à la fin, pas à n'importe quel prix, mais, dans la dignité. Dignité et amour.
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  • Denioul - Inscrit
    13 septembre 2010 14 h 20
    La question se pose en effet...
    Pourquoi en effet insister pour donner la mort aux gens "sur demande", surtout si ces gens le font pendant une crise souffrante semblable a celle de Job dans la Bible? Sa demande ne s'est pas maintenue, bien qu'il se soit plaint avec amertume du non-sens de ses souffrances.
    Notre monde est-il sans espoir, ou veut-on se debarrasser de bouches a nourrir en trop, non rentables en plus? C'est quoi l'idee?
    (Excusez l'absence d'accents...)
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  • Denioul - Inscrit
    13 septembre 2010 14 h 25
    @ Fernande Trottier du 11 septembre
    C'est votre argument, ou la reformulation des interventions en faveur de l'euthanasie sans que vous y adheriez?
    (Excusez l'absence d'accents, cet ordinateur ne les donne pas.)
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  • Ciceron Derome - Abonné
    13 septembre 2010 20 h 06
    la dignité
    Monsieur Denioul, la dignité de la personne ne se rattache pas seulement à sa vie mais aussi à sa mort. Ce débat n'est pas nouveau comme je l'ai déjà dit. Il y a justement, dans cette réflexion éthique, cet effort indéniable afin de trouver une réglementation permettant d'éviter tout ce qui rattache à la cupidité de certains "héritiers", d'éviter aussi, notamment, les calculs économiques sociaux. La dignité de la personne dans la mort vaut plus que cela.
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  • Jana Havrankova - Abonnée
    14 septembre 2010 09 h 32
    L'urgence de la compassion
    Madame Bombardier conteste l'urgence de discuter du suicide assisté et de l'euthanasie en commission parlementaire. En réalité, pour plusieurs personnes, cette commission arrive trop tard. Elles sont allées en Suisse pour obtenir le suicide assisté, comme Manon Brunelle, ou se sont suicidé avec l'aide d'un proche, comme Georges Fariala. D'autre se sont suicidés eux-mêmes, comme Lucien Rouleau. Il est possible que cetains malades se suicident trop tôt, pendant qu'ils en sont capables, effrayés à l'idée ne plus avoir de contrôle sur leurs derniers jours ou semaines... Je ne vois pas de plus grande urgence pour une société compatissante que de permettre que chaque personne puisse vivre et mourir librement et dignement.
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  • Denioul - Inscrit
    15 septembre 2010 13 h 10
    @ Ciceron Derome
    (Excusez le manque d'accents, cet ordinateur ne les donne pas.)
    "La dignite de la personne dans la mort"... et que faites-vous de la dignite de sa vie et de son caractere sacre? La mort a-t-elle une dignite plus grande que notre personne et notre vie en ce qui NOUS concerne?
    Les anti-religieux sont allergiques a cette expression: caractere sacre! Sauf quand cela se rapporte a leur propre vie et a leur propre personne, on dirait... ou meme alors peut-etre?
    Pour vous, ne sommes-nous rien que du "trash"? Ne sommes-nous pas appeles a mieux que cela?
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  • Denioul - Inscrit
    15 septembre 2010 13 h 16
    @ Jana Havrankova
    (Excusez le manque d'accents, ce clavier ne les donne pas.)
    Vous-meme, n'avez-vous donc pas une perception de la vie plus grande que cela? Le desespoir vous habite-t-il, que vous ayez des voeux semblables? Pour vous, le sens de la vie consiste-t-il a trouver au plus vite la maniere de la supprimer (fut-elle douce) ?
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  • Claudette Piché - Inscrite
    19 septembre 2010 09 h 40
    la mort lente...
    Je ne souhaite à personne de " mourir un peu chaque jour pendant des années..."
    Ce fut le cas d'une de mes amies atteinte de sclérose en plaques qui, après plus de 15 années de souffrances de plus en plus intolérables , a décidé de mettre fin à ses jours, dans le plus grand secret, en se rendant en Suisse pour son "suicide assisté ".
    Je l'ai appris par les journaux dans la chronique d'un journaliste bien connu.
    Ça, pour moi, c'est intolérable et injustifiable dans une société dite civilisée.
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  • Jean Michaud - Inscrit
    26 septembre 2010 13 h 03
    êtes vous informé??
    Les commentaires sur l'euthanasie me révoltent, vos commentaires ne font que me démontrer que vous parlez sans savoir, que vous parlez comme des robots. Le suicide assisté, je n'aime pas le terme pas plus qu'euthanasie mais bon moi je dis: Partir. Partir comme je le veux, PRÉSENTEMENT des gens peuvent décider de la façon et du moment qu'ils veulent partir, exemple, un dialysé qui cesse ses traitements, 3 à 4 jours et salut il est parti, j'ai travaillé avec ces gens et ceux qui ont décidé de le faire sont partis avec le sourir aux lèvres. Plusieurs veulent l'indépendance, moi aussi mais l'indépendance de l'être humain.
    J'ai vu des patients se battrent pour vivre et ils m'ont impressionné, d'autres qui ont demandé ou cessé leur traitement et ils m'ont impressionné, vous avez peur de souffrir de leur mort mais vous ne prenez pas le temps d'apprécier leur présence, une personne qui agonise ou qui se sait sur la route de la mort, a le droit de décider le chemin qu'elle prend sans avoir un GPS qui lui impose. Essayez de comprendre la mort au-lieu d'en avoir peur, elle ne passe qu'un fois, quand elle arrive sans prévenir ( accident) nous capotons, alors aussi bien décider une dernière fois quand et comment elle viendra.
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