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En bref - Amiante: McGill enquête

Le Devoir   10 février 2012  Santé
La Faculté de médecine de l'Université McGill a confié à la directrice du Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail, Rebecca Fuhrer, la tâche de «certifier» que les travaux du professeur J. Corbett McDonald «ont été menés conformément aux rigoureuses normes scientifiques qui font la réputation de McGill», a fait savoir le vice-principal santé et affaires médicales de l'Université, David Eidelman, hier après-midi, quelques heures avant la diffusion d'un reportage jetant un doute sur les recherches de M. McDonald sur le décès de milliers de travailleurs québécois des secteurs de l'exploitation et du traitement du chrysotile.

L'Université McGill s'engage à diffuser les résultats de l'enquête «dès qu'ils seront disponibles». «C'est à la lumière des résultats colligés [...] que l'on déterminera s'il est nécessaire de procéder à une enquête plus approfondie», a ajouté le doyen de la Faculté de médecine par voie de communiqué. Le Dr Eidelman a aussi pris soin de répéter qu'aucun projet de recherche mené actuellement à l'Université McGill n'est financé par l'industrie de l'amiante.
 
 
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  • Hein - Inscrit
    10 février 2012 09 h 52
    Des meurtres prémédités
    Pour les ouvriers qui sont mis directement en contact avec n’importe quelle forme d’amiante, c’est un produit dangereux qui a causé et continue de causer plusieurs maladies mortelles. Les effets peuvent être graves, notamment sur les voies respiratoires (cancer du poumon, mésothéliome). Les producteurs assoiffés de profit ont causé par l’utilisation de l’amiante des milliers de morts dans le monde.

    Ces producteurs ont trouvé un allié de taille dans le cadavre syndical Clément Godbout. Ce membre du conseil d’administration de l’Institut du chrysotile en devient le président en 2002. Le lobby de l’amiante a bien su le récompenser pour son travail de saboteur comme syndicaliste. Ce porte-parole de l’Institut du chrysotile, un organisme de défense des capitalistes canadiens producteurs d’amiante, a demandé aux ouvriers indiens de faire pression sur leur gouvernement pour obtenir des règles d’utilisation sécuritaire. Cet institut est tellement peu crédible que des spécialistes ont demandé que soit interrompu le financement de l'Institut. L’Inde, en tant que puissance capitaliste émergente, base justement son économie sur de très bas salaire et un manque total d’encadrement de la santé et de la sécurité au travail : une exploitation écoeurante du prolétariat. Clément Godbout tend un bonbon empoisonné aux travailleurs indiens en les incitant à lutter seul contre les producteurs d’amiante. Demander des règles d’utilisation sécuritaire est une attitude tout à fait hypocrite et irresponsable. Clément Godbout demande à des travailleurs de se battre secteur par secteur, isolés des autres secteurs et des autres pays.

    Seule une lutte internationale de la classe ouvrière pourra mettre fin à l’utilisation de produits néfastes tel l’amiante.

    Steve stevetremblay90@yahoo.fr
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  • Bonhomme7heures - Inscrit
    11 février 2012 13 h 30
    Les dangers de la recherche universitaire financée par l'industrie
    Il faut demeurer vigilants vis-à-vis de la recherche universitaire financée par l'industrie. Ayant consulté des contrats de recherche où des balises apparemment très étanches sont établies, il y a toujours le risque de voir des chercheurs succomber aux pressions du fameux "Publish or Perish" ou, pis encore, de chercheurs dont l'éthique est élastique. La professeure Fuhrer a les épaules larges mais, sur la base des reportages étoffés de la CBC/Radio-Canada, il vaudrait mieux pour tout le monde, qu'elle recommande une enquête élargie et en profondeur de tout ce dossier. Il faudrait aussi que le comité d'enquête élargi ait en son sein des chercheurs hors-McGill.
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