Un cancer des ovaires mal défini
«Nous avions le mauvais nom, les mauvais tests, on regardait vraiment au mauvais endroit!»
Pour diagnostiquer un cancer de l'ovaire agressif avant qu'il fasse des dommages, il faudrait regarder plus attentivement... les trompes de Fallope. Les résultats d'une étude de chercheurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) pourraient changer radicalement la façon dont cette maladie est dépistée et traitée. Dès ce printemps, les femmes pourront aussi se rendre à l'une des douze cliniques montréalaises dédiées au dépistage précoce de ce cancer.
«Nous avions le mauvais nom, les mauvais tests, on regardait vraiment au mauvais endroit!», résume la Dre Lucy Gilbert à propos des conclusions surprenantes de l'étude DOvE (Diagnosing Ovarian Cancer Early), dont les résultats ont été publiés dernièrement dans la revue médicale The Lancet Oncology.
C'est avec étonnement que l'équipe médicale a constaté qu'en fait, la forme la plus mortelle de cancer de l'ovaire est... un cancer des trompes de Fallope. «Comme la pluie, ça se propage ensuite aux ovaires», explique la Dre Gilbert.
Avec plusieurs collègues, elle a suivi 1455 femmes se plaignant de ballonnements, d'envie d'uriner fréquente, du sentiment d'avoir l'estomac plein sans manger beaucoup et d'un inconfort abdominal ou pelvien diffus.
Huit des onze cancers invasifs de l'ovaire qu'ils ont découverts étaient à un stade très précoce et ont pu être opérés avec succès. Ce taux de cancer détecté est dix fois plus élevé que si on avait testé 1455 femmes choisies au hasard dans la population. Plusieurs patientes présentaient d'abord des résultats à la frontière de la normalité. C'est grâce à un deuxième test, quelques semaines plus tard, qu'elles ont pu être diagnostiquées et traitées. Aucune des femmes renvoyées chez elles avec un test négatif n'a développé la maladie à ce jour.
Autre surprise, sept de ces cancers se trouvaient au niveau des trompes de Fallope.
Dépistage rapide
«Si vous avez ces symptômes, même s'ils sont faibles, et que vous avez plus de 50 ans, n'attendez pas, parlez-en à votre médecin», conseille la Dre Gilbert. Douze cliniques montréalaises permettront sous peu aux femmes de bénéficier d'un dépistage rapide dans le cadre de la deuxième phase de cette étude, et ce, sans besoin de consultation préalable d'un médecin. Cette deuxième phase permettra également de répéter l'expérience avec un plus grand nombre de femmes, un échantillon qui sera également plus représentatif de la population générale.
Dans le cas du cancer de l'ovaire, un dépistage systématique ferait plus de mal que de bien, souligne la Dre Gilbert, puisque des femmes pourraient être traitées à tort, avec les effets secondaires sérieux que cela comporte. C'est pour cette raison que les médecins cherchent à déterminer quelles femmes doivent subir des tests, quand, et surtout, lesquels. L'étude DOvE donne plusieurs pistes intéressantes, et les chercheurs espèrent qu'au terme de la nouvelle phase de cette étude, dans trois ans, de nouvelles directives cliniques pourront être élaborées. Et surtout, que des vies seront sauvées.
«Nous avions le mauvais nom, les mauvais tests, on regardait vraiment au mauvais endroit!», résume la Dre Lucy Gilbert à propos des conclusions surprenantes de l'étude DOvE (Diagnosing Ovarian Cancer Early), dont les résultats ont été publiés dernièrement dans la revue médicale The Lancet Oncology.
C'est avec étonnement que l'équipe médicale a constaté qu'en fait, la forme la plus mortelle de cancer de l'ovaire est... un cancer des trompes de Fallope. «Comme la pluie, ça se propage ensuite aux ovaires», explique la Dre Gilbert.
Avec plusieurs collègues, elle a suivi 1455 femmes se plaignant de ballonnements, d'envie d'uriner fréquente, du sentiment d'avoir l'estomac plein sans manger beaucoup et d'un inconfort abdominal ou pelvien diffus.
Huit des onze cancers invasifs de l'ovaire qu'ils ont découverts étaient à un stade très précoce et ont pu être opérés avec succès. Ce taux de cancer détecté est dix fois plus élevé que si on avait testé 1455 femmes choisies au hasard dans la population. Plusieurs patientes présentaient d'abord des résultats à la frontière de la normalité. C'est grâce à un deuxième test, quelques semaines plus tard, qu'elles ont pu être diagnostiquées et traitées. Aucune des femmes renvoyées chez elles avec un test négatif n'a développé la maladie à ce jour.
Autre surprise, sept de ces cancers se trouvaient au niveau des trompes de Fallope.
Dépistage rapide
«Si vous avez ces symptômes, même s'ils sont faibles, et que vous avez plus de 50 ans, n'attendez pas, parlez-en à votre médecin», conseille la Dre Gilbert. Douze cliniques montréalaises permettront sous peu aux femmes de bénéficier d'un dépistage rapide dans le cadre de la deuxième phase de cette étude, et ce, sans besoin de consultation préalable d'un médecin. Cette deuxième phase permettra également de répéter l'expérience avec un plus grand nombre de femmes, un échantillon qui sera également plus représentatif de la population générale.
Dans le cas du cancer de l'ovaire, un dépistage systématique ferait plus de mal que de bien, souligne la Dre Gilbert, puisque des femmes pourraient être traitées à tort, avec les effets secondaires sérieux que cela comporte. C'est pour cette raison que les médecins cherchent à déterminer quelles femmes doivent subir des tests, quand, et surtout, lesquels. L'étude DOvE donne plusieurs pistes intéressantes, et les chercheurs espèrent qu'au terme de la nouvelle phase de cette étude, dans trois ans, de nouvelles directives cliniques pourront être élaborées. Et surtout, que des vies seront sauvées.
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