L'Agence de santé de Montréal dit oui aux SIS
Photo : Agence Reuters Andy Clark
Le consensus qu'appelle le ministre de la Santé Yves Bolduc concernant l'implantation de sites d'injection supervisée (SIS) à Montréal se concrétise, avec encore quelques notes discordantes. Mardi soir, le conseil d'administration de l'Agence de la santé de Montréal a entériné la recommandation de son directeur de la santé publique, Richard Lessard, de mettre en place plusieurs SIS, dont une unité mobile.
L'Agence se garde toutefois de se positionner dans le débat opposant les organismes communautaires et le maire de Montréal, Gérald Tremblay. En effet, alors que ce dernier souhaite que les SIS élisent domicile dans des établissements de santé, l'organisme Cactus, lui, met de l'avant que ces services seront d'avantages utilisés s'ils se trouvent en marge du réseau de la santé.
En collaboration avec la direction de la santé publique de la métropole, l'Agence fera une proposition au ministère de la Santé, laquelle comprendra les adresses souhaitées des futurs SIS. L'Agence n'a pas été en mesure de préciser quand ce plan de développement des services sera déposé.
Des citoyens sont également inquiets. Ils étaient d'ailleurs exceptionnellement nombreux à s'être déplacés pour la séance du conseil d'administration de l'Agence, mardi soir. «Ils ont encore beaucoup de questions», indique la responsable des communications à l'Agence, Genèviève Bettez.
Depuis 2006, 72 personnes meurent d'une surdose chaque année à Montréal. Les SIS visent à prévenir ces décès ainsi que la transmission de l'hépatite C ou du VIH, par exemple, par le truchement de seringues souillées.
L'Agence se garde toutefois de se positionner dans le débat opposant les organismes communautaires et le maire de Montréal, Gérald Tremblay. En effet, alors que ce dernier souhaite que les SIS élisent domicile dans des établissements de santé, l'organisme Cactus, lui, met de l'avant que ces services seront d'avantages utilisés s'ils se trouvent en marge du réseau de la santé.
En collaboration avec la direction de la santé publique de la métropole, l'Agence fera une proposition au ministère de la Santé, laquelle comprendra les adresses souhaitées des futurs SIS. L'Agence n'a pas été en mesure de préciser quand ce plan de développement des services sera déposé.
Des citoyens sont également inquiets. Ils étaient d'ailleurs exceptionnellement nombreux à s'être déplacés pour la séance du conseil d'administration de l'Agence, mardi soir. «Ils ont encore beaucoup de questions», indique la responsable des communications à l'Agence, Genèviève Bettez.
Depuis 2006, 72 personnes meurent d'une surdose chaque année à Montréal. Les SIS visent à prévenir ces décès ainsi que la transmission de l'hépatite C ou du VIH, par exemple, par le truchement de seringues souillées.
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