Des Américains seraient touchés par une maladie génétique canadienne-française
Des médecins américains ont exhorté certains de leurs patients à passer des examens afin de détecter la présence d'une maladie génétique potentiellement mortelle, un trouble dont ceux-ci auraient hérité de leurs ancêtres canadiens-français. La maladie engendre des taux de cholestérol dangereusement élevés et elle est très répandue dans certaines régions du Québec.
Le cardiologue Robert Weiss a identifié un nombre anormalement élevé de cas près de Lewiston, dans le Maine, une région qui a accueilli des vagues de travailleurs québécois dans les années 1800. Le médecin encourage les résidants qui y ont des ancêtres francophones à passer des tests afin de détecter la présence de l'hypercholestérolémie familiale, et ce, même si les problèmes de cholestérol n'apparaissent pas dans leur historique familial.
Le Dr Weiss et ses collègues ont organisé la séance d'information «French Connection», à propos de la maladie, pendant un festival franco-américain local.
«Les enfants, les petits-enfants ou les arrière-petits-enfants de ces personnes devraient demander le test lors de leurs examens de routine, tout au long de leur vie», a insisté le cardiologue en entrevue téléphonique depuis la ville d'Auburn, dans le Maine. «Nous aimerions que les gens passent des tests dès l'âge de cinq ans.»
Le Dr Weiss a ajouté que, bien que les médecins traitent l'hypercholestérolémie depuis des décennies, nombreux sont ceux qui ne savent pas que la maladie peut causer un durcissement des artères chez les personnes en santé, et même chez les adolescents. En entrevue dans un journal de Lewiston, un de ses collègues a soutenu qu'à un cas par 30 ou 50 personnes, la prévalence de la maladie était dix fois plus élevée dans ce secteur du Maine que dans le reste des États-Unis.
«Nous voyons des personnes dans la quarantaine et même dans la fin trentaine qui font des crises cardiaques», s'est désolé le Dr Weiss, qui mène des études à propos de l'hypercholestérolémie depuis 25 ans. Fait encourageant, il a ajouté que la maladie se traitait bien à l'aide de médicaments.
Le médecin québécois Patrick Couture a quant à lui affirmé que, dans certaines régions du Québec, le taux de la maladie était parfois six fois plus élevé que la moyenne mondiale. Il a également affirmé que les enfants, même s'ils sont âgés de 10 ans seulement, devraient être traités lorsqu'ils sont atteints de cette maladie. «Sans médicaments, il est pour ainsi dire impossible de ramener le cholestérol à un niveau normal», a observé le médecin.
Il existe deux types d'hypercholestérolémie: l'hétérozygote et l'homozygote, plus rare et plus dangereuse.
Selon Patrick Couture, les gens atteints du type hétérozygote de la maladie ont habituellement des taux de cholestérol deux ou trois fois plus élevés que la moyenne, tandis que cette proportion atteint les six à huit fois chez les personnes atteintes de l'hypercholestérolémie homozygote.
Le cardiologue Robert Weiss a identifié un nombre anormalement élevé de cas près de Lewiston, dans le Maine, une région qui a accueilli des vagues de travailleurs québécois dans les années 1800. Le médecin encourage les résidants qui y ont des ancêtres francophones à passer des tests afin de détecter la présence de l'hypercholestérolémie familiale, et ce, même si les problèmes de cholestérol n'apparaissent pas dans leur historique familial.
Le Dr Weiss et ses collègues ont organisé la séance d'information «French Connection», à propos de la maladie, pendant un festival franco-américain local.
«Les enfants, les petits-enfants ou les arrière-petits-enfants de ces personnes devraient demander le test lors de leurs examens de routine, tout au long de leur vie», a insisté le cardiologue en entrevue téléphonique depuis la ville d'Auburn, dans le Maine. «Nous aimerions que les gens passent des tests dès l'âge de cinq ans.»
Le Dr Weiss a ajouté que, bien que les médecins traitent l'hypercholestérolémie depuis des décennies, nombreux sont ceux qui ne savent pas que la maladie peut causer un durcissement des artères chez les personnes en santé, et même chez les adolescents. En entrevue dans un journal de Lewiston, un de ses collègues a soutenu qu'à un cas par 30 ou 50 personnes, la prévalence de la maladie était dix fois plus élevée dans ce secteur du Maine que dans le reste des États-Unis.
«Nous voyons des personnes dans la quarantaine et même dans la fin trentaine qui font des crises cardiaques», s'est désolé le Dr Weiss, qui mène des études à propos de l'hypercholestérolémie depuis 25 ans. Fait encourageant, il a ajouté que la maladie se traitait bien à l'aide de médicaments.
Le médecin québécois Patrick Couture a quant à lui affirmé que, dans certaines régions du Québec, le taux de la maladie était parfois six fois plus élevé que la moyenne mondiale. Il a également affirmé que les enfants, même s'ils sont âgés de 10 ans seulement, devraient être traités lorsqu'ils sont atteints de cette maladie. «Sans médicaments, il est pour ainsi dire impossible de ramener le cholestérol à un niveau normal», a observé le médecin.
Il existe deux types d'hypercholestérolémie: l'hétérozygote et l'homozygote, plus rare et plus dangereuse.
Selon Patrick Couture, les gens atteints du type hétérozygote de la maladie ont habituellement des taux de cholestérol deux ou trois fois plus élevés que la moyenne, tandis que cette proportion atteint les six à huit fois chez les personnes atteintes de l'hypercholestérolémie homozygote.
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