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Dans 27 pays de l'OCDE - Santé: la première ligne fait la différence

«Que le système soit public, privé ou mixte, ça n'influence pas la performance», affirme un chercheur

Amélie Daoust-Boisvert   21 février 2012  Santé
«Toutes les évidences portent à croire que c'est l'organisation des soins qui entraîne l'efficience d'un système», souligne le chercheur Éric Tchouaket.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
«Toutes les évidences portent à croire que c'est l'organisation des soins qui entraîne l'efficience d'un système», souligne le chercheur Éric Tchouaket.
Les listes d'attente interminables nous le rappellent: le Canada investit beaucoup dans son système de santé... pour une performance somme toute moyenne. Et ce n'est pas un autre débat entre le privé et le public en santé qui va améliorer le portrait, mais bien une réflexion profonde sur l'organisation des soins, trop peu axés sur la première ligne, conclut Éric Tchouaket, qui a passé cinq ans à établir une comparaison entre les systèmes de santé de 27 pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

«Que ce soit public, privé ou mixte, ça n'influence pas la performance», résume le chercheur, qui a mené ces travaux dans le cadre d'un doctorat en santé publique à l'Université de Montréal. «Toutes les évidences portent à croire que c'est l'organisation des soins qui entraîne l'efficience d'un système», poursuit celui qui a déposé une thèse sur l'influence du financement sur la performance des systèmes de soins.

Après un an à colliger des données de sources diverses et quelques autres à les analyser, il a classé les pays dans quatre catégories selon la performance de leur système de santé. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui a souvent jeté à la face des critiques que le Québec jouissait «de l'un des meilleurs systèmes de santé au monde», pourrait, à la lumière des résultats, nous placer sans mentir dans la moyenne des pays industrialisés. «Le Canada se situe dans le ventre mou des pays développés» aux côtés de la Belgique et de l'Islande, dit en riant M. Tchouaket. En clair, «ça coûte cher pour ce que ça donne». Et en ce sens, on fait moins bien que la France et les pays scandinaves, mais mieux que l'Allemagne ou l'Italie.

«Les résultats ne sont pas mauvais», ajoute M. Tchouaket à la défense de notre système de santé.

Choisir la première ligne

À un jeune étudiant en médecine qui songeait à se diriger vers une spécialité, Éric Tchouaket, un brin provocateur, a lancé que s'il voulait vraiment aider le système de santé, c'est la médecine de famille qu'il lui fallait choisir. Et son interlocuteur de lui répondre: «Je suis au courant, mais ça ne rapporte pas d'argent.» «Voilà, déplore l'expert en économie de la santé, le débat était clos!»

Cette anecdote résume bien les problèmes qui, selon son analyse, minent la performance du réseau.

«On voit la pénurie d'infirmières et de médecins de famille», dit-il: il faut pourtant privilégier les ressources humaines, surtout en première ligne. Alors que la France compte de plus en plus de sages-femmes, par exemple — et performe bien, merci — au Québec, c'est monnaie courante pour une femme dont la grossesse se déroule normalement d'être suivie par un gynécologue. Un exemple parmi d'autres. «On ne met pas beaucoup dans les ressources matérielles non plus», ajoute M. Tchouaket, c'est-à-dire dans le nombre de lits au sein des hôpitaux, des centres de soins de longue durée ou des institutions en santé mentale, entre autres. Où va l'argent? «Les technologies de pointe, la spécialisation»...

Il remarque aussi que la rémunération à l'acte semble nuire à la performance, quitte à déplaire en osant attaquer le mode de rémunération des médecins. «Quel que soit le contexte organisationnel, elle amène une performance moins élevée, remarque-t-il. Le paiement à l'acte a quand même des effets bénéfiques sur la qualité des soins, mais pour l'efficience... On peut voir par exemple des médecins faire revenir des patients pour être payés davantage.» Il ajoute que, dans les pays scandinaves (les champions de la performance), les médecins en établissement sont salariés: «De bons salaires, et l'État contrôle mieux les dépenses.»

«Mais ce serait difficile pour un candidat, dans le contexte électoral actuel, d'annoncer qu'il va abolir le paiement à l'acte des médecins!», estime le Camerounais d'origine établi au Canada depuis six ans.

À l'image des pays performants, «on a intérêt à miser sur la première ligne, les soins à domicile, les ressources humaines. Il faut penser à des incitatifs pour amener les gens à pratiquer dans la première ligne», croit celui qui effectue maintenant un stage postdoctoral au Centre de recherche de l'Hôpital Charles-LeMoyne et à la Direction de la santé publique de la Montérégie.

Des pistes d'amélioration

La France et les pays scandinaves apparaissent comme les plus performants. Pourtant, leurs systèmes de santé sont assez différents. Leur trait commun dont on devrait peut-être s'inspirer, c'est leur propension à privilégier la première ligne, les soins de proximité.

La France dépense beaucoup, laisse une place au privé, mais en a pour son argent. Les pays scandinaves, eux, délient moins facilement les cordons de leurs bourses, mais investissent l'argent surtout en première ligne. Deux recettes gagnantes.

«La France a un système de financement un peu bizarre, un partenariat public-privé fort, mais régulé par l'État. Il y a beaucoup d'assureurs privés. Les dépenses sont à peu près les mêmes qu'au Canada, mais ils ont une meilleure performance pour leur argent», résume Éric Tchouaket. La Suède, La Norvège et la Finlande, pour leur part, ont privilégié des systèmes presque 100 % publics, mais où toute l'organisation tourne autour de la première ligne.

Les pays en queue de peloton ont privilégié un système plus individualiste, où les assureurs privés jouissent d'une forte présence. États-Unis, Suisse, Allemagne: «le système répond bien pour ceux qui ont un certain revenu», selon M. Tchouaket. Mais plus encore que la présence du privé, c'est l'organisation des soins qui rogne sur leur performance: technologie de pointe et soins ultraspécialisés l'emportent sur la première ligne. Tout cela pour une facture beaucoup plus élevée qu'ailleurs et un système malgré tout moins performant.

***

Le Canada, un pays prometteur

On peut regrouper 27 pays de l'OCDE selon la performance de leurs systèmes de santé.

Performance limitée
Allemagne, Autriche, États-Unis, Grèce, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, République tchèque, Suisse

Performance intermédiaire
Pays fragiles: Corée du Sud, Espagne, Italie, Royaume-Uni
Pays prometteurs: Belgique, Canada, Danemark, Islande, Pays-Bas, Portugal, Slovaquie

Performance satisfaisante
Australie, Finlande, France, Japon, Norvège, Suède
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    21 février 2012 06 h 24
    Problè;mes de gestion
    Notre système de santé a un sérieux problème de structures: une structure centrale répartie en sept directions et 20 unités administratives; plus, une structure en région avec 15 agences de la santé et des services sociaux, trois organisations régionales et 95 centres de santé et de services sociaux. Non seulement cette double structure entraîne une dépense superflue de 600 millions de dollars par année, mais, en plus, elle est lourde et remplie de chevauchements.
    Autre grave anomalie dans notre système de santé: 81% des médecins de famille fonctionnent encore à la mitaine avec des dossiers médicaux en version papier.
    Au Danemark, un pays de seulement 5,5 millions d'habitants, l'informatisation des cabinets de médecins permet à leur système public de santé d'économiser plus de 1 milliard de dollars par année.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    21 février 2012 06 h 51
    Oh évidences
    ««Toutes les évidences portent à croire que c'est l'organisation des soins qui entraîne l'efficience d'un système». D'accord. Un débat musclé sur l'efficience nous est nécessaire.

    Une autre évidence: ce sont les intérêts qui mènent le monde, pas les évidences ! J'ai espoir pour le contraire. Nous aurons à puiser dans les plaisirs de la générosité et du nous sentir plus utiles, ensemble.

    Merci M. Éric Tchouaket.

    Et vive la 1e ligne ! Et en abondance !

    La 1e ligne, c'est la 1e classe de soins !
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  • joan - Inscrite
    21 février 2012 07 h 21
    productivité et taux horaire
    Depuis quand le taux horaire favoriserait-il davantage la productivité que le paiement à l'acte.
    N'est-ce pas une remarque plutôt anecdotique

    '' On peut voir par exemple des médecins faire revenir des patients pour être payés davantage''

    d'accord, mais combien? Est-ce vraiment une majorité. Et si oui quel est le véritable impact.Le patient qui revient voir son médecin a-t-il un meilleur service? Le patient ne revient tout de même pas que pour dire bonjour.

    Nous avons des médecins payés à taux horaire dans les CLSC. Il serait plus brillant de parler en terme de chiffre et statistique qu'en terme de on peut voir.
    Il suffirait de comparer leur productivité à celle des médecins en bureau privé.
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    21 février 2012 07 h 41
    Une philosophie différente
    En France, il y a beaucoup plus de médecins et leur salaire moyen est nettement plus faible qu'ici. Je ne suis pas certains que cette proposition plairait au docteur Barrette qui considère qu'il vit dans la misère.
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  • Viviane Salette - Inscrit
    21 février 2012 07 h 46
    Le vrai problème
    « Que ce soit public, privé ou mixte, ça n'influence pas la performance. Toutes les évidences portent à croire que c'est l'organisation des soins qui entraîne l'efficience d'un système », résume le chercheur.

    Que voulons-nous au Québec comme soins, que voulons-nous pour notre population. Il est désolant de voir que tout est centré sur la performance et l’optimisation sans regarder le vrai problème : qu’est ce dont nous avons besoin afin d’avoir une population le plus en santé possible. Quel genre de système de santé avons-nous besoin afin d’assurer le bien-être de tous. Déjà là on arrête tout de suite de parler de système privé qui lui, même s’il peut présenter des attraits de performances n’assure en rien la qualité de soin aux plus démunis.

    Quand arrêterons-nous de regarder à la loupe, les façons de réinventer les soins à tout pris. Les solutions sont pourtant simples. Arrêtons de tout donner aux grosses compagnies pharmaceutiques, etc. De l’argent nous en aurions assez si nos gouvernements arrêtaient le gaspillage et la dilapidation de nos richesses, arrêtons les abris fiscaux. De l’argent, le Québec il en a.

    Par ailleurs, il faut se le dire, la première ligne demande un investissement de la famille et cela aussi brime les plus démunis qui doivent s’absenter de leur travail déjà précaire afin d’assister le personnel soignant. Notre lieu de résidence devient un prolongement du réseau. Fini l’intimité, on ne choisit pas qui entre chez nous, on fouille dans nos affaires, dans nos vies privées tout doit être conçu pour l’efficience des soins. L’état prend possession de nos derniers retranchements.

    Oui, la première ligne est nécessaire et comporte des qualités, mais, ce n’est pas la seule solution. Nous devons redonner la priorité aux personnels soignants, dégraisser l’administration et trouver des solutions pour la population et non pas pour favoriser les gestionnaires.

    Viviane
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  • oracle - Abonné
    21 février 2012 08 h 23
    Vite à la racine du mal !
    Souffrez, amis lecteurs, que je débute mon intervention par une anecdote. Un groupe de médecins dominicains ont émigré aux U.S.A., ont été admis après avoir réussi les examens prescrits aux programmes d'internat et de résidence hospitalière et obtenu en bout de ligne leurs diplômes dans différentes spécialités de la profession médicale, pour enfin être poursuivis pour fraudes parce que n'ayant en réalité jamais fréquenté une Fac de médecine ni dans leur pays ni ailleurs. Personne n'a osé mettre en cause la pertinence des études universitaires obligatoires, alors que le savoir et le savoir-faire même médical sont tous disponibles dans les librairies spécialisées.
    Si seulement on faisait davantage confiance à la Santé Communautaire et qu'on encourageait un peu plus les citoyens à prendre leur santé en main on pourrait peut-être :
    1/ désengorger les salles d'attente.
    2/ anéantir le chantage de ceux qui prétendent à des privilèges outranciers
    ( financiers et autres ) sous prétexte d'être les seuls à pouvoir prendre soin de nos vies.
    3/ réduire dramatiquement les coûts d'exploitation des systèmes de santé partout dans le monde.
    La formule est loin d'être simpliste, comme d'aucuns l'affirmeront assurément. Son application exige par contre une forte dose de courage de la part des dirigeants et des citoyens eux-mêmes.

    Pierre-Michel Sajous
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  • Jean Richard - Abonné
    21 février 2012 08 h 55
    @joan
    « Depuis quand le taux horaire favoriserait-il davantage la productivité que le paiement à l'acte.
    N'est-ce pas une remarque plutôt anecdotique »

    Le mot “productivité” n'apparaît pas dans l'article ci-haut.

    Il est toutefois probable qu'en cessant de mettre la doctrine néolibérale de la productivité en première ligne de tout exercice de réflexion, on en arrive à observer que le paiement à l'acte pourrait aller à l'encontre de l'efficacité des services. Il ne faut pas se fermer les yeux : le paiement à l'acte entraîne des abus et coûte plus cher à administrer que le salaire horaire fixe.
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  • Gilles Théberge - Abonné
    21 février 2012 09 h 06
    Qui ne lira ni cet article, ni l'étude en question ?
    Le ministre de la Santé et le conseil des ministre de ce gouvernement incompétent.
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  • Roland Berger - Abonné
    21 février 2012 10 h 10
    Nos corps aux médecins
    Une véritable médecine préventive contribuerait à réduire les coûts de soins de santé. Mais cette prévention n'est possible que si les médecins voient leurs patients comme des individus capables de prendre en main leur santé, au lieu de les considérer comme de vulgaires clients. Prendre soin de soi devrait faire l'objet d'un programme en continu du primaire au collégial.
    Roland Berger
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  • Anfre Beaulieu - Inscrit
    21 février 2012 10 h 15
    rien de nouveau
    C'est en gros ce ce que préconisait le rapport Rochon ex-ministre que Lucien Beauchard a baptisé le nouveau systeme, virage ambulaitoire,qui s'est transformé par la suite en des fermetures d'hopitlal dont les économies devaient servir a des ouvertures en places d'hébergement et a des soins de proximités qui en bout de compte n'ont servi qu'a des réductions du déficit du gouvernement,obsession maladive de Lucien Bouchard.Ont suivi les offres de mise en retraite des médecins et des infirmiers qui ont acceptées en grand nombre a la surprise générale des fonctionnaires du Ministere de la Santé.Manque de clairvoyance évidente du premier-ministre de l'époque.
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  • Jana Havrankova - Abonnée
    21 février 2012 10 h 19
    Dépolitiser le discours sur la santé
    Merci de ce bel effort — du chercheur et de la journaliste — pour sortir le discours sur le système de santé des ornières idéologiques et politiques. Je suis médecin spécialiste et je crois fermement à la première ligne. Il est entendu que sans les fondations de la première ligne, assurée par les omnipraticiens, sages-femmes, pharmaciens et infirmières, tout l’édifice des soins s’écroule. D’ailleurs, j’ai écrit un texte d’opinion à ce sujet en 2011 http://www.ledevoir.com/societe/sante/314354/ressu La question que je me pose : comment avez-vous mesuré « la performance » des différents systèmes de santé? Merci de me répondre ou d'envoyer le lien pour la consultation de l'étude.
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  • basque - Inscrit
    21 février 2012 10 h 54
    La Santé
    Que penser d'un étudiant en Médecine qui bafoue le serment" d'Hippocrate"pour ne penser qu'à l'argent,alors que le Pays manque de Médecins de Famille? Le Canada ne va-t-il pas devenir un pays sous-developpé,alors qu'il doit aspirer,a étre un pays d'avant-garde vu sa "jeunesse"dans le concert des Nations?
    En Europe,la Médecine va ,vers le Malade et non l'inverse...Cette situation ne peut surement pas s'appliquer au Canada,mais veut-on devenir comme ces Pays du Tiers-Monde ou seuls les riches et les proches du Pouvoir,peuvent se soigner ?
    Ce serait grave et désolant...mais à agir ainsi on s'y dirige sans même s'en rendre compte.
    Politiciens de tous ordres,remuez-vous s v p ,et pensez au Peuple qui vous a élu...
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  • Andre Simard - Inscrit
    21 février 2012 12 h 57
    Santé
    Le problème, c'est que dans la santé, les médecins sont là à95% pour le salaire. Bon ils font par la suite rouler l'éconemie en payant taxes et impôts et des objets de luxe.
    L'autre problème à savoir la pénurie, les médecins ont des enveloppes budgétaires fixées par le gouvernement dépandamment de la discipline. Moins ils sont pour piger dans l'enveloppe qui leur est allouée, plus ils peuvent se servir dans le buffet.
    C'est pour cela que le recrutement stagne. Il ne faut pas combler les manques d'effectifs trop vite. Sinon, il va y avoir plus de personnes dans l'assiette.
    Pour la médecine familliale, au début c'était OK, avec le temps, les médecins sont tellement sollicités que vous voir ton médecin de faimille, çà peut prendre 3 à 4 mois. À leur avantage, il y a un système de dépannage assuré par des internes qui sont sur la supervision des autres médecins. Le seul avancé en médecine depuis bien des années.
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  • Yannis - Abonné
    21 février 2012 13 h 13
    Se prendre en main, c'est possible ! Merci @Roland Berger
    De ma petite expérience québécoise :
    Venant de France où, quand on veut aller voir un médecin, on obtient un rendez-vous le jour même, lors de mon arrivée ici il y a environ 4 ans, ça a été difficile (surtout avec 2 enfants qui n'ont pas encore fait leurs anticorps dans un pays étranger...)
    J'ai été confronté aux heures d'attentes, CLSC, Sainte-Justine, ...

    Je me suis pris en main : homéopathie et huiles essentielles.
    On a beau dire, mais lorsque c'est pris au sérieux, les petits bobos (rhume, angines, grippe, ... et bien plus) et bien je ne vais plus voir le médecin et suis même rétabli très très vite.

    Si tout le monde pouvait avoir les quelques réflexes de préventions, comme une alimentation saine (légumes bio, pas d'aliment préparé, ...) on aurait moins souvent besoin de la médecine.
    Je sais que ce n'est pas donné à tout le monde, car un peu plus cher et c'est un choix de vie, mais ça vaut vraiment la peine d'essayer.
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  • André Lajoie - Abonné
    21 février 2012 20 h 42
    Que j'aime
    De merveilleux articles au Devoir. Qui ose dire que le journalisme ne prépare pas le futur?
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  • cailler a - Inscrit
    21 février 2012 21 h 46
    Merci...
    Article très intéressant, merci!
    Je suis tout à fait d'accord avec le fait que la rénumération à l'acte réduit l'efficience. On fait revenir les patients pour des suivi de tension artérielle, ou pour donner des résultats de laboratoire quasi normaux, alors qu'on pourrait laisser ça aux infirmières (qui sont tout à fait compétentes) et en discuter par téléphone. Malheureusement, à l'acte, les médecins de ne sont pas payés pour ça. C'est pas pire quand c'est un appel, mais on s'entend que pour un trentaine de patients... ce serait du bénévolat!
    Connaissez-vous un machiniste syndiqué qui ferait de temps non rémunéré... ?
    Il ne faut pas oublier que la première ligne fait face à un nouveau défi, des patients de plus en plus malades, ce qui pouvait prendre 5 minutes à régler il y a 30 ans, peut en prendre 20 minutes. Une autre raison de faire diminuer l'efficience...
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  • manon lafontaine - Abonné
    22 février 2012 06 h 57
    Collège des médecins
    Por ma part si le collège des médecins ne mettait pas tant de bâtons dans les roues aux pharmaciens , aux supers infirmières et aux médecins immigrants, par peur de perdre de l'argent.. une partie du problème, serait réglée .
    Il y a pleins de petits bobos qu'un pharmacien peut réglé !! Laissons le choix à la population de consulter un pharmacien si elle le desire. Nous ne sommes pas des imbéciles,.j'ai comme l'impression que l'on nous prends en otage!!! Il vaut mieux être capable de consulter un pharmacien ou une super infirmière que de ne pas avoir accès à un médecin de famille du tout !!!!!!Qu'en pensez vous M. Barrette?
    La population souffre !!!!! Ouvrez vos yeux!!
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  • manon lafontaine - Abonné
    22 février 2012 07 h 01
    Merci
    Article super intéressant , qui fait réfléchir!!! Et réagir...
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  • Lyette Jalbert - Abonnée
    23 février 2012 12 h 10
    Première ligne
    Je suis infirmière depuis quelques quarante ans, je pratique encore mais.... dans le Nord, auprès des autochtones dans les régions isolées. Là-bas, pas de médecins sur place, que des infirmières cliniciennes qui voient tous les patients, qui traitent ce qu'elles ont le droit et le pouvoir de traiter et qui acheminent le patient vers un établissement lorsque nécessaire.

    Sur quelques quatre-vingt patients par jour, nous en redirigeons parfois un ou deux. le reste se règle par téléphone avec un médecin à qui on transmet les résultats de notre exament clinique et qui lui, après discussion et clarification, décide du traitement et de l'approche appropriés.

    Les personnes n'attendent jamais plus de quelques heures si nous sommes très ocuupées, jamais ils ne sont vus que le lendemain, pas de délais d'attente ou très peu.

    Pourquoi la population blanche n'a t-elle pas droit aux mêmes services? Est-ce les autochtones qui sont discréminés avec des infirmières présentes dans leur communauté 24 hres sur 24, prêtes à répondre à toutes les situations urgentes? Est-ce les blancs qui le sont puisque les mêmes infirmières ne peuvent dispenser les mêmes soins en dehors des territoires nordiques ? La question est posée.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    25 février 2012 11 h 40
    Plus payant..
    Le finissant en médecine qui choisit une spécialité parce que c'est plus payant,
    alors qu'il serait peut-être et de beaucoup plus compétent en médecine familiale,
    je ne voudrais pas l'avoir comme médecin consultant ou traitant, car je verrais dans ses yeux deux signes de $ $.
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