Fermeture du site Megaupload.com - Représailles sur Internet
Kim Dotcom est arrêté après s'être retranché, armé, dans sa villa
Photo : Agence France-Presse
Une image, tirée d’un reportage télévisé, du fondateur de megaupload.com, Kim Dotcom, après son arrestation. La justice néo-zélandaise a refusé de le libérer sous caution.
Wellington — Le riche fondateur du site Megaupload.com a été interpellé hier à Auckland après s'être retranché, armé, dans sa villa, à la suite de la décision de la justice américaine de fermer cette plateforme emblématique et controversée du téléchargement direct sur Internet.
La fermeture du site a été aussitôt suivie de représailles du collectif de pirates Anonymous, qui a mis hors service pendant plusieurs heures les sites du FBI et du ministère de la Justice américain.
Un autre site visé, celui de la maison de disques Universal Music, était toujours en «maintenance» hier à la mi-journée.
Anonymous, qui se présente volontiers comme défenseur des libertés sur Internet, a assuré que cette opération «épique» était sa «plus vaste attaque» à ce jour.
Megaupload a été fermé jeudi par la justice américaine. Le site basé à Hong Kong est accusé d'être à l'origine de l'une des plus «grandes affaires de violation de droits d'auteur jamais traitées aux États-Unis».
Son fondateur, Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, un Allemand de 37 ans, et trois autres responsables de Megaupload ont été interpellés hier en Nouvelle-Zélande sur la base de mandats d'arrêt américains.
L'arrestation de Kim Dotcom s'est déroulée selon un scénario digne d'un film de gangsters. La police néo-zélandaise a indiqué avoir effectué des perquisitions dans dix endroits d'Auckland, dont la vaste demeure du fondateur de Megaupload, appelée Dotcom Mansion.
Les policiers ont saisi plusieurs voitures de luxe, dont une Cadillac rose de 1959 et une Rolls Royce Phantom, ainsi qu'une arme à feu. Quelque 11 millions de dollars néo-zélandais ont été gelés sur des comptes bancaires.
Selon l'inspecteur Grant Wormald, le créateur de Megaupload a tenté de se réfugier dans une chambre forte lorsque la police est arrivée.
Il «est rentré dans sa maison et a activé plusieurs mécanismes de fermeture électronique, a-t-il dit. Une fois ces codes neutralisés par la police, il s'est barricadé dans une chambre forte [...] et, lorsque la police est parvenue à y pénétrer, elle a trouvé M. Dotcom près d'une arme qui avait l'apparence d'un fusil de chasse à canon scié.»
La justice néo-zélandaise a refusé de libérer sous caution les quatre hommes arrêtés — Dotcom, le Néerlandais Bram van der Kolk et les Allemands Finn Batato et Mathias Ortmann. Une nouvelle audience est prévue lundi, les États-Unis réclamant leur extradition.
Site de partage
Megaupload.com permettait d'héberger des fichiers et de les partager sur Internet. Dans les faits, il offrait des milliers de films, séries, émissions de télévision ou chansons en libre accès, par téléchargement direct ou streaming.
La fermeture de Megaupload a été saluée par le président français Nicolas Sarkozy, qui a estimé que la lutte contre ces sites constituait «une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle».
La commissaire européenne chargée des nouvelles technologies, Neelie Kroes, a en revanche exprimé sa préoccupation, soulignant que tous les usagers de Megaupload étaient pénalisés par cette fermeture, y compris ceux qui utilisent légalement ses services.
Outre le site mère, une vingtaine de noms de domaines affiliés à Megaupload.com ont été fermés par la justice américaine, qui a également saisi 50 millions de dollars d'actifs et lancé des poursuites contre sept responsables du site, dont les quatre personnes arrêtées en Nouvelle-Zélande. Ces personnes sont ainsi accusées d'avoir tiré de leurs forfaits quelque 175 millions de dollars de profit.
Megaupload et une entreprise liée, Vestor, ont en outre été inculpées aux États-Unis de violations de droits d'auteur et d'association de malfaiteurs en vue de commettre racket et blanchiment d'argent.
La fermeture du site a été aussitôt suivie de représailles du collectif de pirates Anonymous, qui a mis hors service pendant plusieurs heures les sites du FBI et du ministère de la Justice américain.
Un autre site visé, celui de la maison de disques Universal Music, était toujours en «maintenance» hier à la mi-journée.
Anonymous, qui se présente volontiers comme défenseur des libertés sur Internet, a assuré que cette opération «épique» était sa «plus vaste attaque» à ce jour.
Megaupload a été fermé jeudi par la justice américaine. Le site basé à Hong Kong est accusé d'être à l'origine de l'une des plus «grandes affaires de violation de droits d'auteur jamais traitées aux États-Unis».
Son fondateur, Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, un Allemand de 37 ans, et trois autres responsables de Megaupload ont été interpellés hier en Nouvelle-Zélande sur la base de mandats d'arrêt américains.
L'arrestation de Kim Dotcom s'est déroulée selon un scénario digne d'un film de gangsters. La police néo-zélandaise a indiqué avoir effectué des perquisitions dans dix endroits d'Auckland, dont la vaste demeure du fondateur de Megaupload, appelée Dotcom Mansion.
Les policiers ont saisi plusieurs voitures de luxe, dont une Cadillac rose de 1959 et une Rolls Royce Phantom, ainsi qu'une arme à feu. Quelque 11 millions de dollars néo-zélandais ont été gelés sur des comptes bancaires.
Selon l'inspecteur Grant Wormald, le créateur de Megaupload a tenté de se réfugier dans une chambre forte lorsque la police est arrivée.
Il «est rentré dans sa maison et a activé plusieurs mécanismes de fermeture électronique, a-t-il dit. Une fois ces codes neutralisés par la police, il s'est barricadé dans une chambre forte [...] et, lorsque la police est parvenue à y pénétrer, elle a trouvé M. Dotcom près d'une arme qui avait l'apparence d'un fusil de chasse à canon scié.»
La justice néo-zélandaise a refusé de libérer sous caution les quatre hommes arrêtés — Dotcom, le Néerlandais Bram van der Kolk et les Allemands Finn Batato et Mathias Ortmann. Une nouvelle audience est prévue lundi, les États-Unis réclamant leur extradition.
Site de partage
Megaupload.com permettait d'héberger des fichiers et de les partager sur Internet. Dans les faits, il offrait des milliers de films, séries, émissions de télévision ou chansons en libre accès, par téléchargement direct ou streaming.
La fermeture de Megaupload a été saluée par le président français Nicolas Sarkozy, qui a estimé que la lutte contre ces sites constituait «une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle».
La commissaire européenne chargée des nouvelles technologies, Neelie Kroes, a en revanche exprimé sa préoccupation, soulignant que tous les usagers de Megaupload étaient pénalisés par cette fermeture, y compris ceux qui utilisent légalement ses services.
Outre le site mère, une vingtaine de noms de domaines affiliés à Megaupload.com ont été fermés par la justice américaine, qui a également saisi 50 millions de dollars d'actifs et lancé des poursuites contre sept responsables du site, dont les quatre personnes arrêtées en Nouvelle-Zélande. Ces personnes sont ainsi accusées d'avoir tiré de leurs forfaits quelque 175 millions de dollars de profit.
Megaupload et une entreprise liée, Vestor, ont en outre été inculpées aux États-Unis de violations de droits d'auteur et d'association de malfaiteurs en vue de commettre racket et blanchiment d'argent.
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