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Le Farouest

Christian Rioux   10 février 2012  Science et technologie
J'utilise volontairement le très beau mot forgé par l'écrivain Jacques Ferron, car le monde dont je souhaite vous parler a tout d'un univers exotique et fantastique. Une sorte de pays étrange et sans lois où la liberté de chacun semble devenue le critère absolu de toute activité humaine. Il m'est arrivé récemment d'y rencontrer une amie. Celle-ci était tout heureuse de m'annoncer la parution de son dernier livre. Une grosse brique de 300 pages à la mise en page soignée et fort bien illustrée. Un travail de plus de trois ans, cent fois remis sur le métier. Un bel ouvrage d'artisan pour lequel elle touchera peut-être quelques maigres dollars dans un an ou plus. Et encore.
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    10 février 2012 06 h 52
    Une autre excellente chronique !
    Bravo !
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  • Denis Paquette - Abonné
    10 février 2012 07 h 27
    oui ce que vous appelez le farouest , je l'appelle les conditions d'une race inachevée
    Plus ca change , plus c'est pareille, disait mon pere, les humains sont indécrotables . Nous sommes de cette race de prédateurs, impossibles a réformer, C'était vrai il y a mille ans et c'est encore vrai aujourd'hui. L'on a beau,les rendent riches ou pauvres leurs mettre la tiare ou la couronne sur la tete, toujours c'est la meme chose, mensonges et ruses et la fin du monde apres moi.Dans le fond nous nous posons pas beaucoup plus de questions que les animaux que nous dévorons alegrement. Bon il y a quelques exceptions mais ils sont tellement rares, que nous les voyons a peine
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  • Denis Paquette - Abonné
    10 février 2012 08 h 31
    Avant que la terre ne soit détruite
    Je réfléchissais a votre texte sur la fareouest, y a-t-il des chances qu'un jour , comme espece, que nous nous en sortions, qu'il s'opère une petite mutation , avant que la terre, ne soit détruite
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  • Thomas Dean Nordlum - Abonné
    10 février 2012 09 h 20
    la parabole de la bête (livre)
    à Denis Paquette:

    Les êtres humains sont la seule espèce qui s'attaque à et qui se nourrit de son propre espèce (c-à-d la race de prédateurs). On devrait se demander pourquoi.


    À M Rioux:

    Excellent chronique!
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  • Bernard Terreault - Abonné
    10 février 2012 10 h 13
    Qu'est-ce qu'on fait, alors ?
    Débuts de réponses :
    1) Pour les auteurs et compositeurs, ne publier qu'en échange d'un montant forfaitaire global de la part d'un "distributeur", internet ou autre; en d'autres mots vendre ses droits d'auteur, comme on vendrait n'importe quel produit. A ce distributeur, que ce soit un éditeur ou Google ou autre, de se faire payer par les clients.
    2) Contre les messages, injures et calomnies anonymes en ligne, il faudra que les législateurs des divers pays exigent que chaque client connecté à l'internet soit dûment identifié (nom, adresse. no. de sécurité sociale, etc.) et que chaque message soit retraçable; ce n'est hélas pas demain que ça va se faire!
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  • Alexis Chevalier - Abonné
    10 février 2012 11 h 21
    et les usagers de bibliotheques?
    Pourquoi louer un livre a la bibliotheque serait-il différent d'en télécharger un sur le net?
    Les biblotheques payent-t-elles des droits pour chaque prêt? A moins qu'elles n'achetent leurs livres mille fois plus cher?
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  • France Marcotte - Abonnée
    10 février 2012 13 h 19
    Sans doute
    Mais je ne dois tout de même ne pas être la seule à ne pas sauter à pieds joints dans l'assiette au beurre. J'ai trop de considération pour les artisans pour vouloir les détrousser, même si la police me laisserait faire. Il n'en est tout simplement pas question.

    Paradoxalement je vois dans la goinfrerie dont vous parlez une absence de libre arbitre.
    On bouffe de tout parce que c'est gratuit, pas parce qu'on connaît sa faim, ses besoins. On pense qu'on a besoin de tout, sans discernement, on ne choisit pas, parce qu'on ne connaît pas ses goûts. On ne discrimine pas.
    Comme la brute avec ses gros sabots, comme la visite qui ne sait pas vivre.

    Je ne dois pas être la seule à tout de même prendre avec reconnaissance et parcimonie, à ne pas avoir besoin qu'on me surveille pour ne pas chiper.
    Cela aussi s'appelle être libre.

    Pourquoi ne pas aussi s'attarder à parler de ceux qui découvrent l'ouest en se faisant amis avec les autochtones?
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  • France Marcotte - Abonnée
    10 février 2012 14 h 28
    C'est tout de même étonnant
    Il y a dans mon entourage des gens bien sous tous rapports, polis, agréables, généreux...mais curieusement il ne voient rien de bizarre à se vanter de télécharger gratuitement tous les films, toute la musique, tous les livres qu'ils peuvent sur Internet. Ils en sont très fiers.
    Comment expliquer cela?
    Mimétisme?

    Pour moi, absence de liberté.
    Ce qui est acceptable n'est pas ce que je juge de moi-même acceptable mais ce qu'on ne m'a pas dit qui ne l'était pas.
    On obéit à des directives ou bien il n'y a pas d'autorité qui vient nous interdire alors on continue.
    Je ne savais pas que nous étions aliénés à ce point.
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  • Francois Dorion - Abonné
    10 février 2012 14 h 30
    Les éditeurs internet
    Une arnaque sans nom a lieu tous les jours sur internet; un éditeur propose de publier un ebook avec des droits d,auteur plus élevés que la moyenne, sans frais pour l'auteur, mais les rapports de vente sont toujours nuls, et les comptes de l'éditeur sont inaccessibles parce que situés à un endroit non dévoilé. On a beau avoir des rapportys verbaux d'amis qui ont téléchargé le livre, on n'est jamais capable de toucher des droits.
    Moralité: se méfier d'éditeurs qui ne publient pas le lieu de leur siège social, et qui ne donnent pas accès à leurs comptes, et ne les soumettent pas à une juridiction.
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