dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 22h46
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Cyberdépendance: surveiller pour enrayer

Fabien Deglise   15 février 2012  Science et technologie
Émergente, pas encore épidémique, mais tout de même à surveiller. La cyberdépendance, cette pathologie sociale liée à une surutilisation des technologies de communication et de divertissement, commence à préoccuper les spécialistes en traitement des dépendances qui, sans être alarmistes, disent vouloir garder le phénomène à l'œil. Un phénomène difficile à quantifier, mais auquel les réseaux d'aide public et privé en matière de dépendances sans substance vont pouvoir faire face, ont-ils annoncé hier.

«Nous commençons à voir apparaître des cas de cyberdépendance dans notre réseau», a résumé hier Madeleine Roy, directrice générale de l'Institut universitaire sur les dépendances/Centre Dollard-Cormier à l'occasion du lancement officiel d'un document qui dresse le portrait de la connaissance théorique et analytique sur le sujet. «Bien sûr, nos cliniciens sont outillés pour y faire face, mais nous devons aujourd'hui davantage annoncer notre expertise dans ce domaine.»

Les chiffres manquent toutefois. Selon le Centre, sur les 40 000 personnes en traitement pour des dépendances au Québec, 100 seraient atteintes de cyberdépendance. Peu documentée, pas encore classifiée, cette pathologie s'installe chez les usagers de l'Internet, les abonnés aux réseaux sociaux et des services de communication sans fil. Elle s'exprime par une fermeture aux autres induite par un usage compulsif du courriel, des réseaux sociaux ou encore des jeux en réseau, ou encore par une diminution des heures de sommeil pour combler son besoin de connectivité.

«Il y a des milliers d'usagers de l'Internet au Québec, mais une minorité est touchée par la cyberdépendance, c'est vrai», a résumé Louise Nadeau, directrice scientifique de l'organisme, qui a orchestré l'écriture du document de référence. «Dans une société où les rapports sociaux se numérisent de plus en plus, nous pouvons toutefois nous attendre à une croissance du phénomène», d'où l'importance, selon elle, de s'y intéresser aujourd'hui, pour éviter les déconvenues demain.

Selon les observations préliminaires, le profil type du cyberdépendant est celui d'un homme de 28 ans introverti. Pour Mme Nadeau, la cyberdépendance trouve sa source dans «un vide émotionnel important» ou encore dans des problèmes de couple ou de famille qui appellent à l'évasion.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • M. Julien - Abonné
    15 février 2012 13 h 01
    Une maladie contagieuse
    N’en déplaise à l’équipe de chercheurs qui s’est penchée sur le sujet et malgré tout le respect qui lui est dû, la cyberdépendance n’est pas le lot d’une simple minorité, bien au contraire.

    En tous les cas, à observer ceux qui ont leur bidule en main dans les lieux publics, tous âges confondus, force est d’admettre que la plupart y sont tellement accrochés, pour ne pas dire soudés, que quelqu’un à côté d’eux perdrait conscience et s’écroulerait par terre qu’ils ne s’en rendront même pas compte.

    Cela s’applique aussi bien aux gens qui sont seuls qu’à ceux qui ne le sont pas. Qui n’a pas déjà observé dans un café par exemple deux ou plusieurs personnes passer un très long moment ensemble, chacun avec son bidule en main, sans que personne ne dise jamais un seul mot?

    Jusqu’au moment où l’un d’entre eux se lève et quitte, après quoi les autres suivent, bidule en main toujours, toujours sans que personne ne prononce jamais un seul mot. C’est à se demander ce qu’ils font ensemble.

    Je ne crois pas par ailleurs qu’il faille être docteur en psychologie pour se rendre compte que la cyberdépendance est une dépendance en soi qui n’a rien à voir à première vue avec quelque trouble de personnalité ou de comportement que ce soit.

    Il semble enfin que cette dépendance soit contagieuse.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jack Bauer - Inscrit
    15 février 2012 14 h 00
    28 ans et introverti hm hm
    une définition du terme pour mettre en contexte les trouvailles de cette recherche

    L'introversion: fonction MBTI de la personalité(Jung) impliquant que la personne introvertie épuises ses énergies en public, et 'recharge' ses énergies avec des moments de solitudes, totallement a l'opposé des extrovertis, il n'est donc pas facheux de voir que le type générique de personnes cyberdépendantes(je ne dénie pas qu'ils existent) être introvertis, mais la marge d'erreur vascille dangereusement en lumière de ces faits.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012