Cyberdépendance: surveiller pour enrayer
Émergente, pas encore épidémique, mais tout de même à surveiller. La cyberdépendance, cette pathologie sociale liée à une surutilisation des technologies de communication et de divertissement, commence à préoccuper les spécialistes en traitement des dépendances qui, sans être alarmistes, disent vouloir garder le phénomène à l'œil. Un phénomène difficile à quantifier, mais auquel les réseaux d'aide public et privé en matière de dépendances sans substance vont pouvoir faire face, ont-ils annoncé hier.
«Nous commençons à voir apparaître des cas de cyberdépendance dans notre réseau», a résumé hier Madeleine Roy, directrice générale de l'Institut universitaire sur les dépendances/Centre Dollard-Cormier à l'occasion du lancement officiel d'un document qui dresse le portrait de la connaissance théorique et analytique sur le sujet. «Bien sûr, nos cliniciens sont outillés pour y faire face, mais nous devons aujourd'hui davantage annoncer notre expertise dans ce domaine.»
Les chiffres manquent toutefois. Selon le Centre, sur les 40 000 personnes en traitement pour des dépendances au Québec, 100 seraient atteintes de cyberdépendance. Peu documentée, pas encore classifiée, cette pathologie s'installe chez les usagers de l'Internet, les abonnés aux réseaux sociaux et des services de communication sans fil. Elle s'exprime par une fermeture aux autres induite par un usage compulsif du courriel, des réseaux sociaux ou encore des jeux en réseau, ou encore par une diminution des heures de sommeil pour combler son besoin de connectivité.
«Il y a des milliers d'usagers de l'Internet au Québec, mais une minorité est touchée par la cyberdépendance, c'est vrai», a résumé Louise Nadeau, directrice scientifique de l'organisme, qui a orchestré l'écriture du document de référence. «Dans une société où les rapports sociaux se numérisent de plus en plus, nous pouvons toutefois nous attendre à une croissance du phénomène», d'où l'importance, selon elle, de s'y intéresser aujourd'hui, pour éviter les déconvenues demain.
Selon les observations préliminaires, le profil type du cyberdépendant est celui d'un homme de 28 ans introverti. Pour Mme Nadeau, la cyberdépendance trouve sa source dans «un vide émotionnel important» ou encore dans des problèmes de couple ou de famille qui appellent à l'évasion.
«Nous commençons à voir apparaître des cas de cyberdépendance dans notre réseau», a résumé hier Madeleine Roy, directrice générale de l'Institut universitaire sur les dépendances/Centre Dollard-Cormier à l'occasion du lancement officiel d'un document qui dresse le portrait de la connaissance théorique et analytique sur le sujet. «Bien sûr, nos cliniciens sont outillés pour y faire face, mais nous devons aujourd'hui davantage annoncer notre expertise dans ce domaine.»
Les chiffres manquent toutefois. Selon le Centre, sur les 40 000 personnes en traitement pour des dépendances au Québec, 100 seraient atteintes de cyberdépendance. Peu documentée, pas encore classifiée, cette pathologie s'installe chez les usagers de l'Internet, les abonnés aux réseaux sociaux et des services de communication sans fil. Elle s'exprime par une fermeture aux autres induite par un usage compulsif du courriel, des réseaux sociaux ou encore des jeux en réseau, ou encore par une diminution des heures de sommeil pour combler son besoin de connectivité.
«Il y a des milliers d'usagers de l'Internet au Québec, mais une minorité est touchée par la cyberdépendance, c'est vrai», a résumé Louise Nadeau, directrice scientifique de l'organisme, qui a orchestré l'écriture du document de référence. «Dans une société où les rapports sociaux se numérisent de plus en plus, nous pouvons toutefois nous attendre à une croissance du phénomène», d'où l'importance, selon elle, de s'y intéresser aujourd'hui, pour éviter les déconvenues demain.
Selon les observations préliminaires, le profil type du cyberdépendant est celui d'un homme de 28 ans introverti. Pour Mme Nadeau, la cyberdépendance trouve sa source dans «un vide émotionnel important» ou encore dans des problèmes de couple ou de famille qui appellent à l'évasion.
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